25/11/2025
Derrière chaque chiffre, il y a une histoire, un corps, une voix qui tremble.
En cette journée, comme tant d'autres, je pense à celles qui cherchent un souffle, une éclaircie, une main tendue.
Accompagner, c’est aussi accueillir les émotions, les histoires de vie, aider à retrouver un espace intérieur sécurisé, soutenir les choix quels qu'ils soient. Pour partir il faut souvent du temps...
Dans les entreprises aussi, il y a un rôle à jouer : orienter, écouter, repérer les signaux. Tout comme la santé mentale, la sécurité des femmes ne s’arrête pas aux portes du travail.
Pourquoi est-il si difficile de partir d’une relation violente ?
Les recherches montrent que quitter une relation violente n’est pas une question de « courage » ou de « volonté ». C’est un mécanisme de survie : face à la peur répétée, on s’adapte, on minimise, on cherche à éviter le pire plutôt qu’à changer de monde.
Les violences alternent souvent menaces et « accalmies ». Ce cycle crée un lien traumatique, un attachement paradoxal qui brouille les repères et entretient l’espoir que les choses vont s’améliorer. L’emprise psychologique fragilise l’estime de soi, fait douter de sa valeur et réduit la capacité à se projeter.
Le stress chronique et la mémoire traumatique perturbent la réflexion et la prise de décision. À cela s’ajoutent la peur, l’isolement, les enfants, l’argent, la honte, l’absence de soutien...
Partir est un processus complexe, pas juste un déclic. Lorsque la sortie devient possible, c’est souvent grâce à un ensemble de soutiens, de sécurité retrouvée, de compréhension et de repères externes.
Créons des espaces où l’on ose dire, être entendue et être protégée.
Changer notre regard, écouter, orienter, soutenir sans juger, ça peut tout changer.