18/03/2026
Dix heures de travail Par jour et parfois plus.
Quand la ville dort encore, l’ATSEM ouvre la porte de l’école.
La classe est silencieuse, les chaises bien alignées comme une armée en pause.
Il prépare, anime le temps périscolaire du matin , installe les ateliers, vérifie les sanitaires, anticipe la journée.
Et la journée devient une symphonie sans entracte.
Animer,, rassurer, accompagner, essuyer, expliquer, porter, consoler, surveiller, encourager.
La cantine et les temps Peri
La sieste.
Les ateliers.
Les petits drames.
Les grandes découvertes.
Au bout de 9 heures dans les jambes.
9 heures à genoux, accroupie, debout, en mouvement constant.
Les enfants repartent.
Le calme revient, mais pas la fin de la journée.
Il faut nettoyer les tables constellées de colle séchée, désinfecter, balayer, vider les poubelles, remettre les chaises en ordre, préparer le matériel du lendemain. Effacer les traces pour que, le matin suivant, tout soit prêt, impeccable, accueillant.
On ne voit pas ces heures-là.
On ne voit pas les épaules lourdes, les pas plus lents, les mains encore marquées par la journée.
Dix heures à l’école.
Une présence continue.
Un travail physique, minutieux, indispensable.
Le lendemain, quand les enfants franchissent la porte d’une classe propre et prête à les accueillir, tout semble naturel.
Comme si la magie avait opéré toute seule.
Ce n’est pas de la magie.
C’est le travail patient et souvent invisible des .