25/07/2018
CAPACITÉS NATURELLES ...
En microkinésithérapie, on parle souvent de «MÉCANISMES D'AUTO RÉPARATION» qui permettent à votre organisme de réagir spontanément à certaines agressions.
En voici quelques exemples :
• En cas d’agression virale, ce sont les défenses immunitaires qui vont être recrutées Le système immunitaire d'un organisme est un système biologique constitué d'un ensemble coordonné d'éléments de reconnaissance et de défense qui discrimine le « soi » du « non-soi ». Il est hérité à la naissance, mais autonome, adaptatif et doué d'une grande plasticité, il évolue ensuite au gré des contacts qu'il a avec des microbes ou substances environnementales étrangères au corps. Ce qui est reconnu comme « non-soi» est détruit, comme les pathogènes : virus, bactéries, parasites, certaines particules ou molécules « étrangères ». Le système immunitaire est responsable du phénomène de rejet de greffe. Les principaux effecteurs du système immunitaire sont les cellules immunitaires appelées leucocytes (ou globules blancs) produites par des cellules souches, au sein de la moelle osseuse rouge. Il existe deux grands types de mécanismes de défense :
1 les mécanismes de défense non-spécifique ou innée ou naturelle, comme la protection de la peau et les muqueuses, l'acidité gastrique, les cellules phagocytaires ou les larmes ;
2 les mécanismes de défense spécifique, comme l'action dirigée des lymphocytes et la production d'anticorps spécifiques.
• L’évacuation des substances toxiques se fait par le phénomène d’excrétion. Sans cela, elles s'accumuleraient dangereusement dans l'organisme (l’urée, par exemple, est éliminée par l'urine, grâce aux reins)
• Sur le plan traumatique, le simple fait de se frotter instinctivement là où l’on s’est cogné constitue aussi l’un de ces mécanismes :
Ce geste va permettre de solliciter les récepteurs sensitifs contenus dans le derme.
En effet, des organes sensitifs parcourent la peau et détectent le moindre stimuli (chimique, mécanique, thermique…). Lors d'un choc violent, un nerf communique l'information nerveuse sous forme d'un train de potentiels d'action (succession de soubresauts électriques) variable en fréquence (proportionnelle à l'intensité) : le PPSE (potentiel post-synaptique excitateur). Les centres nerveux supérieurs ordonnent alors la sensation de douleur. Ouille !
Et que fait-on à ce moment-là, de manière instinctive : on va se frotter là où on a mal dans l'espoir d'apaiser la violente douleur. La sensation d'apaisement qui s'ensuit n'est-elle pas un effet placebo ? Non ! Il y a réellement diminution de l'intensité de la douleur. Lorsque vous appliquez un stimuli répété et sur une grande surface là où vous avez mal, il y a sommation temporelle et spatiale qui provoque un PPSE. Mais comme vos centres nerveux sont déjà au courant, ils émettent eux-mêmes un PPSI (potentiel post-synaptique inhibiteur) qui est un signal qui a tendance à annuler l'information de douleur. L'intensité de la douleur résultante sera la somme algébrique entre PPSE et PPSI or les uns sont excitateurs et les autres inhibiteurs, donc l'information nerveuse résultante (le train de potentiels d'action) sera de fréquence moindre et la douleur en sera diminuée.
• En cas d’émotion (joie, tristesse, peur …) ou de douleur, le simple fait de pleurer constitue l’un de ces mécanismes. Le déclenchement des larmes est un phénomène réflexe, géré par l'hypothalamus, qui reçoit aussi les influx émotionnels ! Les glandes lacrymales étant reliées à l'hypothalamus par un nerf, il n'est pas étonnant que l'expression des émotions implique des larmes.
• Sur le plan psychologique, c’est, par exemple, la résilience, capacité pour un corps, un organisme, une organisation ou un système quelconque à retrouver ses propriétés initiales après une altération, qui va jouer en plein. C’est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un stress post traumatique à prendre acte de l'événement pour ne plus vivre dans la dépression et se reconstruire. La résilience serait rendue possible grâce à la structuration précoce de la personnalité, par des expériences constructives de l'enfance (avant la confrontation avec des faits potentiellement traumatisants) et parfois par la réflexion, ou la parole, plus rarement par l'encadrement médical d'une thérapie. C’est le Dr Boris Cyrulnik qui l’a médiatisée en France à partir de l'observation des survivants des camps de concentration, puis de divers groupes d'individus, dont les enfants des orphelinats roumains et les enfants boliviens de la rue .