23/12/2025
"Et tant que tu n’auras pas compris ce « meurs et deviens », tu ne seras qu’un hôte obscur sur la Terre ténébreuse.�" Goethe
Nous sommes au solstice d’hiver,
le jour le plus court et la nuit la plus longue.
Des Sumériens aux Incas, de nombreuses traditions ont fait de cette période un seuil, un temps de bascule, et le symbole d’une renaissance silencieuse. Dans l’Antiquité, certaines traditions solaires — notamment dans le monde romain — ont fait du soleil une figure de continuité et régénération, image d’une lumière qui traverse la nuit sans disparaître. En Égypte, le cycle d’Osiris rappelait que la vie se transforme et se renouvelle à travers l’épreuve de la nuit. Au Japon, le mythe d’Amaterasu raconte comment le monde retrouve la clarté lorsque la déesse solaire consent à sortir de sa grotte.
La philosophie rejoint ces sagesses. Dans la pensée taoïste, le solstice d’hiver marque l’instant où le yin atteint son apogée, juste avant que le yang ne recommence à croître. Chez Platon, la lumière n’est jamais donnée d’emblée : elle suppose un lent retournement du regard et le courage de quitter l’ombre familière.
La méditation s’inscrit dans ce même mouvement : accepter de ne pas savoir, s’arrêter sans fuir, demeurer dans l’obscurité sans s’y résigner, et faire confiance à ce qui mûrit lentement. Pour prendre soin de l'essentiel, de ce qui nous rassemble.
Et ce n’est sans doute pas un hasard si l’ONU a choisi de faire de ce jour la Journée mondiale de la méditation.
En ce solstice d’hiver,
avec quelle lumière souhaitons-nous habiter le monde ?
́ditation