13/01/2026
Il y a un calme qui ne vient pas de l’absence de tempête mais de celles que j’ai traversées sans fuir.
Je ne cherche plus à paraître fort.
Je le suis devenu à l’endroit précis où j’ai accepté d’être vulnérable.
Là où j’ai cessé de lutter contre ce qui est,
pour apprendre à m’y tenir droit.
J’ai longtemps cru que la solidité venait du contrôle.
Aujourd’hui, je sais qu’elle naît de l’acceptation.
Accepter mes failles. Mes silences. Mes zones d’ombre. Et les regarder sans jugement, avec la même présence que j’offre aux autres.
La philosophie m’a appris une chose essentielle :
je ne maîtrise ni le monde, ni les événements,
mais je peux choisir la manière dont je me tiens face à eux.
Avec calme.
Avec constance.
Avec intégrité.
Le travail sur soi n’est pas une quête de perfection. C'est un engagement quotidien envers la vérité.
La mienne d’abord.
C’est un dépouillement.
Un retour à l’essentiel.
À ce qui demeure quand tout le reste tombe.
Si j’accompagne aujourd’hui,
ce n’est pas depuis un piédestal,
mais depuis un chemin que je connais intimement.
Je n’indiquerai pas une direction que je n’ai pas empruntée.
Je n’offrirai jamais une stabilité que je n’ai pas d'abord dû construire en moi.
Je crois profondément que l’on guide mieux
quand on a appris à rester présent même dans l’inconfort, à respirer dans l’incertitude,
à ne pas se détourner de la douleur. Ni de la sienne, ni de celle des autres.
Ma force n’est pas dure.
Elle est calme.
Elle est ancrée.
Elle sait attendre.
Elle sait écouter.
Et si ce que tu ressens en me lisant te touche,
alors sache ceci :
tu n’as pas besoin d’être autre que ce que tu es pour avancer.
Tu as seulement besoin d’être vrai.
Le reste se construit, pas à pas,
dans le silence, la patience
et le respect de ton propre rythme.
Avant d’être thérapeute, je suis un être humain en présence.
Présent à moi-même, pour pouvoir l’être à l’autre.
Présent sans urgence à réparer, sans besoin de convaincre. Simplement là, stable, fiable.
Je crois que la guérison ne naît pas seulement des mots mais du lien.
De ce qui se joue dans l’espace entre deux personnes quand il n’y a plus à se protéger.
Offrir un cadre sécurisant, c'est d’abord l’incarner.
Par la posture.
Par la cohérence.
Par cette capacité à rester quand c’est inconfortable,
à ne pas se retirer quand l’émotion monte.
Je n’accompagne pas pour diriger mais pour marcher aux côtés.
Créer un espace où l’on peut déposer ce qui pèse, sans crainte d’être jugé, pressé ou corrigé.
Ma présence est mon premier outil.
Une présence calme, enracinée,
qui dit sans mots : tu peux être là, tel que tu es, et c’est suffisant.
C’est dans cette sécurité-là que quelque chose se relâche.
Que la vérité peut émerger.
Et que le mouvement devient possible, naturellement.
Je ne promets pas des réponses,
j’offre une présence —
et parfois, c’est déjà là que tout commence.