03/11/2025
Trop, juste assez
On m’a souvent dit que j’étais trop.
Trop émotive, trop vivante, trop à fleur de peau.
Trop de rêves, trop d’amour, trop de questions sans fin.
Mais personne ne voit l’orage qui bouillonne en moi
Un mot peut me faire chavirer,
un silence peut m’engloutir.
Je ressens tout, chaque nuance, chaque souffle, chaque frisson,
comme si le monde entier passait par moi.
Je ne connais pas le gris.
C’est la lumière ou l’ombre.
Le feu ou le vide.
Et quand j’aperçois la moindre lueur,
je fonce.
Tête baissée, cœur battant,
comme si cet éclat pouvait tout sauver.
Être HPE, disent-ils.
C’est ressentir plus fort, penser plus vite, aimer plus profondément.
C’est être à la fois fragile et indomptable,
humaine et infinie.
Non, je ne suis pas malade.
Je suis juste entière.
Et si parfois je déborde,
tant mieux.
Je préfère déborder de vie
que de crever de vide.
Je sens tout, trop fort, trop vite.
Les joies m’embrasent, les peines me submergent,
et parfois j’ai l’impression que le monde entier danse ou s’écroule en moi.
Mais j’ai appris à ne pas fuir cette tempête.
À écouter le tumulte, à accueillir le vertige,
à laisser mes larmes et mes rires se frayer un chemin,
comme des rivières qui sculptent un paysage unique.
Chaque émotion, même la plus violente,
m’apprend quelque chose.
Elle me rappelle que je suis vivante,
que je touche la lumière et l’ombre,
que je suis faite pour ressentir, aimer, vibrer.
Et alors je continue, tête haute, cœur ouvert.
Je prends la vie à bras le corps,
je laisse mes instincts guider mes pas,
et je choisis de vivre pleinement,
même si ça fait peur, même si ça brûle, même si ça déborde.
Parce que la vie, pour moi,
ne se mesure pas en sécurité ou en gris,
elle se mesure en intensité, en éclats, en battements de cœur
qui font dire : “Oui, je suis ici.
Oui, je suis entière.
Oui, je vis.”
Auteur inconnu