16/11/2025
Je viens d'apprendre, outrée, qu'un amendement, l'amendement 159, qui vise à interdire la psychanalyse dans le cadre des pratiques psychologiques va être discuté au sénat !😡
Il propose une limitation drastique des méthodes thérapeutiques, en particulier en interdisant une approche qui a fait ses preuves depuis plus d'un siècle.
C'est inacceptable en raison de la liberté du choix des outils du psychologue.
En premier lieu, il est essentiel de rappeler que la Charte des psychologues pose des principes fondamentaux qui respectent tant l'éthique professionnelle que la diversité des pratiques. Cette charte précise, entre autres, que les psychologues doivent être libres de choisir les outils théoriques et cliniques qu'ils jugent appropriés en fonction de chaque patient. La psychanalyse, comme approche de soin, trouve sa place parmi une palette d’autres méthodes psychothérapeutiques validées. Limiter ou interdire une approche thérapeutique au nom d’une standardisation de la psychologie serait non seulement réducteur mais aussi contraire aux principes de la liberté professionnelle et de l’autonomie des psychologues.
C'est inacceptable par rapport au respect de la liberté de choix des patients.
L’un des principes fondamentaux de la psychologie est également le respect de l'autonomie du patient dans le choix de son parcours thérapeutique. Chaque individu est unique, avec des besoins, des expériences, des histoires et des sensibilités spécifiques. L’imposition d’une méthode unique, au détriment d’approches plurielles, reviendrait à priver les patients de leur droit à choisir une voie thérapeutique qui leur est propre.
L’amendement 159, en interdisant la psychanalyse, impose implicitement un cadre rigide de soin, risquant de faire abstraction de la diversité des souffrances psychiques et de leurs résolutions. Pour certains patients, la psychanalyse offre un espace d'exploration de l'inconscient, un terrain où le sens des troubles psychiques peut être trouvé. Interdire une méthode qui a fait ses preuves, c’est nier à une catégorie de patients leur droit d’accéder à un soin qui leur parle et qui peut les aider à mieux comprendre leurs conflits intérieurs.
C'est inacceptable car ça constitue un danger de la « technicisation » de la psychologie.
L’un des aspects les plus préoccupants de cet amendement réside dans le risque de "technicisation" de la psychologie. En limitant l'éventail des approches thérapeutiques, en imposant des protocoles standardisés, on enferme le patient dans une approche strictement méthodologique qui pourrait ne pas correspondre à ses besoins spécifiques. Le soin psychologique n’est pas un acte technique, il est profondément humain et doit rester flexible, adaptable et centré sur l'individualité de la personne. Imposer un protocole rigide, tel que celui que semble promouvoir l'amendement 159, c’est ignorer que chaque patient, chaque psyché, est unique.
La psychologie n’est pas une science exacte et ne se résume pas à des résultats mesurables dans des délais prédéfinis. Ce qui fonctionne pour un patient peut ne pas être adapté à un autre, et la psychothérapie ne peut se résumer à des solutions universelles. La diversité des approches thérapeutiques, qu’elles soient cognitivo-comportementales, psychanalytiques, systémiques, humanistes ou autres, est une richesse qui permet d’offrir des réponses adaptées à chaque situation. Réduire cette pluralité reviendrait à appauvrir l’ensemble du champ psychothérapeutique.
C'est inacceptable car c'est absurde de comparer des approches psychologiques.
Enfin, il est absurde de comparer des approches comme la psychanalyse et les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sur un même plan, en les jugeant sur des critères uniques de scientificité ou de pertinence dans des délais courts. Chaque méthode a sa propre spécificité et répond à des logiques différentes. La psychanalyse explore les profondeurs de l’inconscient, travaille sur le long terme, et permet un véritable travail de transformation intérieure. Les TCC, quant à elles, sont plus orientées vers des solutions concrètes et immédiates, souvent efficaces pour des troubles bien délimités.
Dire qu’une approche est plus "scientifique" ou plus "valide" que l’autre, c’est ignorer la complémentarité de ces pratiques. L'une ne saurait remplacer l'autre ; elles répondent à des besoins et des attentes différents. L'important est que le patient puisse trouver, avec son psychologue, l'approche qui résonne le mieux avec son vécu et ses attentes.
Inacceptable.
L'amendement 159 est une menace pour la liberté professionnelle et pour le droit des patients à choisir leur parcours thérapeutique. Il est impératif de le dénoncer et de défendre une approche de la psychologie qui soit ouverte, pluraliste et respectueuse de la dignité de chaque individu.
Ci-dessous le lien vers une pétition
https://www.change.org/p/non-%C3%A0-l-amendement-159-oui-%C3%A0-la-pluralit%C3%A9-des-approches?recruited_by_id=e084d7d0-c314-11f0-967f-57e92e6f26da&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_term=psf&utm_medium=whatsapp&fbclid=IwdGRjcAOHGrNjbGNrA4capmV4dG4DYWVtAjExAHNydGMGYXBwX2lkDDM1MDY4NTUzMTcyOAhjYWxsc2l0ZQIyNQABHlul-JRn2bU3XGeMdGIpMUhyn7yhCwf6ccnguwUI0IPfl2eEJaK3S_gWUr05_aem_785_xHJxR6T2X_MWId-Idw
COMMUNIQUÉ de la Présidente de l'ECF
Consulter l'amendement
👉 https://drive.google.com/file/d/13USG8uLmCoSV2u00GwAeid5DT6BJS6IC/view?usp=sharing