Sabine Laurens-Berge Psychologue à Castelnau D'Estretefonds

Sabine Laurens-Berge Psychologue à Castelnau D'Estretefonds Sabine Laurens-Berge, psychologue clinicienne et psychothérapeute, vous reçoit à son cabinet p... Pour une prise de rendez-vous, contactez-la.

Sabine Laurens-Berge, psychologue clinicienne et psychothérapeute, vous reçoit à son cabinet pour la réalisation de bilans et de suivis personnalisés.

Il y a deux questions qui m’accompagnent depuis toujours. Comme un murmure silencieux, qui ne m’a jamais quittée.Qui sui...
26/03/2026

Il y a deux questions qui m’accompagnent depuis toujours. Comme un murmure silencieux, qui ne m’a jamais quittée.
Qui suis-je ?Quelle est ma place ?
Je crois que tout a commencé très tôt, à la maternelle déjà.
Je ne comprenais pas pourquoi on attendait, le matin, assis et immobiles dans nos casiers, comme si nous étions des pions rangés dans une boîte. Pourquoi fallait-il enfiler des chaussons en classe sans rien dire ou faire la sieste?
Je regardais beaucoup. J’observais les enfants, leurs élans, mais aussi leur dureté, leur cruauté parfois. Leurs mots qui blessent, leurs petits mensonges déjà présents, les coups bas.
Je regardais les adultes aussi. Les liens, les non-dits, les jeux invisibles, leur langage du corps, le non-verbal. Et au fond de moi, une sensation diffuse : celle de ne pas savoir où me situer dans tout cela. Je ne comprenais pas ce monde, comme si je n’y avais pas vraiment ma place, comme si j’y étais étrangère.
Alors j’ai grandi avec ces questions. J’ai franchi les étapes du collège puis du lycée comme on traverse des cités inconnues et hostiles. J’ai appris à me fondre, à m’ajuster, à porter des masques qui n’étaient pas tout à fait les miens. Comme si, pour exister, il fallait souvent être quelqu’un d’autre.
Puis il y a eu l’université et la découverte de l’humain, avec ses paradoxes, ses fragilités et toute sa complexité. Et peu à peu, la rencontre avec mes propres fragilités.
J’ai compris que derrière un être humain se cachent des histoires, des blessures, des silences.
Pendant 14 ans, j’ai travaillé en institution. J’y ai vu la souffrance, celle qui se dit, et celle qui se cache. Mais aussi d’autres formes de dureté, plus subtiles, plus insidieuses dans les relations professionnelles, les abus liés au management. Des individus qui détruisent des êtres humains.
Et toujours, en moi, ce même écho : ce n’est pas tout à fait ma place.
Puis la vie est venue me bousculer. En 2015, la perte de mon père a ouvert une brèche. Un point de bascule. Comme une évidence douce et brutale à la fois : je ne pouvais plus continuer sans me rencontrer vraiment.
Alors j’ai quitté, j’ai créé des ruptures, mis un point final, je me suis parfois fâchée, battue, avec les autres, beaucoup avec moi-même. J’ai cherché, je me suis cherchée. Le chemin a été long, parfois inconfortable, sombre, sinueux, boueux, souvent exigeant, mais profondément transformateur.
Aujourd’hui, à 49 ans, je peux dire que je me sens à ma place. Pas une place figée, mais une place vivante, juste, alignée. Et chaque jour, j’accompagne celles et ceux qui, à leur tour, se posent ces deux questions essentielles :
Qui suis-je ? Quelle est ma place ?
Ce n’est pas seulement mon métier. C’est ma mission de vie, ma voie. Si ces questions résonnent en vous alors peut-être que nos chemins un jour, se croiseront.

Avec toute ma bienveillance,

Sabine.

Quand je ne suis pas dans mon bureau ou sur mon vélo, je sors prendre l’air, loin du bruit et des mots.J’observe le ciel...
19/01/2026

Quand je ne suis pas dans mon bureau ou sur mon vélo, je sors prendre l’air, loin du bruit et des mots.
J’observe le ciel, vaste et toujours nouveau. Il me parle en silence, et me propose de le prendre en photo 😊 📸.

Le ciel et le clocher avaient rendez-vous ce soir.
De leur union est née une mystérieuse lumière 💫, comme un secret murmuré à la nuit.
Personne ne sait qui a appelé l’autre.

L’homme du trainDimanche 28 décembre.Le soleil est là, généreux. J’enfourche mon vélo et descends à Toulouse. Le long du...
02/01/2026

L’homme du train

Dimanche 28 décembre.
Le soleil est là, généreux. J’enfourche mon vélo et descends à Toulouse. Le long du canal, les feuilles frémissent, la lumière danse sur l’eau. Je roule bien. Mieux que d’habitude. Mon corps est fluide, mon souffle régulier. Vingt-cinq kilomètres avalés avec une douce satisfaction.

À la gare, j’attrape le train qui me ramènera à Castelnau.
J’installe mon vélo dans le wagon dédié. Un homme arrive peu après, son vélo chargé de sacoches, comme s’il portait avec lui un long chemin déjà parcouru. Il attache les vélos, puis s’éloigne chercher une place.

Je le suis. Je dois lui dire de ne pas trop s’éloigner : je descends au premier arrêt, il faudra déplacer son vélo.
— Excusez-moi… est-ce que vous pouvez rester par là ? Je sors au premier arrêt…
— Bonjour… D’abord bonjour. C’est important, dit-il.

Quelque chose se crispe en moi.
Mon mental s’emballe, l’ego se redresse, piqué au vif. Mais pour qui se prend-il ? Je n’ai pas envie de céder, encore moins de perdre la face.
— Je ne vous ai pas agressé. Et j’ai commencé par vous dire excusez-moi.
— Bonjour, c’est mieux, répète-t-il.

Je marmonne, j’abandonne la discussion. Je vais jeter mon gobelet de café. Lui aussi bougonne, mais je n’écoute plus.
Il s’assoit sur un strapontin près des portes. Moi, sur l’autre, à distance.

Je l’observe.
Je M’observe.

Oui, j’ai pris une petite leçon d’éducation. Et j’ai répondu avec l’Ego. Cet ego que je connais bien. Sensible, parfois blessé, parfois trop prompt à se défendre. Écorché, sans doute, l’était-il aussi.

Le train ralentit. Castelnau approche.
Je me lève, ferme mon blouson, remets mon sac à dos, aimante mon téléphone sur le guidon. Puis je m’approche de lui.
— Bonjour. Est-ce que vous pouvez déplacer votre vélo ?

Son visage s’ouvre. Un sourire franc.
— Bonjour, bien sûr.

Je le remercie. Puis je m’excuse pour tout à l’heure, ajoutant, maladroitement mais sincèrement, que parfois je peux être « un peu con ».
Il sourit à son tour.
— Souvent, c’est juste une affaire d’ego, me dit-il…
Je souris.

Je lui dis que je n’avais pas aimé son ton. Il m’explique alors que lorsque je l’ai interpellé, j’étais trop proche, que j’avais envahi son espace. Il a raison. Je l’avais suivi, appelé par l’arrière, sans précaution.
Il évoque simplement les bases de la communication humaine. Je l’écoute, touchée. Tout en moi acquiesce. Je connais ces mots, ces concepts, ces mécanismes. Je les travaille chaque jour. Mais, là, dans ce wagon, c’est ma vie personnelle qui a trébuché.

Comme je souris et hoche la tête, je crains qu’il ne pense que je me moque. Alors je lui dis que je suis psychologue, et que je suis profondément en accord avec ce qu’il dit.
Il me répond qu’il aime la psychologie, cite Carl Jung. Les ponts se créent. Les regards se posent autrement.

On échange quelques mots sur le vélo, les voyages, les routes, la liberté.
Avant de descendre, je le remercie pour cette leçon inattendue. Je lui dis qu’elle a fait du bien à mon ego.
Il sourit. Me souhaite bonne route. Les portes se ferment.

J’ai toujours aimé les tranches de vie.
Ces instants minuscules où quelque chose se déplace en nous.
Ces rencontres qui, sans bruit, laissent une trace durable.

Désormais, je commencerai toujours mes phrases par un bonjour.

En 2026, prenons le temps de nous regarder.
Sourions-nous.
Et disons-nous bonjour.

Que 2026 nous invite à ralentir, à reconnaître l’autre comme un sujet, et à laisser un simple bonjour devenir un acte de présence.

Sabine.

« Le ciel de la vie parfois s’assombrit, Mais tête levée, regard droit, Derrière les verres fumés, Je ne cesserai d’avan...
23/12/2025

« Le ciel de la vie parfois s’assombrit,
Mais tête levée, regard droit,
Derrière les verres fumés,
Je ne cesserai d’avancer ».

En cette période de fêtes, j’ai une pensée pour celles et ceux pour qui Noël ne rime pas avec légèreté.
Pour les histoires familiales complexes, les silences lourds, les liens fragiles.
Pour les absences qui se font plus vives, les deuils qui traversent le temps, les présences qui manquent.
Pour celles et ceux qui accompagnent un proche en fin de vie, dans une intimité souvent invisible et profondément bouleversante.
Pour celles et ceux qui sont seul(e)s, ou qui se sentent seul(e)s, même au milieu des autres.

Les fêtes peuvent amplifier ce qui est déjà là : la joie comme la peine, la chaleur comme la solitude.
Il n’y a pas une seule façon de vivre Noël.
Il est possible de faire autrement, d’écouter ses limites, de s’autoriser la douceur plutôt que l’obligation.

À toutes les personnes que j’accompagne, et à celles qui se reconnaîtront dans ces mots, j’adresse une pensée sincère et bienveillante.

Sabine.

Il a démarré l’aventure avec nous en 2016. Il est connu pour son sourire, son calme à toute épreuve et pour sa phrase pr...
27/06/2025

Il a démarré l’aventure avec nous en 2016. Il est connu pour son sourire, son calme à toute épreuve et pour sa phrase préférée « Ok pas de problème ».
C’est avec beaucoup d’émotions que nous étions tous réunis hier soir autour de Baptiste pour lui dire aurevoir. Il part vers de nouvelles aventures professionnelles et nous lui souhaitons bonheur et réussite dans ce qu’il va entreprendre. Il va beaucoup nous manquer comme il va beaucoup manquer à ses patients!
Bonne route à toi Baptiste !

Un super projet ❤️pour cette super maman! Un max de soutien pour elle 🙏 et pour aider les enfants à mieux connaître ce q...
14/05/2025

Un super projet ❤️pour cette super maman!
Un max de soutien pour elle 🙏 et pour aider les enfants à mieux connaître ce qu’est l’endométriose.
Vous pouvez diffuser autour de vous.
Merci,

Sabine.

Un album pour sensibiliser dès le plus jeune âge (5 - 11 ans) : discussion, information et partage.

25/12/2024

Ce matin mon neveu m’a envoyé une photo. Un sapin, des cadeaux et une phrase: « c’était le premier noël sans Grand-Père ». C’était mon père, un homme exceptionnel que nous aimions tous beaucoup. Cela fait 9 ans qu’il nous a quitté et que la famille n’a plus le même visage.

Noël n’est pas toujours un moment joyeux.
Je l’entends et je le ressens chaque année pour bon nombre d’entre vous. Et dans ma vie personnelle aussi, avec cette illustration matinale.

Il y a ceux qui ne sont plus là et qui nous manquent.
Il y a les personnes qui sont seules.
Il y a ceux pour qui les relations familiales sont compliquées.
Il y a aussi parfois la maladie s’invitent au réveillon….
Noël n’est pas une fête joyeuse pour tous, ne l’oublions pas.
Je vous souhaite un joyeux Noel à tous avec comme cadeau de belles émotions à partager.
J’ai une pensée pour tous les autres. Ceux qui ont hâte que Noël et nouvel an vite se terminent.

Avec tout mon cœur,

Sabine.

"Chaque personne a un chapitre qu'elle ne lit pas à haute voix, une histoire de perte, de chagrin, de tristesse. Il y a ...
11/09/2024

"Chaque personne a un chapitre qu'elle ne lit pas à haute voix, une histoire de perte, de chagrin, de tristesse.
Il y a une douleur qui s'assoit silencieusement dans les coins de nos âmes, une obscurité qui s'alourdit chaque jour qui passe.
On apprend à vivre avec, à porter le sourire, à cacher nos larmes et à faire semblant que tout va bien.
Mais la vérité c'est que nous menons tous des batailles que personne d'autre ne peut voir, portant des fardeaux que personne d'autre ne peut ressentir.
Et certains jours, on veut juste arrêter de se battre, arrêter de faire semblant, et laisser la tristesse nous engloutir tout entier .."

Auteur Inconnu

L’empathie c’est,À la vitesse de l’éclair,Sentir ce que l’autre sent,Et savoir qu’on ne se trompe pas,Comme si le cœur b...
12/01/2024

L’empathie c’est,
À la vitesse de l’éclair,
Sentir ce que l’autre sent,
Et savoir qu’on ne se trompe pas,
Comme si le cœur bondissait de la poitrine,
Pour se loger dans la poitrine de l’autre.
C’est une antenne en nous,
Qui nous fait toucher le vivant,
Feuille d’arbre ou humain.
Ce n’est pas par le toucher qu’on sent le mieux,
Mais par le cœur.
Ce ne sont pas les botanistes,
Qui connaissent le mieux les fleurs,
Ni les psychologues,
Qui comprennent le mieux les âmes,
C’est le cœur...

Christian Bobin

30/12/2023

"Les personnes sensibles ont toujours le cœur écorché,
L'âme à l'envers,
Les yeux brillants, une larme prête à couler,
Un sourire accroché aux lèvres prêt à exploser.
Elles vivent sur la balance des joies et des douleurs de la vie.
Elles ne sont pas parfaites, au contraire.
Parfois elles sont même autodestructrices, parce qu'elles respirent de la poitrine jamais des poumons.
Elles vivent à mille minutes de l'heure.
Les personnes sensibles savent sourire pour peu,
pleurer pour un rien.
S'arrêter attristées devant un arc-en-ciel
Sourire à un chat
Regarder vers la mer
Savourer l'infini de paix et de tourment.
Elles savent transformer le sable en poudre d'étoiles
Allumer un rêve dans le noir.
Les personnes sensibles sont là assises à l'écart,
En attendant le bon moment pour vous donner cette étreinte que vous attendiez.
Elles savent voir au-delà de l'apparence
Au-delà d'un sourire, au-delà d'une larme.
En plus de la colère, en plus de la douleur
Parce qu’elles vivent de cœur."
Serjio Pidro

06/12/2023

Adresse

164 Allée Camp Del Rey, Maison Aphéléia
Castelnau-d'Estrétefonds
31620

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Mardi 09:00 - 20:00
Mercredi 09:00 - 20:00
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