Clémence Grange Psychothérapeute - Hypnothérapeute - Psychanalyste

Clémence Grange Psychothérapeute - Hypnothérapeute - Psychanalyste Diplômée Master (Bac+5)
Psychothérapie/Accompagnement psychologique
Thérapie cognitive comportementale (TCC)
Hypnose Ericksonienne
Psychanalyse
Art-thérapie

Pourquoi le cerveau humain retient plus les expériences négatives que les expériences positives ? Le cerveau humain n’es...
11/01/2026

Pourquoi le cerveau humain retient plus les expériences négatives que les expériences positives ?

Le cerveau humain n’est pas injuste.
Il est ancien.

S’il retient plus vivement la douleur que la douceur, ce n’est ni par pessimisme, ni par faiblesse, ni par goût du malheur. C’est parce qu’il a été façonné, pendant des centaines de milliers d’années, pour survivre dans un monde où l’erreur se payait de la mort et où l’oubli d’un danger pouvait être fatal.

Notre mémoire émotionnelle est une mémoire de vigilance.

Le cerveau n’enregistre pas les expériences comme un archiviste impartial. Il les hiérarchise. Il leur attribue une valeur biologique. Il décide, en silence, de ce qui devra être retenu longtemps… et de ce qui pourra être laissé s’effacer sans risque.

Une expérience négative, une humiliation, une menace, une perte, un rejet active immédiatement des circuits profonds : l’amygdale, sentinelle du danger, se met en alerte ; l’axe du stress libère cortisol et noradrénaline ; l’hippocampe, chargé de contextualiser l’événement, reçoit l’ordre clair : souviens-toi.
Souviens-toi précisément.
Souviens-toi durablement.
Souviens-toi pour ne pas revivre cela.

À l’inverse, une expérience positive n’exige pas la même urgence. La joie ne met pas la vie en péril. Le plaisir n’est pas une alarme. La sécurité, paradoxalement, n’a jamais été une priorité évolutive. Elle était un luxe. Le cerveau la savoure… mais ne la grave pas avec la même intensité.

Ce biais, bien connu des neurosciences, n’est pas un défaut de conception. C’est une stratégie de survie devenue inadaptée à nos existences modernes.

Le cerveau apprend plus vite de ce qui fait mal que de ce qui fait du bien, parce que la douleur a toujours été un signal fiable. Une seule morsure suffisait à apprendre à craindre un prédateur. Une seule trahison suffisait à remettre en question un lien. Une seule chute pouvait briser un corps.
Le cerveau n’avait pas le droit à l’erreur.

C’est pourquoi un mot blessant laisse une empreinte plus durable que dix compliments.
Pourquoi un échec efface symboliquement des années de réussite.
Pourquoi un souvenir négatif surgit intact, chargé d’émotion, alors que les moments heureux semblent flous, lointains, presque irréels.

Ce n’est pas que le positif ne compte pas.
C’est qu’il ne crie pas.

Sur le plan neurobiologique, les émotions négatives produisent une activation plus intense et plus prolongée des circuits mnésiques. Les hormones du stress potentialisent la consolidation de la mémoire : elles “marquent” l’événement comme prioritaire. À l’inverse, les émotions positives reposent davantage sur des systèmes dopaminergiques faits pour l’exploration, la motivation, la récompense, des systèmes puissants, mais fugaces. La dopamine invite à avancer, pas à s’att**der.

Ainsi, le cerveau humain est construit pour retenir ce qui menace, pas ce qui apaise.

Et pourtant, ce mécanisme, si précieux autrefois, devient aujourd’hui une source majeure de souffrance psychique.

Car le cerveau ne distingue pas un danger vital d’un danger symbolique. Il réagit à un regard, à une absence de réponse, à une critique, comme il réagissait jadis à une attaque. Il encode l’émotion, non la réalité objective. Il grave la blessure, même quand le corps n’a jamais été en danger.

Alors l’histoire intérieure se déforme.
L’individu en vient à croire que le négatif est dominant, omniprésent, structurel.
Non parce que sa vie est plus douloureuse qu’une autre, mais parce que son cerveau a appris à braquer la lumière sur ce qui fait mal et à laisser le reste dans l’ombre.

Comprendre cela change tout.

Cela permet de cesser de se juger pour ce que l’on ressent.
De ne plus confondre mémoire émotionnelle et vérité.
De comprendre que si l’on se souvient davantage des blessures, ce n’est pas parce que l’on est faible, mais parce que l’on est humain.

Et surtout, cela ouvre sur voie thérapeutique qui est que ce qui a été sur-encodé peut être ré-traité.
Le cerveau reste plastique.
Il peut apprendre à stabiliser le positif, à le répéter, à le renforcer, à lui donner enfin une place équivalente.
Non par la pensée magique, mais par un travail précis sur l’attention, la répétition émotionnelle, la sécurité intérieure, la régulation du stress, et la réinscription corporelle de l’expérience.

Guérir ne consiste pas à effacer le négatif.
Cela consiste à ne plus le laisser gouverner toute la mémoire.

C’est un art.
Et c’est un travail.

A bientôt au cabinet ✨

Clémence

Il existe des personnes qui ne sentent rien. Rien qui attire. Rien qui appelle. Rien qui fasse vibrer. Et ce n’est ni un...
08/01/2026

Il existe des personnes qui ne sentent rien. Rien qui attire. Rien qui appelle. Rien qui fasse vibrer. Et ce n’est ni une paresse intérieure, ni un manque de profondeur, ni une absence de potentiel. C’est un état psychique parfaitement explicable, documenté, et profondément humain.

L’absence de passion n’est pas un vide originel. C’est très souvent un phénomène secondaire. Un cerveau qui a longtemps fonctionné en mode adaptation, contrôle ou survie finit par inhiber les signaux faibles du désir. Les neurosciences montrent que lorsque le système nerveux est mobilisé de façon chronique pour gérer la peur, l’insécurité, la contrainte ou l’hyper-responsabilité, les circuits dopaminergiques liés à l’exploration et à l’élan se mettent en veille. Non pas parce qu’ils sont déficients, mais parce qu’ils ne sont plus prioritaires.

Ces personnes disent souvent : « Je ne sais pas ce que j’aime. » En réalité, leur système psychique a appris très tôt que ressentir n’était pas utile, ou pas sûr. Alors il a fait ce que tout cerveau intelligent fait dans ce cas-là : il a coupé le signal. On ne peut pas désirer quand on doit tenir. On ne peut pas explorer quand on doit se protéger. On ne peut pas sentir quand sentir a coûté trop cher.

Chercher sa voie quand on ne ressent rien n’est donc pas chercher une passion cachée. C’est restaurer la capacité à ressentir. Et cela change tout. Tant que cette capacité n’est pas réactivée, toute injonction à « trouver ce qui plaît » est vécue comme une violence douce, culpabilisante, parfois même humiliant intérieurement. La personne se croit vide, alors qu’elle est simplement anesthésiée.

À cela s’ajoutent les croyances liées à l’âge, aux limites perçues, au passé. « C’est trop t**d. » « J’ai raté le moment. » « Ce n’est plus pour moi. » Ces croyances ne sont pas des pensées abstraites, ce sont des structures cognitives profondément ancrées, souvent héritées de discours familiaux, sociaux ou culturels. Le cerveau adore les récits fermés, parce qu’ils réduisent l’incertitude.
Dire « c’est trop t**d » est souvent moins angoissant que de dire « je ne sais pas encore ».

Mais biologiquement et psychiquement, l’idée qu’il existerait un âge pour se rencontrer soi-même est fausse. La plasticité cérébrale ne disparaît pas avec le temps. Elle change de forme, mais elle reste active toute la vie. Ce qui diminue avec l’âge, ce n’est pas la capacité à évoluer, c’est la tolérance à l’inconnu. Et cette tolérance se travaille.

Il est essentiel de dire que certaines personnes ne trouveront jamais leur voie par le plaisir. Et ce n’est pas un échec. Leur boussole ne passe pas par la passion, mais par la justesse. Par le soulagement. Par la diminution du conflit interne. Par le sentiment de ne plus se trahir. Pour elles, la bonne question n’est pas « qu’est-ce qui me fait vibrer ? » mais « qu’est-ce qui m’épuise le moins ? », « qu’est-ce qui me laisse respirer ? », « qu’est-ce qui ne me fait pas violence ? ».

Cliniquement, c’est souvent à partir de ces micro-ajustements que quelque chose commence à émerger. Pas une passion flamboyante. Mais une direction. Une sensation de cohérence minimale. Et c’est largement suffisant pour enclencher un mouvement.

Il semble important d'accepter une vérité assez inconfortable qui est aussi que certaines personnes ont construit leur identité autour du renoncement. Elles ont été valorisées pour leur endurance, leur sérieux, leur capacité à faire sans se plaindre. Leur psychisme s’est organisé autour de la retenue. Leur demander soudain de « désirer » sans déconstruire cette identité revient à leur demander de se trahir. Le travail thérapeutique consiste alors à autoriser progressivement ce qui a été interdit : l’essai, l’erreur, l’inachevé, le non-rentable, le non-exemplaire.

Trouver sa voie, dans ces cas-là, n’est pas une révélation. C’est une désidentification. Une sortie lente du personnage qui a permis de tenir jusque-là, mais qui n’est plus viable. Cela demande un cadre sécurisant, une temporalité respectée, et un accompagnement qui ne cherche pas à produire du sens trop vite.

Et parfois, il faut oser le dire, la voie n’est pas spectaculaire. Elle ne transforme pas la personne en quelqu’un d’autre. Elle lui permet simplement d’être moins fragmentée. Moins tendue. Moins en lutte contre elle-même. Et ce changement-là, même discret, a un impact immense sur la santé psychique.

Ceux qui ne sentent rien ne sont pas coupés d’eux-mêmes par nature. Ils ont appris à se taire intérieurement pour survivre. La voie, pour eux, commence le jour où ce silence n’est plus une obligation, mais un choix possible parmi d’autres.

Et ce jour-là ne dépend ni de l’âge, ni du passé, ni des limites supposées. Il dépend d’un espace où l’on peut enfin écouter sans être sommé de savoir.

A bientôt au cabinet ✨

Clémence

La métacognition désigne la capacité d’un individu à identifier, observer et évaluer ses propres processus de pensée, sa...
07/01/2026

La métacognition désigne la capacité d’un individu à identifier, observer et évaluer ses propres processus de pensée, sans s’y confondre. Elle ne concerne pas le contenu des pensées, mais la relation que le sujet entretient avec elles.
En clinique, cette distinction est fondamentale, ce n’est pas tant ce que la personne pense qui maintient la souffrance, mais la manière dont elle traite ses pensées.

Les recherches en psychologie cognitive et en neurosciences montrent que le cerveau génère en continu des pensées automatiques, issues de prédictions basées sur l’expérience passée. Ces pensées ne sont ni choisies ni contrôlées volontairement. En revanche, ce qui fait la différence sur le plan psychique, c’est le statut que leur accorde l’individu : vérité absolue, signal de danger, ordre à exécuter, ou simple événement mental transitoire.

La métacognition intervient précisément à ce niveau. Elle permet au patient de repérer ses croyances métacognitives implicites, par exemple : « si je pense quelque chose, c’est que c’est vrai », « je dois contrôler mes pensées », « penser à un danger augmente sa probabilité », ou encore « ne pas ruminer serait irresponsable ». Ces croyances, bien documentées dans les troubles anxieux, dépressifs et obsessionnels, entretiennent une vigilance excessive et une auto-surveillance coûteuse sur le plan émotionnel.

Sur le plan neurofonctionnel, la métacognition mobilise les réseaux préfrontaux impliqués dans la régulation cognitive et émotionnelle. Lorsque ces réseaux sont actifs, la personne est davantage capable d’inhiber les réponses automatiques, de tolérer l’incertitude et de différer l’action. À l’inverse, en situation de stress chronique ou de trauma, l’hyperactivation des circuits de menace réduit l’accès à cette capacité réflexive, ce qui explique le caractère envahissant et rigide de certaines pensées.

En pratique thérapeutique, travailler la métacognition consiste à aider le patient à développer trois compétences clés.

D’abord, l’identification. Le patient apprend à reconnaître ses pensées comme des productions mentales, et non comme des faits. Cela passe par un repérage précis : quand surgissent-elles, dans quels contextes, avec quelles émotions associées, et surtout avec quelles réactions comportementales.

Ensuite, la prise de distance fonctionnelle. Il ne s’agit pas de supprimer les pensées, ni de les remplacer systématiquement, mais d’apprendre à ne pas y répondre automatiquement. Cette étape vise à interrompre les boucles de rumination, d’inquiétude ou de contrôle mental qui maintiennent la souffrance. Le message thérapeutique est clair : une pensée peut être présente sans nécessiter d’action immédiate.

Enfin, le choix de réponse. Une fois la distance installée, le patient peut décider comment orienter son attention et son comportement, indépendamment du contenu mental momentané. Cette capacité redonne un sentiment d’efficacité personnelle et diminue la dépendance aux fluctuations internes.

L’intérêt majeur de la métacognition est qu’elle est transdiagnostique. Elle s’applique aux troubles anxieux, aux états dépressifs, aux troubles obsessionnels, aux problématiques de stress post-traumatique, mais aussi aux difficultés de régulation émotionnelle plus diffuses. Elle ne cherche pas à analyser indéfiniment le passé ni à convaincre rationnellement le patient, mais à modifier le mode de fonctionnement cognitif ici et maintenant.

D’un point de vue thérapeutique, la métacognition offre un cadre clair, structurant et sécurisant. Elle permet au patient de comprendre pourquoi certaines stratégies mentales, pourtant bien intentionnées, aggravent ses symptômes. Elle l’aide à sortir d’une lutte épuisante contre ses pensées pour entrer dans une posture plus souple, plus efficace et plus respectueuse de son fonctionnement neuropsychologique.

En ce sens, la métacognition n’est ni une mode ni un concept abstrait. C’est un levier clinique puissant, fondé sur des données robustes, qui redonne au sujet une marge de manœuvre réelle face à son monde intérieur. Elle ne promet pas l’absence de pensées difficiles, mais elle permet de ne plus en être prisonnier.

Sources scientifiques de référence

Wells, A. (2009). Metacognitive Therapy for Anxiety and Depression. Guilford Press.

Flavell, J. H. (1979). Metacognition and cognitive monitoring. American Psychologist, 34(10), 906–911.

Dehaene, S. (2014). La conscience et le cerveau. Odile Jacob.

A bientôt au cabinet ✨

Clémence

La dissonance cognitive n’est pas une faiblesse de l’esprit. C’est une propriété fondamentale du vivant pensant. Elle na...
06/01/2026

La dissonance cognitive n’est pas une faiblesse de l’esprit. C’est une propriété fondamentale du vivant pensant. Elle naît à l’endroit précis où l’être humain cesse d’être une machine cohérente et devient un organisme traversé par des forces contradictoires : ses actes, ses croyances, ses désirs, ses peurs, ses attachements, son besoin vital de se percevoir comme « quelqu’un de bien », de sensé, de digne de respect.
Là où ces forces ne s’accordent plus, quelque chose grince. Ce grincement, discret ou assourdissant, est la dissonance cognitive.

Elle apparaît lorsque l’esprit est confronté à une incompatibilité interne : je sais, mais je fais autrement ; je crois, mais je me contredis ; je condamne chez l’autre ce que je tolère chez moi ; je souffre d’une situation que je contribue pourtant à maintenir.
Le cerveau humain ne tolère pas longtemps cet état. Non par fragilité, mais parce que la cohérence interne est une condition de la survie psychique. Sans elle, l’angoisse monte, la tension s’installe, l’identité vacille.

Alors l’esprit agit. Il ne change pas toujours la réalité. Il la réécrit.

Les neurosciences montrent aujourd’hui avec précision que face à la dissonance, les réseaux neuronaux impliqués dans la régulation émotionnelle et la prise de décision s’activent de façon asymétrique. Le cortex préfrontal, chargé de la rationalisation et de la narration consciente, entre en dialogue parfois en conflit avec des structures plus anciennes, émotionnelles, comme l’amygdale et l’insula. Lorsque changer un comportement coûterait trop cher sur le plan affectif, relationnel ou identitaire, le cerveau choisit une autre voie, il ajuste le sens. Il modifie l’interprétation. Il fabrique une histoire qui permet de continuer sans se briser.

C’est ainsi que des êtres profondément intelligents peuvent défendre l’indéfendable, rester dans des relations qui les détruisent, justifier l’injustifiable, ou s’éloigner lentement de ce qu’ils savent pourtant être juste pour eux. Non par mauvaise foi, mais par économie psychique. La dissonance cognitive n’est pas un mensonge conscient, c’est un mécanisme de protection. Elle anesthésie la douleur du conflit interne. Elle permet de respirer encore, là où la vérité brute serait trop violente à intégrer d’un seul coup.

Mais ce soulagement a un prix. À force de réarranger le sens pour ne pas changer l’acte, l’individu s’éloigne de lui-même. Une fatigue sourde s’installe. Une impression de trahison intérieure, souvent sans mots. Le corps parle alors à la place de l’esprit : tensions chroniques, anxiété diffuse, troubles du sommeil, perte de vitalité, sentiment de vide ou d’absurdité....
Ce ne sont pas des symptômes « au hasard ».
Ce sont les signaux d’un système qui a trop longtemps contenu l’incompatible.

La dissonance cognitive devient alors un lieu de bascule. Soit elle se rigidifie et enferme l’individu dans une cohérence artificielle, défendue parfois avec une violence surprenante. Soit elle est reconnue, accueillie, traversée. Car la dissonance n’est pas une erreur à corriger, c’est une invitation à grandir.
Elle indique exactement l’endroit où un ajustement plus profond est nécessaire, non pas un ajustement moral, mais un réalignement entre ce que l’on fait, ce que l’on ressent et ce que l’on est en train de devenir.

En psychothérapie, travailler la dissonance cognitive ne consiste pas à confronter brutalement, ni à convaincre. Il s’agit d’offrir un espace suffisamment sécurisé pour que l’esprit n’ait plus besoin de se défendre. Lorsque la menace diminue, le cerveau peut enfin tolérer l’ambivalence. Et dans cette ambivalence émerge la capacité à regarder ses propres contradictions sans s’effondrer. C’est à ce moment-là que le changement devient possible, non par contrainte, mais par lucidité incarnée.

Car lorsqu’un être humain cesse de lutter contre sa dissonance, il ne devient pas incohérent. Il devient vivant. Il retrouve une souplesse intérieure, une liberté de mouvement psychique. Il peut alors modifier un comportement, réviser une croyance, poser une limite, renoncer à une illusion, non pas pour avoir raison, mais pour être en accord. Et cet accord-là n’est jamais abstrait, il se ressent dans le corps, dans la respiration, dans le regard que l’on porte sur soi.

La dissonance cognitive est donc un seuil. Elle sépare la survie de la transformation. Elle n’est ni une faute ni une pathologie, mais un passage. Un passage exigeant, parfois vertigineux, toujours profondément humain.
Ceux qui acceptent de le traverser ne deviennent pas parfaits. Ils deviennent plus justes. Plus responsables. Plus libres. Et surtout, plus proches d’eux-mêmes.

A bientôt au cabinet ✨

Clémence

Dernier jour.La fin d’une année n’est jamais anodine. Le cerveau humain ne vit pas le temps comme une simple succession ...
31/12/2025

Dernier jour.

La fin d’une année n’est jamais anodine. Le cerveau humain ne vit pas le temps comme une simple succession de dates. Il le segmente, le ritualise, le marque. C’est un fait neuropsychologique bien établi qui dit que les transitions activent des zones profondes de la mémoire autobiographique, du cortex préfrontal et de l’insula, là où se tissent le sens, l’identité, la continuité de soi. Ce n’est donc pas un « changement de chiffre ». C’est un point d’ancrage intérieur. Une mise à jour silencieuse de ce que nous sommes devenus.

Ce 31 décembre 2025 porte en lui tout ce qui a été traversé. Pas seulement ce qui a été montré. Mais aussi ce qui a été tu. Les renoncements invisibles. Les fatigues accumulées. Les ajustements permanents. Les moments où l’on a tenu alors que personne ne regardait. Les décisions minuscules mais courageuses. Les peurs affrontées sans témoin. Les jours où l’on a continué par loyauté, par responsabilité, par amour, parfois simplement par instinct de survie.

Le cerveau humain est extraordinairement plastique, mais parfois il s’adapte même à l’inacceptable. Il normalise la surcharge, la tension, l’effort constant. Beaucoup sont arrivés à ce jour sans mesurer à quel point ils ont changé. Plus solides peut-être, mais aussi plus tendus. Plus lucides, mais parfois moins doux avec eux-mêmes. Or, aucune année ne devrait se refermer sans un geste intérieur de reconnaissance. Non pas pour glorifier la souffrance, mais pour rétablir une vérité : vous avez fait du mieux que vous pouviez avec ce que vous aviez à ce moment-là. Et cela suffit pour mériter le respect.

Entrer en 2026 n’est pas une injonction à aller mieux, à réussir davantage ou à se réinventer à marche forcée. Le cerveau n’évolue pas par pression, mais par sécurité. Les changements durables naissent quand le système nerveux se sent suffisamment stable pour relâcher ce qui n’est plus nécessaire. 2026 n’a pas besoin d’être héroïque. Elle a besoin d’être juste. Ajustée. Habitée.

Peut-être que l’essentiel, cette année, ne sera pas d’ajouter, mais d’enlever. Enlever ce qui coûte trop cher intérieurement. Enlever les rôles surjoués. Enlever les exigences qui n’ont jamais été choisies consciemment. Enlever la violence que l’on s’inflige au nom d’idéaux mal compris. La psychologie nous enseigne avec clarté qu'un être humain ne se construit pas en se forçant, mais en se comprenant. En se rencontrant vraiment.

Je souhaite que 2026 soit une année où chacun puisse respirer un peu plus librement, un peu plus lentement. Une année où l’on apprenne à distinguer ce qui fait grandir de ce qui épuise. Où l’on s’autorise à demander de l’aide sans honte, à déposer ce qui pèse, à ne plus tout porter seul. Une année où la force ne sera plus confondue avec le silence, ni la valeur avec l’endurance excessive.

Je vous souhaite des liens plus vrais que parfaits. Des choix plus alignés que spectaculaires. Des corps écoutés avant d’être dépassés. Des émotions accueillies avant d’être corrigées. Et surtout, je souhaite que chacun retrouve ce sentiment fondamental de sécurité intérieure, celui qui permet enfin d’être soi sans se crisper, d’avancer sans se trahir.

Si ce passage vers 2026 réveille quelque chose en vous comme une fatigue que vous n’avez plus envie de nier, un désir de clarté, une envie de comprendre plutôt que de lutter alors sachez qu'il existe des espaces pour déposer cela. Des lieux où l’on peut penser, ressentir, réparer, transformer sans jugement. Prendre soin de sa santé mentale n’est ni un luxe ni un aveu de faiblesse. C’est un acte de lucidité et de responsabilité envers soi-même et envers les autres.

À celles et ceux qui lisent ces lignes, je souhaite une année vivante. Une année incarnée. Une année où l’on n’essaiera pas d’aller plus vite que son propre rythme intérieur. Une année qui ne demandera pas d’être quelqu’un d’autre, mais d’habiter pleinement qui vous êtes déjà.

Que 2026 vous traite avec douceur. Et que vous appreniez, enfin, à en faire autant avec vous-même.

A bientôt au cabinet et prenez soin de vous ✨

Clémence

Un peu d'humour 😊
24/12/2025

Un peu d'humour 😊

Bonnes fêtes ! 🎅🎄

Jour 24, et dernier jour de ce calendrier de l'Avent 😁☃️🎄🎅🏼Ça ne sera pas une énième métaphore-guide mais une invitation...
24/12/2025

Jour 24, et dernier jour de ce calendrier de l'Avent 😁☃️🎄🎅🏼
Ça ne sera pas une énième métaphore-guide mais une invitation à se reconnecter à l'essentiel : l'amour ❤️

💖 L'amour au temps de Noël 💝

Il arrive un moment dans l’année où le temps ne coule plus de la même façon. Il ralentit. Il s’épaissit. Il devient presque palpable. Noël est de ces instants où l’on ne peut plus faire semblant de ne pas voir passer les années, parce que le temps s’invite à table avec nous, silencieux, immense, chargé de souvenirs.

Il y a les premières fois, celles dont on se souvient sans toujours savoir pourquoi. Le premier Noël où l’on a cru à la magie sans la moindre réserve. La première main tendue, le premier regard vraiment aimant, la première fois qu’on a compris ce que voulait dire « être ensemble ». Et puis il y a les dernières fois, plus discrètes, plus sournoises. On ne les reconnaît pas toujours sur le moment. On rit. On partage. On croit que ce sera encore là l’année prochaine. Jusqu’au jour où l’on comprend que certaines voix ne résonneront plus, que certaines chaises resteront vides, que certaines présences ne seront désormais plus que des absences habitées.

Noël a la particularité de raviver la douleur de ceux qui sont partis, mais il éclaire aussi tout l’amour qu’ils ont laissé derrière eux. L’absence n’est jamais vide. Elle est pleine de souvenirs, de gestes transmis, de phrases qui continuent de nous accompagner. Aimer quelqu’un, c’est accepter que son empreinte demeure bien après son départ. Et c’est peut-être cela, au fond, la véritable continuité, de ressentir que l’amour ne disparaît pas mais qu'il change simplement de forme.

C’est pour cela qu’il est si essentiel de dire aux gens qu’on les aime. Pas demain. Pas « quand on aura le temps ». Maintenant. Dire « je t’aime », dire « tu comptes », dire « je suis heureux que tu sois là ». Ces mots ne sont jamais trop. Ils ne sont jamais inutiles. Ils sont des ancres dans le temps, des repères invisibles qui subsistent quand tout le reste vacille. On ne regrette jamais d’avoir aimé trop fort. On regrette seulement les silences que l’on a laissés s’installer par pudeur, par peur, ou par habitude.

Noël nous rappelle aussi le sens du partage, le vrai. Celui qui ne se mesure pas en cadeaux, mais en présence. Être là, vraiment. Écouter sans corriger. Accueillir sans juger. Offrir un regard, une attention, une chaleur humaine. Le partage n’est pas une obligation sociale, c’est un acte profondément vivant. C’est dire à l’autre :
« Tu existes pour moi, ici et maintenant. »

Et puis il y a celles et ceux pour qui Noël est une épreuve. Les personnes seules. Celles qui traversent un deuil, une rupture, une maladie, une fatigue immense. Celles pour qui cette période réveille des blessures anciennes, des manques profonds, des souvenirs trop lourds.
À vous, il faut le dire clairement : votre douleur est légitime. Vous n’êtes pas en ret**d sur la vie. Vous n’êtes pas « à côté ». Vous êtes en train de traverser quelque chose de difficile, et cela mérite du respect, de la douceur, et surtout de la bienveillance envers vous-même. Noël n’a pas à être joyeux pour être valable. Il peut être silencieux, lent, fragile. Il peut être un simple jour où l’on prend soin de soi, où l’on survit, où l’on respire. Et cela suffit.

Pour celles et ceux qui célèbrent, qui rient, qui se retrouvent, que cette fête soit lumineuse. Qu’elle soit remplie d’amour sincère, de chaleur humaine, de liens vrais. Qu’elle ne soit pas seulement un instant, mais un rappel que le temps passe, oui, inexorablement mais tant que nous aimons, tant que nous partageons, tant que nous osons être présents les uns aux autres, rien de l’essentiel ne se perd.

Le temps file. Les années s’empilent. Les premières fois deviennent des souvenirs, les dernières fois nous enseignent la valeur de chaque instant. Alors aimons. Disons-le. Vivons-le. Maintenant. Parce qu’un jour, ce « maintenant » deviendra à son tour un souvenir précieux. Et parce qu’au fond, ce qui reste, toujours, ce n’est pas le temps qui passe… c’est l’amour que nous y avons déposé.

Que ce Noël soit doux, quel qu’il soit pour vous. Et qu’il vous rappelle une chose essentielle : vous comptez.

Ce soir, si vous le pouvez, allumez une lumière... Une bougie, une lampe, une guirlande, non pour décorer, mais pour vous souvenir de l’amour qui a compté....

Merci d'avoir traversé ce calendrier de l'avent avec moi et je vous souhaite le meilleur ainsi que de très belles fêtes de fin d'année ✨🙏🏼💕

Avec toute mon humanité 🌍💙

Clémence

23/12/2025

Info : Le cabinet reste ouvert pendant les vacances de cette fin d'année hormis jours fériés (Noël/Jour de l'An) et les weekends bien sûr !

Très bonnes fêtes de fin d'année à tous et à bientôt au cabinet ✨

Clémence Grange

🌟 MÉTAPHORE-GUIDE DU 23 DÉCEMBRE 🌟🧭 CEUX QUI NE SAVENT PAS OÙ ALLER 🧭Il y a des gens qui avancent avec une direction cla...
23/12/2025

🌟 MÉTAPHORE-GUIDE DU 23 DÉCEMBRE 🌟

🧭 CEUX QUI NE SAVENT PAS OÙ ALLER 🧭

Il y a des gens qui avancent avec une direction claire. Une vocation. Un désir identifié. Un fil conducteur qui semble les porter. Et puis il y a les autres. Ceux qui cherchent. Ceux qui essaient. Ceux qui regardent autour d’eux en se demandant ce qu’ils ont manqué. Ceux qui n’arrivent pas à nommer ce qu’ils veulent faire de leur vie, ni même ce qu’ils aiment vraiment.

Être perdu n’est pas une absence de volonté.
C’est souvent une hypersensibilité au monde.

Les personnes perdues sentent trop de choses à la fois. Trop de possibles. Trop d’injonctions. Trop de chemins présentés comme évidents pour les autres. Elles ont essayé de se conformer, de choisir “quelque chose”, n’importe quoi, pour enfin se sentir à leur place. Mais rien ne sonnait juste. Rien ne restait vivant assez longtemps.

Alors elles doutent. D’elles-mêmes surtout.

On leur a souvent dit qu’il fallait une passion, un projet, un cap. Comme si l’existence devait être lisible, cohérente, optimisée. Comme si ne pas savoir était un ret**d, un défaut, une faiblesse à corriger. Mais certaines trajectoires ne se dessinent pas à l’avance. Elles se construisent en marchant, lentement, parfois maladroitement, parfois dans le brouillard.

Être perdu, ce n’est pas être vide.
C’est être en attente d’un accord intérieur.

Un accord qui ne se force pas.
Qui ne se décide pas sous pression.
Qui ne naît pas de la comparaison.

Le 23 décembre rappelle que certaines personnes ne trouvent pas leur place parce qu’elles ne sont pas faites pour entrer dans des cases déjà construites. Leur place n’existe pas encore. Elle se crée à mesure qu’elles se rencontrent elles-mêmes, qu’elles expérimentent, qu’elles renoncent aussi à ce qui ne leur ressemble pas.

Il n’y a rien d’anormal à ne pas savoir.
Il y a des vies qui commencent par une errance.

Et cette errance n’est pas une perte de temps.
C’est une traversée.

🦋 Ce que la métaphore t’invite à regarder 🦋

Où te juges-tu parce que tu n’as pas encore trouvé ta place, alors que tu es peut-être simplement en train de la construire autrement ?

✨ Ce que la métaphore t’invite à ressentir ✨

Ressens un instant ce que cela ferait de ne plus te considérer comme en ret**d. De ne plus te demander ce que tu “devrais” vouloir. De te laisser le droit d’être en chemin, sans destination claire.

Parfois, ne pas savoir où aller
est exactement l’endroit où commence quelque chose de vrai.

À demain pour la 24e et dernière métaphore-guide de ce calendrier de l'avent ! 🙏🏼✨🎄

Clémence

🌟 MÉTAPHORE-GUIDE DU JOUR 🌟🕊️ CE QUI MEURT QUAND ON NE PARLE PAS 🕊️La communication n’est pas un échange d’informations....
22/12/2025

🌟 MÉTAPHORE-GUIDE DU JOUR 🌟

🕊️ CE QUI MEURT QUAND ON NE PARLE PAS 🕊️

La communication n’est pas un échange d’informations.
C’est un passage.

Quelque chose quitte un corps, traverse un espace, et tente de rejoindre un autre corps. Ce trajet est fragile. Il peut être interrompu, déformé, détourné. Et quand il échoue, ce n’est pas seulement un message qui se perd. C’est un lien qui s’abîme.

On croit souvent que ne pas parler évite le conflit. En réalité, le silence non choisi ne protège rien. Il accumule. Il comprime. Il punit. Il déplace la tension ailleurs, dans le corps, dans les gestes, dans les regards, dans les ruptures soudaines que l’on ne comprend pas vraiment.

Ce qui n’est pas dit ne disparaît pas.
Cela se transforme.

La communication est l’endroit exact où une relation respire. Quand elle se raréfie, le lien devient rigide. Il tient encore, mais il ne circule plus. On continue à être là, physiquement, parfois affectivement, mais quelque chose n’est plus rejoint. On parle de tout, sauf de l’essentiel. On évite les mots qui pourraient déplacer l’équilibre, comme si l’équilibre actuel n’était pas déjà en train de se fissurer.

Communiquer, ce n’est pas tout dire.
C’est dire juste.

C’est accepter de risquer la rencontre plutôt que de préserver une paix factice. C’est reconnaître que l’autre ne peut pas deviner ce qui n’a jamais été formulé. Que l’attente muette est une exigence injuste. Et que se taire trop longtemps finit toujours par devenir une forme de retrait.

La communication véritable demande du courage, non parce qu’elle serait violente, mais parce qu’elle rend visible. Elle met en lumière ce qui était maintenu dans l’ombre pour que le lien tienne. Elle expose la vulnérabilité, la limite, le besoin, parfois la déception. Mais c’est précisément cette exposition qui rend la relation vivante.

En psychologie, on sait que ce qui soigne un lien n’est pas l’absence de conflit, mais la capacité à le traverser sans se perdre. La communication n’est pas l’art d’avoir raison. C’est l’art de rester en lien pendant que quelque chose bouge.

Quand on ne communique plus, la relation ne meurt pas toujours brutalement. Elle se vide lentement. Elle devient dysfonctionnelle. Polie. Distante. Et un jour, on se demande quand exactement on a cessé de se rencontrer.

Parler, ce n’est pas forcer l’autre à entendre.
C’est s’autoriser à exister dans le lien.

Et parfois, c’est ce simple acte de mettre des mots là où il n’y avait que du silence qui empêche quelque chose de mourir inutilement.

🦋 Ce que la métaphore t’invite à regarder 🦋

Dans quels liens te tais-tu pour préserver la relation… alors que ce silence est peut-être en train de l’éloigner ?

✨ Ce que la métaphore t’invite à ressentir ✨

Ressens ce que cela ferait de dire une chose essentielle, non pour provoquer, non pour accuser, mais pour rester en lien.
Parfois, communiquer n’est pas une prise de risque.
C’est une tentative de réparation.

A demain pour la 23e métaphore-guide ! ☃️🎄

Clémence

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