02/06/2017
(Friendly friday) C'est un vendredi musical que nous vous proposons avec le portrait d'Aurore, musicothérapeute. Un métier qui soigne grâce aux sons, aux vibrations et à la musique écoutée et jouée !
Parlez-nous de vous…
« Après le BAC, j’ai suivi deux années de psychologie en Suisse avec déjà l’idée de faire musicothérapie par la suite. Après, je suis allée à l’université Paul Valéry de Montpellier pour suivre la formation de musicothérapeute, qui n’est pas dispensée dans toutes les facultés en France. C’est un diplôme universitaire qui se fait en quatre années. J’avais une pratique de musicienne en amont puisque c’est la condition, nous ne pouvons pas accéder aux études de musicothérapie si nous n’avons pas de pratique de la musique auparavant. J’ai obtenu mon diplôme en 1997, puis j’ai commencé à travailler au CHU à temps partiel tout d’abord. La population visée était au départ les patients de gériatrie et de psychiatrie. »
Parlez-nous de votre métier…
« Je suis thérapeute, c’est-à-dire formée aux approches de relation d’aide, de soutien relationnel, de soutien psychique. Je ne suis cependant ni psychologue ni psychothérapeute. Chaque musicothérapeute développe sa pratique en allant se former de manière parallèle pour développer des compétences. Le musicothérapeute a, pour outil de travail, la musique. La musique au sens très large : le son, la vibration, la musique écoutée et jouée. Cet outil de travail, nous l’utilisons dans un objectif de soutien de la personne, un soutien relationnel. Nous utilisons la musique pour développer des canaux de communication, ouvrir l’expression ou encore restaurer la communication. La musicothérapie s’adresse avant tout à des personnes qui ont un besoin d’aide pour pouvoir exprimer des choses d’eux-mêmes. Nous utilisons la musique pour permettre de ressentir des choses en soi, de les exprimer, les communiquer. L’objectif second consiste à utiliser la musique dans le soin confort, la relation est toujours présente mais le but étant de rechercher des moments de mieux être, de détente, par le biais de la musique. »
Quelles qualités sont nécessaires pour être un bon musicothérapeute ?
« Avoir envie de rencontrer l’autre, car des choses s’ouvrent, s’expriment, se construisent. Avoir la capacité de se mettre là où en est la personne. Capacité d’écoute, de présence dans le silence, dans ce qui ne se dit pas, ne s’entend pas. Et beaucoup de créativité. »
Quelles valeurs associez- vous à votre travail ?
« Des valeurs humanistes, artistiques, culturelles et émotionnelles. Des valeurs altruistes finalement. Ce qui me tient beaucoup à cœur c’est de créer de la différence, de se dire que j’utilise un outil totalement différent pour que la personne puisse exister d’une manière totalement différente. C’est un peu donner une place différente à une personne à un moment donné. »