10/01/2026
🌿 Comprendre l’autisme aujourd’hui : ancienne classification, nouvelles connaissances et réalités du TSA sans DI
Pendant longtemps, l’autisme était divisé en plusieurs catégories : syndrome d’Asperger, autisme de haut niveau, autisme atypique, TED…
Cette classification donnait l’impression de profils séparés, presque hiérarchisés.
Aujourd’hui, la nomenclature internationale parle de TSA : Trouble du Spectre de l’Autisme.
Le terme spectre rappelle que l’autisme n’est pas une échelle du “léger” au “sévère”, mais une diversité de fonctionnements, de forces et de défis, qui varient d’une personne à l’autre.
⛔️ Rappelons que le TSA ne se "traite" pas, ne se "guérit" pas car CE N'EST PAS UNE MALADIE c'est un fonctionnent différent au niveau neurologique considéré comme un handicap invalidant parfois visible, souvent invisible. On ne "devient" pas autiste, la personne naît ainsi même si ses particularités ne deviennent détectables que dans le temps. On peut néanmoins accompagner la personne autiste afin de l'aider dans ses difficultés pour trouver des ressources cognitives, émotionnelles et comportementales moins énergivores.
🌱 TSA avec ou sans déficience intellectuelle : deux profils, pas deux niveaux de gravité
Une idée reçue tenace affirme que le TSA sans déficience intellectuelle (sans DI) serait “moins grave”.
En réalité, l’absence de DI ne protège ni de la souffrance, ni de l’épuisement, ni des difficultés sociales ou sensorielles.
👉 Le TSA sans DI peut être très invalidant, mais souvent de manière invisible.
Les personnes concernées comprennent les codes sociaux… sans pouvoir les appliquer spontanément. Elles perçoivent les attentes… sans pouvoir y répondre. Elles ressentent intensément… sans toujours savoir l’exprimer.
Cette invisibilité entraîne souvent :
- un diagnostic tardif,
- une pression à se suradapter,
- un masquage massif,
- un épuisement profond, parfois jusqu’au burn-out autistique.
Chaque profil autistique a ses défis. Aucun n’est “moins légitime”.
🌟 TSA sans DI + HPI : une combinaison qui complexifie tout
Le terme HPI désigne un Haut Potentiel Intellectuel, c’est‑à‑dire un fonctionnement cognitif nettement supérieur à la moyenne, souvent mesuré par un QI > 130 et allant jusqu'à 160 ( notation française).
Lorsque ce fonctionnement s’associe à un TSA sans DI, cela crée un profil particulièrement complexe à repérer et à comprendre.
Cette combinaison peut entraîner :
- Une grande capacité d’analyse, qui permet de comprendre les codes sociaux… sans pouvoir les appliquer intuitivement.
- Une pensée en arborescence, riche et rapide, qui coexiste avec des difficultés à gérer les imprévus ou les changements avec comme résultat un Trouble Anxieux Généralisé souvent présent
- Une hyperlucidité, parfois douloureuse, sur les situations sociales et les incohérences du monde.
- Une capacité de compensation très élevée, qui masque les difficultés pendant des années jusqu'à épuisement.
- Un décalage social important, car le HPI ne compense pas les particularités sensorielles, émotionnelles ou communicationnelles.
- Un risque accru de burn-out autistique, lorsque les efforts d’adaptation dépassent les ressources.
Le HPI n'“atténue” pas l’autisme.
Il le rend moins visible, plus complexe, et parfois plus épuisant.
🌼 Les particularités du TSA : un fonctionnement neurodéveloppemental spécifique
Même si chaque personne autiste est unique, certaines caractéristiques reviennent fréquemment :
- Particularités sensorielles : hypersensibilités ou hyposensibilités aux sons, lumières, textures, odeurs, mouvements.
- Difficultés dans les implicites sociaux : sous-entendus, règles non dites, nuances relationnelles.
- Besoin de routines et de prévisibilité : les imprévus peuvent générer stress ou surcharge.
- Rigidité cognitive et comportementale : changer un plan, modifier une idée ou s’adapter à une nouvelle consigne peut provoquer un stress intense, car cela demande de réorganiser rapidement des repères internes très structurants.
- Centres d’intérêt spécifiques : intenses, profonds, souvent stabilisants s'ils sont réalisables car dans le cas contraire cela aura un impact très délétère sur sa santé mentale
- Fatigabilité sociale : les interactions demandent un effort cognitif et sensoriel important.
- Pensée littérale ou analytique : compréhension des mots tels qu’ils sont dits.
- Autostimulation (stimming) : mouvements répétitifs ou gestes auto‑régulateurs.
🌸 Pourquoi le TSA est encore moins visible chez les femmes
Le diagnostic est souvent plus tardif chez les femmes, pour plusieurs raisons :
- Socialisation différente : encouragées à être adaptées, souriantes, conciliantes.
- Masquage plus précoce et plus efficace : imitation des comportements sociaux, observation fine.
- Centres d’intérêt socialement acceptés : ce qui rend l’autisme moins repérable.
- Stéréotypes persistants : l’image d’un autisme “masculin” invisibilise les profils féminins.
- Hyperempathie émotionnelle : qui brouille les pistes pour les professionnels non formés et parfois même formés.
Résultat :
👉 Les femmes autistes passent souvent sous les radars, parfois jusqu’à l’âge adulte.
🌊 Alexithymie, empathie, compensation, masquage : ressentir intensément, s’adapter énormément
Beaucoup de personnes autistes vivent une combinaison particulière :
elles ressentent très fort leurs émotions et celles des autres, mais ont du mal à identifier, nommer ou traduire ces ressentis dans les codes sociaux attendus.
C’est l’alexithymie, qui peut donner l’impression d’un manque d’empathie… alors que l’empathie est souvent très présente, parfois même débordante.
Cependant, l'empathie comporte 3 composantes différentes mais complémentaires :
- empathie cognitive = compréhension de ce que la personne ressent
- empathie émotionnelle = ressentir/partager l'émotion d'autrui
- empathie compatissante = vouloir aider la personne à traverser une épreuve
Souvent les personnes autistes n'ont pas toutes les composantes de l'empathie, ce qui laisse paraître une certaine froideur voir un manque d'empathie au sens neurotypique.
Pour faire face à ces décalages, beaucoup développent :
🔹 La compensation
Une analyse intellectuelle des interactions sociales : observer, anticiper, copier, corriger.
C’est efficace… mais énergivore.
🔹 Le masquage
Un camouflage social : sourire au bon moment, retenir ses stims, imiter les expressions, cacher la surcharge.
Cela protège parfois, mais au prix d’une fatigue immense et d’une perte de soi.
🌟 L’autostimulation (stimming) : un outil d’autorégulation essentiel qui regroupe les gestes répétitifs ou rythmiques : balancer le corps, frotter les doigts, tapoter, jouer avec un objet, répéter un son…
Contrairement aux idées reçues, ce n’est ni un caprice, ni un trouble, ni un comportement à supprimer.
Elle sert à :
- réguler le stress,
- gérer la surcharge sensorielle,
- se concentrer,
- exprimer une émotion,
- se rassurer,
- revenir au calme.
Pour beaucoup de personnes autistes, l’autostimulation est un mécanisme vital d’équilibre interne.
🌼 En conclusion : comprendre pour mieux accompagner
Le TSA n’est pas une étiquette, ni une hiérarchie.
C’est une manière d’être au monde, avec ses forces, ses besoins et ses vulnérabilités.
Reconnaître les réalités du TSA sans DI — et plus encore lorsqu’il s’accompagne d’un HPI — permet de mieux comprendre, mieux soutenir et mieux accueillir la diversité humaine.
N'hésitez pas à vous renseigner !
Je suis Lidia LOPEZ, neurothérapeute, psychopraticienne et en cours de formation en Neuro-Nutrition...pour une approche holistique en toute bienveillance.
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