23/04/2026
L'humain entend entre 20 Hz et 20 000 Hz. C'est l'une des plages auditives les plus étroites du règne animal. Certaines espèces entendent dans des fréquences que nos appareils électroniques ne peuvent même pas reproduire — et d'autres communiquent dans des registres si bas que nous marchons à travers leurs conversations sans le savoir.
Humain — 20 Hz à 20 000 Hz
La plage de référence. Correcte pour le langage parlé, insuffisante pour percevoir la plupart des communications animales qui se déroulent en permanence autour de nous.
Chat — 48 Hz à 85 000 Hz
Quatre fois plus haut que l'humain dans les fréquences aiguës. Un chat entend les ultrasons produits par les rongeurs dans leurs tunnels souterrains — la chasse commence avant que la proie ne soit visible.
Chien — 40 Hz à 65 000 Hz
Le sifflet dit "ultrasonique" pour chiens émet entre 23 000 et 54 000 Hz — inaudible pour un humain dans la même pièce, parfaitement clair pour un chien à 400 mètres.
Dauphin — 200 Hz à 150 000 Hz
L'écholocation fonctionne jusqu'à 150 kHz. Le dauphin perçoit un poisson de 5 cm à 70 mètres dans une eau trouble où la visibilité humaine est nulle.
Éléphant — 14 Hz à 12 000 Hz
En dessous du seuil humain. Les éléphants communiquent en infrasons entre 14 et 35 Hz — des appels qui traversent la savane sur 10 kilomètres à travers la végétation dense, les collines et le bruit du vent.
Chauve-souris — 1 000 Hz à 200 000 Hz
L'écholocation dépasse 200 kHz dans certaines espèces. La pipistrelle commune, présente dans les jardins français, détecte un insecte de 2 mm en vol dans l'obscurité totale à 5 mètres de distance.
Papillon de nuit — jusqu'à 300 000 Hz
Le plus haute fréquence détectable par un animal documenté. Les noctuelles entendent l'écholocation des chauves-souris avant d'être repérées — et amorcent leur manœuvre d'évitement en vol avant que le prédateur soit à portée.
Chouette effraie — directionnalité asymétrique
Pas de record de fréquence — un record de précision spatiale. Ses deux oreilles sont placées à des hauteurs différentes sur le crâne. Cette asymétrie lui permet de localiser un mulot sous 30 cm de neige uniquement par le son de ses déplacements, à 20 mètres de distance, dans l'obscurité complète.
L'environnement influence fortement la propagation des sons — humidité, végétation et température modifient ce que chaque espèce capte réellement dans son milieu naturel.