31/03/2026
𝐏𝐚𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 à 𝐥𝐚 𝐧𝐨𝐧-𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞
Avec les années d’accompagnement, quelque chose m’apparaît de plus en plus clairement.
Il existe un temps où la pratique est essentielle: répéter, s’engager, accumuler les pratiques. Non par excès, mais parce que cette étape construit en nous une stabilité que rien ne peut remplacer. C’est pourquoi les maîtres himalayens insistent tant sur les pratiques préliminaires.
Toutes les traditions illuminatives profondes ont honoré ce temps. Et elles ont eu raison; car la pratique structure l’attention, affine la présence, et donne à l’esprit une certaine verticalité, un accès au discernement profond.
Mais ce que l’on dit moins souvent, c’est qu’il existe aussi un autre moment, un moment plus discret, presque silencieux… qui met souvent du temps à émerger. Ce moment on le retrouve explicité dans toutes les grndes voies illuminatives.
Le moment où la pratique a suffisamment œuvré pour que quelque chose puisse se détendre; non pas abandonner la pratique, mais voir qu’elle pointait depuis toujours vers une manière d’être qui, elle, ne se fabrique pas.
Avec le temps, je deviens très attentif à ce seuil qui pointe chez ceux que j’accompagne.
Car continuer à accumuler lorsque l’accumulation n’est plus nécessaire peut parfois entretenir une forme de tension subtile; comme si l’on devait encore devenir ce que, d’une certaine manière, nous n’avons jamais cessé d’être.
Alors la question devient différente; ce n’est plus :
« Que dois-je encore faire ? »
Mais :
« Que puis-je cesser de tendre ? »
Ce passage ne se force pas, il ne se décrète pas non plus: il mûrit, il a en généralement mûri grâce aux étapes préalables. Et lorsqu’il mûrit, quelque chose dans la vie intérieure devient immédiatement plus simple, sans devenir moins profond.
C’est en grande partie cette maturation que j’explore aujourd’hui dans ma manière de transmettre grâce à des modèles innovants d'analyse du devenir de chacun. Non pour remplacer la pratique, mais pour honorer aussi ce vers quoi elle conduit et votre propre façon d'habiter la vie.
Il y a un temps pour s’exercer, et un temps pour laisser apparaître ce qui n’a jamais eu besoin d’être construit.
Si vous êtes dans une période d’engagement intense en la pratique, poursuivez avec confiance. Et, en parallèle, explorons ensemble des parenthèses de non-pratique.
Il arrive parfois, sans bruit que la vie intérieure appelle moins d’effort… et davantage de simplicité.
Ces moments sont complémentaires à ceux de la pratique, et ils ne font pas moins avancer. Souvent, ils révèlent que quelque chose, en profondeur, est déjà là.
Je continue d’affiner cette écoute dans ce que je partage.
Et je suis toujours touché de voir combien chaque chemin trouve naturellement son rythme lorsque rien n’est brusqué.
Pour ceux qui souhaitent explorer ce passage de la pratique à la non-pratique, nous proposons 10 contes audios de 7 minutes pour débuter l'exploration de “L’endroit qui ne lutte pas”.
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À tout de suite de l’autre côté…
P.S: Vous pouvez aussi partager ces contes avec quelqu’un qui traverse une période dense. Parfois, une courte histoire suffit pour desserrer un peu l’étau.