Patricia Spécialiste en Approche Naturelle de Santé

Patricia Spécialiste en Approche Naturelle de Santé Naturopathe, passionnée de technique Energétique et de bien-être animal, je suis bénévole aux Écuries LR (SIRET : 829 559 236 00015).

Tous les paiements que je perçois sont intégralement reversés à l’association pour soutenir leurs projets équestres. Avec un cursus de 14 formations spécialisées (Shiatsu, massages, digipuncture, homéopathie, aromathérapie, gemmothérapie, aimantothérapie brevetée, phytothérapie, fleurs de Bach, magnétisme, radiesthésie , naturopathe…), j’ai développé une approche complète et cohérente du vivant. D

epuis plus de 30 ans, j’ai eu la chance de collaborer avec des vétérinaires, ostéopathes et maréchaux, enrichissant ma pratique d’une solide expérience de terrain. Cela me permet aujourd’hui de poser des Evaluations en bioénergies précises et de construire des programmes de revitalisation adaptés à chaque cas, chaque pathologie — animale comme humaine. Je travaille aussi bien sur les animaux, les humains que leur environnement, en veillant à l’harmonisation des plans physique, émotionnel, énergétique et spirituel. Mon approche agit sur les déséquilibres visibles comme invisibles : carences, douleurs, inversions de polarité, désorganisation émotionnelle, tensions musculaires, mémoire cellulaire…

Je travaille principalement à distance, sur photo, mais je peux également accueillir vos chevaux dans nos écuries, si nécessaire. Chaque soin vise à rétablir l’équilibre global, recentrer l’énergie, et accompagner les processus naturels d’auto-régulation. Je prends un nombre limité de cas pour rester disponible et à l’écoute. Et parce que ce travail a une vocation de cœur, 100 % de mes bénéfices sont reversés à une association.

Parlons Homeopathie:ABRUS PRECATORIUS Identification de la souche : nom latin Abrus precatorius, famille Fabaceae, nom c...
20/04/2026

Parlons Homeopathie:

ABRUS PRECATORIUS

Identification de la souche : nom latin Abrus precatorius, famille Fabaceae, nom commun jequirity, pois rouge, réglisse sauvage, règne végétal, parties utilisées graines (très toxiques à l’état brut), préparation homéopathique après dilution et dynamisation.

Origine botanique : plante grimpante originaire des régions tropicales (Inde, Afrique, Amérique du Sud), connue pour ses graines rouges et noires très caractéristiques utilisées traditionnellement mais contenant une toxine puissante (abrine).

Constituants principaux : abrine (toxine protéique), alcaloïdes, flavonoïdes, substances actives à tropisme cutané et muqueux.
Tropisme principal : peau, muqueuses, système immunitaire, sphère ophtalmologique (paupières et conjonctive), action sur les tissus ulcérés et lésés.

Indications principales : atteintes cutanées et muqueuses importantes, affections ulcératives, lésions chroniques de la peau et des muqueuses.

Indications dermatologiques : épithélioma (dans un cadre homéopathique de terrain), lupus cutané, ulcères cutanés, lésions chroniques avec tendance à l’ulcération, altération des tissus cutanés.

Indications ophtalmologiques : paupières granuleuses, conjonctivites chroniques, irritation des paupières, inflammation oculaire avec aspect granuleux, atteintes des muqueuses oculaires.

Symptômes caractéristiques : lésions ulcéreuses, inflammation chronique des tissus, atteinte des muqueuses avec irritation persistante, tendance à la chronicité des lésions, altération progressive des tissus.

Profil de terrain possible : sujets présentant une fragilité cutanée ou muqueuse, tendance aux lésions chroniques, terrain inflammatoire avec atteinte des tissus, sensibilité oculaire ou cutanée.

Utilisation selon les dilutions :
4 CH pour action locale sur les muqueuses et petites lésions,
5 CH pour affections cutanées et oculaires superficielles,
7 CH lorsque les troubles deviennent récurrents ou s’installent,
9 CH généralement utilisée contre les douleurs associées aux lésions ou inflammations,
15 CH pour atteintes chroniques des tissus et ulcérations,
30 CH pour action de terrain sur les affections cutanées et muqueuses persistantes.

Dilutions MK (korsakoviennes) : utilisées pour agir plus profondément sur les terrains chroniques avec atteintes cutanées ou muqueuses importantes.

Dilutions LM (cinquante millièmes) : permettent une action progressive dans les troubles chroniques cutanés ou oculaires, avec adaptation du traitement, échelle développée par Samuel Hahnemann.

Rappel : cette fiche est une fiche de présentation. En homéopathie, l’utilisation d’une souche nécessite la correspondance avec le terrain et le tableau symptomatique global.

Une souche utilisée sans correspondance avec le terrain peut ne produire aucun effet. Il est recommandé de se faire accompagner par un professionnel de santé, homéopathe ou vétérinaire selon le cas.
Trés bon Lundi à tous et à toutes
Patricia

Un grand merci à mes nouveaux followers ! Missxox Cloutier, Anja Mai-Schröder, Adrienne Lotos, Haras de la Gerillais, Bé...
15/04/2026

Un grand merci à mes nouveaux followers ! Missxox Cloutier, Anja Mai-Schröder, Adrienne Lotos, Haras de la Gerillais, Béatrice Elevage Zofé, Laure Dehe Gagneux, Frédérique Brunel, Elisabeth Giner, Philippe Robin, Elie Katumbayi Kabeya, Aurélie Hureau, Jeanne Cavalier, Stéphanie Robidoux, Equi Sino, Grace Dianda, Carène Chavasse-Frette, Wendy Staelens, Marine Cioccolini

CAUSE PROFONDE ET CONSÉQUENCES N°13 — Terrain anxieux (angoisses)🔬 Mécanisme physiopathologique - Le terrain anxieux se ...
07/04/2026

CAUSE PROFONDE ET CONSÉQUENCES N°13 — Terrain anxieux (angoisses)

🔬 Mécanisme physiopathologique - Le terrain anxieux se caractérise par une hyperactivation chronique de l’amygdale, centre de régulation des émotions et de la peur. Cette stimulation excessive entraîne une activation prolongée de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), avec une sécrétion accrue et persistante de cortisol.

Parallèlement, on observe une contraction chronique du diaphragme, perturbant la mécanique respiratoire et favorisant une respiration haute et inefficace.

🧠 Organes et tissus cibles
• Système digestif : intestins (axe intestin-cerveau fortement impliqué)
• Appareil respiratoire : poumons, diaphragme
• Système nerveux autonome : déséquilibre entre sympathique et parasympathique

⚠ Manifestations cliniques
• Troubles digestifs : ballonnements, spasmes, transit irrégulier
• Hyperventilation, respiration superficielle ou saccadée
• Sensation d’oppression thoracique
• Fatigue nerveuse, agitation ou hypersensibilité
• Troubles du sommeil possibles
🦠 Pathologies associées
• Asthme à composante anxieuse (majoration des crises par le stress)
• Colites fonctionnelles ou inflammatoires (type colopathie)
• Troubles fonctionnels digestifs liés au stress
• Syndromes respiratoires exacerbés par l’état émotionnel

🔎 Conséquences à long terme - Un terrain anxieux non régulé peut conduire à :
• Une chronicisation du stress biologique
• Une altération de la digestion et de l’assimilation
• Une fatigue des surrénales (dysrégulation du cortisol)
• Une perte de cohérence respiratoire avec impact global sur l’oxygénation
• Une majoration des troubles inflammatoires et immunitaires.

je vous retrouve à partir du 20 avril pour de nouveaux articles

Bonne lecture
Patricia Rinieri

Spécialiste en Approche Naturelle de Santé

Bonsoir a tous et à toutes,Je serai en congé du 7 au 19 avril.Aucun article ne sera publié pendant cette période.Pour to...
06/04/2026

Bonsoir a tous et à toutes,

Je serai en congé du 7 au 19 avril.
Aucun article ne sera publié pendant cette période.

Pour toute urgence ou pour planifier un rendez-vous après mes congés, vous pouvez contacter ma fille, Léna Rinieri (sur Facebook).

Je vous souhaite une excellente fin de semaine.

Parlons HomeopathieABROTANUMIdentification de la souche : nom latin Artemisia abrotanum, famille Asteraceae, nom commun ...
06/04/2026

Parlons Homeopathie

ABROTANUM

Identification de la souche : nom latin Artemisia abrotanum, famille Asteraceae, nom commun citronnelle, aurone ou armoise citronnelle, règne végétal, parties utilisées parties aériennes (feuilles et sommités fleuries), préparation homéopathique à partir de la plante fraîche.

Origine botanique : plante originaire d’Europe méridionale et d’Asie, cultivée dans les jardins, reconnaissable à son odeur citronnée caractéristique et traditionnellement utilisée en phytothérapie digestive et vermifuge.

Constituants principaux : huiles essentielles, lactones sesquiterpéniques, flavonoïdes et principes amers agissant sur la digestion, le métabolisme et les fonctions parasitaires.

Tropisme principal : système digestif, intestins, métabolisme nutritionnel, système ostéo-articulaire, influence sur la croissance et l’assimilation, action marquée sur le système nerveux et le terrain général.

Indications principales : amaigrissement marqué malgré un appétit parfois conservé, fonte musculaire avec membres maigres et abdomen distendu (aspect jambes maigres et gros ventre), troubles de l’assimilation, dénutrition, troubles de la croissance chez l’enfant.

Troubles de l’assimilation : mauvaise fixation des nutriments, en particulier du calcium, re**rd de croissance, rachitisme, faiblesse osseuse, troubles du développement.

Parasitologie : présence de vers intestinaux tels que vers ronds, vers plats, ténia, terrain parasitaire avec troubles digestifs associés.

Troubles digestifs : diarrhée, troubles intestinaux chroniques, digestion perturbée, alternance de troubles digestifs et généraux.

Symptôme clé : notion d’alternance morbide, notamment alternance entre rhumatismes et diarrhée, disparition d’un symptôme suivie de l’apparition d’un autre (exemple disparition de la diarrhée suivie de douleurs rhumatismales ou inversement).

Atteinte ostéo-articulaire : douleurs rhumatismales apparaissant en alternance avec les troubles digestifs, atteintes articulaires liées à un terrain déminéralisé ou carencé.

Profil de terrain possible : sujets amaigris, enfants en re**rd de croissance, terrain parasitaire, troubles d’assimilation, sujets présentant des alternances de symptômes, faiblesse générale avec atteinte nutritionnelle.

Symptômes caractéristiques : amaigrissement avec ventre distendu, faiblesse générale, troubles digestifs chroniques, alternance des symptômes, troubles de croissance, douleurs rhumatismales associées à des troubles digestifs.

Utilisation selon les dilutions :
4 CH pour action locale digestive et troubles parasitaires,
5 CH pour troubles digestifs fonctionnels et assimilation difficile,
7 CH lorsque les troubles deviennent récurrents ou touchent la fonction générale,
9 CH généralement utilisée contre les douleurs notamment rhumatismales ou digestives,
15 CH pour troubles d’assimilation profonds et alternances morbides,
30 CH pour action sur le terrain général avec amaigrissement et troubles chroniques.

Dilutions MK (korsakoviennes) : utilisées pour agir sur les terrains profonds avec troubles d’assimilation, dénutrition et alternance de pathologies, notamment dans les états chroniques.

Dilutions LM (cinquante millièmes) : permettent une action progressive et régulatrice dans les troubles chroniques de croissance, d’assimilation et les terrains fragiles, échelle développée par Samuel Hahnemann.

Rappel : cette fiche est une fiche de présentation, l’utilisation en homéopathie nécessite l’identification du terrain et du tableau symptomatique global, une souche utilisée sans correspondance avec le terrain peut ne produire aucun effet thérapeutique.

Bonne lecture
Bon lundi
Patricia Spécialiste en Approche Naturelle de Santé

QUAND L’ATAXIE TRAVERSE LE TEMPSCas d’école : suivi d’un cheval ataxique de 18 mois à 23 ansNeurologie, compensation et ...
05/04/2026

QUAND L’ATAXIE TRAVERSE LE TEMPS

Cas d’école : suivi d’un cheval ataxique de 18 mois à 23 ans
Neurologie, compensation et physiologie intégrative

INTRODUCTION

L’ataxie chez le cheval est un trouble neurologique complexe qui reste souvent difficile à expliquer, même après des examens vétérinaires approfondis. Dans de nombreux cas, les investigations classiques telles que les radiographies, la myélographie ou l’imagerie ne mettent pas en évidence de lésion évidente, alors même que le cheval présente une locomotion neurologiquement instable.

Le cas présenté ici concerne un cheval suivi de l’âge de 18 mois jusqu’à 23 ans. Tout au long de sa vie, les examens vétérinaires n’ont jamais permis d’identifier de lésion structurelle significative. Les radiographies cervicales n’ont révélé ni fracture ni arthrose, et seule une faible compression médullaire a été évoquée. Cette dernière, bien que discrète, a été considérée à l’époque comme une contre-indication à toute reprise de travail, en raison du risque pour l’humain, notamment celui de chute lié à l’instabilité neurologique.

Malgré cet avis défavorable, aucune évolution pathologique aggravante n’a été objectivée au fil du temps.

L’analyse repose sur un suivi clinique de plus de vingt ans, sur des bilans fonctionnels neurologiques récents, ainsi que sur l’observation du rôle déterminant de la cavalière dans la stabilisation locomotrice.

HISTORIQUE ET ÉVOLUTION CLINIQUE

Les premiers signes apparaissent vers l’âge de 18 mois, une période où l’on observe fréquemment l’expression des ataxies liées au développement vertébral ou neurologique. Dès le début, le tableau clinique est particulièrement marqué : le poulain est presque impossible à déplacer, ne pouvant pratiquement plus marcher. Sa démarche est extrêmement instable, au point de donner l’impression d’un animal « ivre », avec une perte majeure de coordination.

Les symptômes initiaux incluent ainsi une démarche irrégulière, une instabilité marquée des postérieurs et des difficultés importantes de coordination. Les études vétérinaires montrent que de nombreux cas d’ataxie apparaissent entre 1 et 2 ans, notamment dans les formes liées aux anomalies de développement cervical, ce qui correspond précisément à l’âge d’apparition observé ici.

Malgré cette atteinte sévère au départ, le cheval a conservé pendant plus de vingt ans une locomotion fonctionnelle. Cette évolution favorable s’explique par la mise en place progressive de mécanismes de compensation neurologique, soutenus par un travail régulier et un accompagnement constant de sa cavalière.

À l’âge de 23 ans, une aggravation devient visible lorsque le cheval cesse le travail. Les bilans récents mettent alors en évidence un déficit de synchronisation sensorimotrice ainsi qu’une faiblesse musculaire profonde de stabilisation.

BILAN FONCTIONNEL NEUROLOGIQUE ET LECTURE INTEGRATIVE

Le bilan présenté ici repose à la fois sur une évaluation neurologique fonctionnelle et sur une lecture intégrative des régulations physiologiques de l’organisme.

Cette approche ne se substitue pas aux examens vétérinaires classiques, mais vise à explorer des dimensions fonctionnelles parfois non objectivables à l’imagerie, notamment en ce qui concerne la coordination sensorimotrice, les capacités d’adaptation et les mécanismes de compensation.

Dans ce cadre, plusieurs marqueurs ont été analysés, permettant de mettre en évidence des déséquilibres et des stratégies adaptatives de l’organisme.

Le bilan neurologique fonctionnel montre une coordination sensorimotrice faible, estimée à 30 %, traduisant une difficulté dans l’intégration des informations sensorielles et motrices. Le muscle multifidus, essentiel à la stabilisation dorsale, présente une activité très basse, évaluée à 5 %, ce qui confirme une instabilité du tronc.

Parallèlement, une réponse à la douleur élevée, à 140 %, indique une hyperexcitabilité nerveuse. Le lobe flocculo-nodulaire, impliqué dans l’équilibre et la coordination, fonctionne à 80 %, ce qui témoigne d’une compensation cérébelleuse active.

Le marqueur le plus marquant reste la proprioception, mesurée à 175 %, traduisant une hyperactivation sensorielle. L’encéphale, dans sa fonction embryonnaire, est évalué à 30 %, ce qui suggère une fragilité neurologique initiale. En revanche, la mémoire locomotrice est pleinement fonctionnelle à 100 %, signe d’une compensation acquise au fil des années.

Enfin, l’absence de processus dégénératif majeur est confirmée par un marqueur dégénératif faible à 10 %, tandis que le fibrinogène à 50 % indique une inflammation modérée.

L’ensemble de ces données oriente clairement vers une ataxie développementale compensée, plutôt que vers une pathologie dégénérative.

ENCADRE VETERINAIRE : ATAXIE DEGENERATIVE VS ATAXIE DEVELOPPEMENTALE

L’ataxie dégénérative apparaît généralement de manière progressive à l’âge adulte, avec une dégradation neurologique continue, des lésions visibles à l’imagerie et une faible capacité de compensation, ce qui conduit souvent à un mauvais pronostic fonctionnel.

À l’inverse, l’ataxie développementale survient souvent précocement, évolue de manière relativement stable, présente parfois peu ou pas de lésions visibles et peut bénéficier de mécanismes de compensation neurologique permettant une stabilisation.

Chez le cheval, plusieurs maladies neurologiques sont décrites comme causes fréquentes d’ataxie, notamment le syndrome du Wobbler (cervical vertebral stenotic myelopathy), l’équine protozoal myeloencephalitis et l’équine degenerative myeloencephalopathy.

LE FACTEUR EMBRYONNAIRE

Un élément déterminant dans ce cas est la présence d’un marqueur embryonnaire encéphalique faible, évalué à 30 %. Ce type de profil suggère un terrain neurologique fragile dès la gestation.

Les recherches vétérinaires montrent que certaines ataxies peuvent être liées à une prédisposition génétique, à des anomalies de développement vertébral, ou encore à des facteurs nutritionnels et environnementaux durant la croissance.

La période comprise entre 12 et 24 mois correspond à une phase critique pour la croissance vertébrale et la maturation neurologique. L’apparition de l’ataxie à 18 mois s’inscrit parfaitement dans cette fenêtre de vulnérabilité.

Ainsi, l’origine possible de l’ataxie peut être envisagée sur trois niveaux successifs : la gestation, le développement neurologique du poulain, puis l’expression clinique lors de la croissance. Parmi les facteurs impliqués figurent notamment la nutrition de la jument, l’équilibre minéral, la rapidité de la croissance vertébrale et la prédisposition génétique.

L’HYPERPROPRIOCETION : une stratégie de compensation
Le marqueur le plus spectaculaire du bilan est la proprioception, mesurée à 175 %. La proprioception correspond à la perception interne de la position des membres, de l’équilibre du corps et de la tension musculaire.

Dans ce cas, l’organisme semble avoir développé une hyper activation des capteurs sensoriels. Cette hyper proprioception permet une correction permanente de la posture, une adaptation rapide des appuis et une stabilisation locomotrice malgré le déficit neurologique.

Autrement dit, le système nerveux du cheval compense son défaut de coordination centrale par une surveillance sensorielle renforcée.
Le mécanisme de compensation repose sur plusieurs éléments complémentaires. Le cervelet, et plus précisément le lobe flocculo-nodulaire, assure l’équilibre, la coordination et l’adaptation locomotrice, avec une activité de 80 % traduisant une compensation active.

Les capteurs périphériques situés dans les muscles, les tendons et les articulations sont fortement sollicités, ce qui permet au corps de corriger en permanence les déséquilibres. La mémoire locomotrice, acquise grâce au travail avec la cavalière, permet la répétition et l’adaptation du schéma locomoteur, atteignant un niveau optimal de 100 %.

Enfin, la cavalière joue un rôle de stabilisation externe en assurant la guidance, la correction d’équilibre et la stimulation sensorielle. Elle agit comme une véritable extension du système de régulation locomotrice.

Malgré une synchronisation sensorimotrice faible et une faiblesse du multifidus, le cheval parvient ainsi à maintenir une locomotion fonctionnelle grâce à la combinaison de la compensation neurologique et du travail guidé.

POURQUOI CERTAINS DIAGNOSTICS RESTENT INVISIBLES ?

Les examens vétérinaires reposent principalement sur la détection de lésions anatomiques visibles telles que les fractures, les compressions médullaires, l’arthrose ou les malformations vertébrales. Cependant, certaines pathologies sont fonctionnelles plutôt que structurelles.

Les études d’imagerie montrent que l’identification des compressions médullaires peut être difficile et parfois discordante avec les lésions observées après autopsie. Cela signifie que certaines anomalies neurologiques peuvent rester indétectables par l’imagerie classique, et que des troubles de coordination peuvent exister sans lésion visible.

Les troubles neurologiques locomoteurs chez le cheval peuvent avoir plusieurs origines. Parmi les plus fréquemment décrites figure la cervical vertebral stenotic myelopathy, communément appelée syndrome du Wobbler. Cette affection provoque une compression de la moelle cervicale, une incoordination locomotrice et une instabilité des postérieurs.
Elle apparaît souvent entre 6 mois et 3 ans, période correspondant à la croissance rapide du squelette.

Cependant, plusieurs études montrent que certaines compressions restent très faibles ou difficiles à détecter, et que l’imagerie ne correspond pas toujours exactement aux signes cliniques. Ainsi, certains chevaux présentent une ataxie sans lésion clairement visible, ce qui suggère l’existence de troubles neurologiques fonctionnels ou développementaux.

LE RÔLE déterminant DE LA CAVALIÈRE

Dans ce cas précis, la cavalière joue un rôle essentiel. Lorsque le cheval travaille, les circuits sensoriels sont stimulés, les muscles stabilisateurs sont activés et les compensations neurologiques fonctionnent efficacement.
En revanche, lorsque l’activité cesse, les compensations diminuent et l’ataxie redevient visible.

La cavalière agit donc comme une extension du système de régulation locomotrice du cheval.

Le travail mis en place repose sur une base neurologique construite dès le plus jeune âge. Entre 3 et 5 ans, un travail à pied a été privilégié afin d’apprendre au cheval à mobiliser son corps et à développer sa conscience corporelle.
Cette phase a également permis de vérifier que l’application des aides pouvait être similaire à celle utilisée avec un cheval sans pathologie.

Entre 8 et 17 ans, le cheval a été travaillé de manière classique, avec un programme incluant du dressage et du travail au galop sur des terrains variés. L’objectif était de maintenir ses capacités locomotrices ainsi que son système cardiovasculaire.

À 19 ans, une tentative de mise à la retraite a été envisagée, mais celle-ci a entraîné une dégradation rapide et marquée de son état, révélant un phénomène dégénératif important.

Aujourd’hui, il apparaît indispensable de maintenir une activité régulière, avec des séances d’environ 30 minutes, deux à trois fois par semaine.

Il a été observé qu’un arrêt de travail de seulement cinq à six jours suffit à provoquer une dégradation notable de son état, confirmant le rôle crucial de l’activité dans le maintien de ses fonctions neurologiques.

L’ÉPISODE D’OEDEME PULMONAIRE

Un épisode d’œdème pulmonaire est apparu récemment et suite à l’essai de mise en retraite. Après traitement vétérinaire, celui-ci a totalement disparu.

Dans un organisme qui compense en permanence un trouble neurologique, une fatigue physiologique peut entraîner un stress métabolique ainsi qu’une surcharge circulatoire temporaire.

L’épisode observé semble donc correspondre à un déséquilibre fonctionnel réversible plutôt qu’à une pathologie pulmonaire chronique.

Conclusion
Ce cas met en évidence plusieurs mécanismes essentiels, notamment la compensation neurologique, l’hyper proprioception adaptative, la plasticité du système nerveux et l’importance de l’activité locomotrice.

Il illustre également les limites des approches diagnostiques basées uniquement sur l’imagerie.

Ce cheval représente un cas d’école remarquable de résilience neurologique.
Malgré une fragilité probablement installée dès le développement embryonnaire, il a pu fonctionner pendant plus de vingt ans grâce à la plasticité de son système nerveux, à une hyper proprioception compensatrice, à une mémoire locomotrice efficace, ainsi qu’au travail régulier et à l’accompagnement constant de sa cavalière.

Ce cas rappelle une réalité essentielle : l’absence de lésion visible ne signifie pas nécessairement l’absence de trouble fonctionnel.

En résumé, il s’agit d’un cheval neurologiquement fragile mais extraordinairement résilient, dont la stabilité repose sur des compensations cérébelleuses et un apprentissage moteur profondément ancré.

Cheval et humain : une responsabilité collective
Le bien-être du cheval ne se décrète pas à travers des modes ou des dogmes. Il se construit par une adaptation constante à ses besoins réels.

Photo : lena rinieri

Patricia Spécialiste en Approche Naturelle de Santé

patricia.sema@sfr.fr
Mention légale – Contenu protégé (Article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle)

Le présent texte, issu de mes recherches et de mon expérience en Approche Naturelle de Santé sont en général des “Observation du jour et/ou des retours terrain”, et protégé par le droit d’auteur. Il peut être diffusé dans son intégralité à condition de mentionner clairement l’auteur. Toute reproduction partielle, adaptation, modification ou utilisation commerciale sans autorisation écrite préalable est strictement interdite et pourra donner lieu à des actions légales.

https://www.dvm360.com/view/spinal-ataxia-horses-proceedings
https://academic.oup.com/af/article/12/3/37/6608427
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35953144/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/22533785/

LE COÛT INVISIBLE DE LA PERFORMANCE PRECOCE CHEZ LE CHEVAL - Axe : Système équestre & sociétéDans le système équestre co...
04/04/2026

LE COÛT INVISIBLE DE LA PERFORMANCE PRECOCE CHEZ LE CHEVAL - Axe : Système équestre & société

Dans le système équestre contemporain, la précocité sportive est devenue une norme implicite. Dans de nombreuses disciplines, les jeunes chevaux sont mis au travail et valorisés très tôt, parfois dès l’âge de 2 ou 3 ans. Cette pratique répond à des logiques économiques et sportives bien établies, mais elle pose une question essentielle : quel est le coût réel de cette précocité pour le cheval ?

UNE PRECOCITE PRÉSENTE DANS PLUSIEURS DISCIPLINES
Contrairement à une idée répandue, la mise au travail précoce ne concerne pas uniquement le saut d’obstacles. Elle s’observe dans plusieurs secteurs du monde équestre :
Courses hippiques (galop et trot)
Les chevaux commencent souvent l’entraînement vers 18 à 24 mois et peuvent courir dès 2 ans dans certaines courses. À cet âge, la croissance osseuse est encore largement incomplète.

Saut d’obstacles (CSO)
Le débourrage intervient généralement vers 3 ans, avec participation aux cycles jeunes chevaux à 4 ans, puis intensification du travail à 5 et 6 ans.

Dressage sportif
Même si la progression est parfois plus progressive, de nombreux chevaux sont débourrés à 3 ans et présentés en épreuves jeunes chevaux à 4 ou 5 ans.

Concours complet (CCE)
La formation est similaire à celle du CSO : débourrage vers 3 ans et entrée en compétition jeune cheval dès 4 ans.

Disciplines western et reining
Dans certaines compétitions (futurities), les chevaux peuvent être présentés très jeunes, parfois à 3 ans, ce qui implique un entraînement intensif préalable.
Le cas du cheval de randonnée : une demande croissante et des formations accélérées.

cette valorisation économique peut parfois s’accompagner d’une accélération des cycles de formation. Les chevaux destinés à la randonnée sont souvent débourrés autour de 3 ans, puis rapidement sollicités pour des sorties longues, parfois sur des terrains variés et exigeants. Le cheval de randonnée est souvent perçu comme un cheval « facile » ou « rustique ». Pourtant, sa fonction exige endurance, équilibre et solidité. Ces qualités nécessitent elles aussi une formation progressive et respectueuse du rythme biologique de l’animal.

Ainsi, dans l’ensemble du système équestre, la valorisation sportive intervient bien avant la maturité physiologique complète du cheval.

UNE MATURATION BIOLOGIQUE ENCORE INACHEVEE

Le cheval est un animal dont la maturation physiologique est lente. La croissance osseuse, la consolidation des articulations, la maturation des fascias et du système nerveux se poursuivent jusqu’à 6 à 7 ans, voire davantage pour certaines structures profondes.

Lorsque l’entraînement intensif intervient trop tôt, le corps doit compenser une contrainte pour laquelle il n’est pas encore pleinement prêt. Ces compensations peuvent se traduire par :
• des inflammations articulaires précoces
• des atteintes tendineuses ou ligamentaires
• des blocages ostéo-articulaires récurrents
• des troubles digestifs liés au stress physiologique
• une fatigue chronique du système nerveux
Ces signes ne sont pas toujours visibles immédiatement. Ils constituent souvent un coût biologique différé.

LA LOGIQUE ÉCONOMIQUE DU SYSTÈME

La valorisation précoce des chevaux ne s’explique pas uniquement par des choix sportifs. Elle s’inscrit dans un système économique structuré autour de la rapidité de production et de rentabilité.
Dans de nombreux pays, les éleveurs sont aujourd’hui soumis à une pression croissante : produire davantage de chevaux, les produire plus vite, et les mettre sur le marché le plus tôt possible. Les circuits de sélection, les ventes et les compétitions jeunes chevaux encouragent cette dynamique en valorisant les individus capables de montrer leur potentiel dès l’âge de 3 ou 4 ans.

Dans ce contexte, le jeune cheval devient souvent un produit à valorisation rapide. La logique n’est plus seulement d’élever un athlète durable, mais de démontrer rapidement sa valeur sportive ou commerciale.

CETTE ACCELERATION A PLUSIEURS CONSÉQUENCES.
D’abord, les cycles d’élevage se raccourcissent. Les poulains sont préparés très tôt à entrer dans un circuit de débourrage et de travail, parfois sans que leur développement physique et psychologique ait été pleinement respecté.

Ensuite, la demande importante de chevaux prêts à être présentés rapidement sur les circuits crée un marché du débourrage très actif.
Si de nombreux professionnels travaillent avec compétence et respect du cheval, la qualité des pratiques est extrêmement variable.

L’apparition de structures peu expérimentées ou insuffisamment formées peut conduire à des débourrages réalisés dans la précipitation, parfois sous pression économique.
Un débourrage mal conduit ne laisse pas toujours de traces immédiatement visibles, mais il peut provoquer :
• des tensions locomotrices précoces
• des défenses comportementales
• des compensations biomécaniques durables
• une perte de confiance dans la relation homme-cheval
Dans certains cas, les conséquences n’apparaissent que plusieurs mois ou années plus t**d, lorsque le cheval entre dans un travail plus exigeant.

Ainsi, la précocité n’est pas seulement une question d’âge de mise au travail. Elle est aussi le résultat d’un système qui encourage la rapidité, parfois au détriment de la qualité de formation du cheval.
Cette situation interroge directement la responsabilité collective du milieu équestre : éleveurs, cavaliers, entraîneurs, circuits de compétition et marché du cheval participent tous, à des degrés divers, à la construction de ce modèle.

DES CONSEQUENCES TRES SOUVENT INVISIBLES

L’un des paradoxes de la précocité sportive est que ses effets ne sont pas toujours immédiatement détectables par les examens classiques.

De nombreux jeunes chevaux présentent en effet des clichés radiographiques jugés satisfaisants à 3, 4 ou même 5 ans, ce qui peut donner l’impression que leur appareil locomoteur supporte bien les contraintes précoces du travail.

Cependant, la radiographie ne révèle qu’une partie de la réalité biologique. Elle permet principalement d’observer l’état des structures osseuses visibles, mais elle renseigne peu sur la qualité fonctionnelle des tissus mous, pourtant essentiels dans la locomotion du cheval.

Ainsi, plusieurs types d’atteintes peuvent rester longtemps silencieuses :
• microtraumatismes des tendons et des ligaments
• tensions chroniques des fascias
• déséquilibres musculaires installés précocement
• contraintes excessives sur certaines zones de la colonne vertébrale (notamment cervicales et sacro-iliaques)
• fatigue précoce du système nerveux et hormonal

Ces déséquilibres peuvent rester compensés pendant plusieurs années. Le cheval continue alors à performer, parfois même à haut niveau, jusqu’au moment où la capacité de compensation de l’organisme atteint ses limites.

C’est souvent à ce stade que les problèmes apparaissent : blessures récurrentes, boiteries intermittentes, baisse de performance, troubles comportementaux ou difficulté à maintenir une carrière sportive durable.

Ainsi, des radios jugées normales chez un jeune cheval ne garantissent en aucun cas l’absence de contraintes biomécaniques accumulées. Elles témoignent simplement de l’absence de lésions osseuses visibles à un instant donné, sans préjuger de l’évolution future de l’appareil locomoteur.

Cette dimension contribue au caractère « invisible » du coût de la précocité : les effets les plus importants ne sont parfois perceptibles que plusieurs années après les premières sollicitations intensives.

Pourquoi un cheval peut-il avoir de « bonnes radios » et être déjà fragilisé ?

Dans le monde équestre, les examens radiographiques réalisés chez les jeunes chevaux notamment à 3, 4 ou 5 ans lors des ventes ou des débuts sportifs, sont souvent considérés comme un indicateur fiable de la solidité future du cheval.

Pourtant, des clichés radiographiques jugés satisfaisants ne garantissent pas nécessairement l’absence de fragilités.

Plusieurs facteurs expliquent ce décalage.
La radiographie montre surtout l’os
La radiographie permet principalement d’observer les structures osseuses : articulations, présence de fragments, anomalies visibles du cartilage ou de l’os sous-chondral.

En revanche, elle renseigne peu sur les tissus mous qui jouent un rôle majeur dans la locomotion :
• tendons
• ligaments
• fascias
• muscles
• système nerveux périphérique

Or ce sont souvent ces structures qui subissent les premières contraintes lors d’un travail intensif précoce.
La maturation du squelette n’est pas terminée
Chez le cheval, certaines plaques de croissance se ferment relativement t**d.

La colonne vertébrale, notamment les zones cervicales et lombaires, poursuit sa maturation jusqu’à 6 ou 7 ans, parfois davantage selon les individus.

Un cheval peut donc présenter des radios normales tout en étant encore biologiquement immature pour supporter certaines contraintes sportives.

LES COMPENSATIONS BIOMECANIQUES MASQUENT LES TENSIONS

Le corps du cheval possède une grande capacité d’adaptation. Lorsqu’une zone est sursollicitée ou fragilisée, d’autres structures prennent le relais pour maintenir la locomotion.

Ces compensations peuvent s’installer silencieusement pendant plusieurs années :
• tensions des fascias
• déséquilibres musculaires
• surcharge de certaines articulations
• contraintes sur la région sacro-iliaque ou cervicale

Tant que ces mécanismes compensatoires fonctionnent, le cheval peut continuer à travailler ou à concourir sans signe évident.

LES MICROTRAUMATISMES NE SONT PAS TOUJOURS VISIBLES

Les microtraumatismes liés à l’entraînement intensif notamment dans les tendons, ligaments ou insertions musculaires ne sont généralement pas détectables à la radiographie.
Ils peuvent cependant fragiliser progressivement l’appareil locomoteur.

Les premiers signes apparaissent parfois seulement plusieurs années plus t**d : boiteries intermittentes, baisse de performance, blessures récurrentes.

UNE QUESTION ETHIQUE ET SOCIETALE

Au-delà de la dimension vétérinaire ou sportive, la précocité soulève une réflexion plus large sur la place du cheval dans la société.
Le cheval est à la fois :
• partenaire sportif
• être sensible
• acteur économique

Trouver un équilibre entre ces dimensions devient un enjeu central du système équestre contemporain.

VERS UN MODELE PLUS DURABLE

Face aux limites du modèle actuel, de plus en plus de professionnels du monde équestre s’interrogent sur la manière de construire des carrières sportives plus durables pour les chevaux.
Cette évolution passe d’abord par une meilleure prise en compte du rythme biologique de l’animal : développement musculaire progressif, travail préparatoire avant spécialisation sportive, périodes de récupération suffisantes et suivi vétérinaire ou ostéopathique régulier.

Certaines approches arrivent à détecter des déséquilibres plus précoces, avant même l’apparition de lésions visibles ou de symptômes cliniques.

Parmi elles, les analyses en bioénergie ou les approches fonctionnelles globales s’intéressent au fonctionnement de l’organisme dans son ensemble.

Elles permettent de mettre en évidence des perturbations subtiles qui ne sont pas encore détectables par les examens classiques.

Ces analyses peuvent révéler, par exemple :
• des déséquilibres du système nerveux autonome
• une surcharge inflammatoire
• des perturbations digestives ou métaboliques
• des faiblesses immunitaires
• des tensions dans certains tissus ou systèmes organiques

Chez de jeunes chevaux pourtant jugés « aptes » sur le plan clinique ou radiographique, ces signaux précoces peuvent témoigner d’un organisme déjà fortement sollicité par l’entraînement, le stress ou les contraintes environnementales.

Sans se substituer aux approches vétérinaires, ces méthodes peuvent ainsi constituer un outil complémentaire d’observation, permettant d’anticiper certaines fragilités et d’adapter plus finement la gestion du travail, de l’alimentation ou de la récupération.

Dans cette perspective, la question centrale n’est plus seulement de savoir si un cheval est capable de performer rapidement, mais dans quelles conditions il pourra préserver son équilibre physiologique et mental sur le long terme.

Car la durabilité du système équestre dépend aussi de la capacité des professionnels à mieux écouter les signaux précoces que l’organisme du cheval exprime, bien avant l’apparition des blessures.

Conclusion : Repenser la temporalité de la carrière du cheval
La performance précoce s’inscrit dans un système où les impératifs économiques et de valorisation rapide dominent.
Pourtant, le cheval n’atteint sa pleine maturité locomotrice qu’entre 6 et 7 ans.
Cette logique est d’autant plus paradoxale que les éleveurs, malgré des investissements lourds (reproduction, insémination, alimentation, soins), sont souvent peu rémunérés à la hauteur de leur travail, ce qui accentue la pression pour valoriser les jeunes chevaux rapidement.

Or, une sollicitation précoce entraîne des compensations invisibles à court terme, mais responsables de microtraumatismes, d’usure prématurée et de carrières écourtées.

L’enjeu dépasse la performance immédiate : il s’agit de repenser la durabilité des chevaux en réévaluant l’âge de mise au travail, la progressivité de la formation et la pression compétitive.

Le choix est clair : privilégier la rentabilité à court terme ou construire un modèle respectueux de la longévité physique et mentale du cheval.

Repenser cette temporalité est un engagement collectif pour un système plus juste, pour le cheval comme pour ceux qui le font naître.

Au fil des années, mon analyse suite à de nombreux bilans bioénergétiques chez des chevaux de sport a mis en évidence des déséquilibres récurrents chez les jeunes chevaux en formation.

Bien que ces observations proviennent d’une pratique de terrain et non d’une approche vétérinaire, elles rejoignent de façon étonnamment cohérente plusieurs connaissances établies en biomécanique et en médecine équine concernant la maturation t**dive de l’organisme du cheval et l’impact des contraintes précoces.

Ces observations empiriques font écho aux travaux de chercheurs en biomécanique et en médecine équine (Clayton, McIlwraith, Ross & Dyson), qui soulignent l’importance de la maturation t**dive de certaines structures locomotrices du cheval.

Photo : lena rinieri

Patricia Spécialiste en Approche Naturelle de Santé-
patricia.sema@sfr.fr

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(Dyce, Sack & Wensing, Textbook of Veterinary Anatomy ; Clayton & Hobbs, recherches en biomécanique équine).
Ross & Dyson, Diagnosis and Management of Lameness in the Horse ; McIlwraith, recherches sur l’arthrose et les pathologies articulaires).
• Dyce, K., Sack, W., Wensing, C. — Textbook of Veterinary Anatomy
• Ross, M. & Dyson, S. — Diagnosis and Management of Lameness in the Horse
• McIlwraith, C.W. — recherches sur les pathologies articulaires du cheval de sport
• Clayton, H. & Hobbs, S. — travaux en biomécanique et locomotion équine
• Barneveld, A. & van Weeren, P. — études sur le développement articulaire du jeune cheval

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La dernièrement publication en provenance du CERN (Centre Européen de Recherche Nucléaire, situé aux portes de Genève, où se trouvent les plus grands anneaux d'accélération des particules) le confirme.

https://www.picbleu.fr/page/la-radiesthesie-la-tele-radiesthesie-et-le-pendule

De l'importance de pouvoir (savoir) tester...