Les femmes Phénix - Renaître après le cancer du sein

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Après avoir traversé 3 cancers en 2022, je vous partage tout ce qui m'a aidée à traverser cette épreuve pour vous offrir un espace de partage et vous permettre de renaître, vous aussi, en calmant vos peurs et en gérant toutes vos douleurs post-cancer

Pourquoi suis-je tombé malade ?Nous nous posons toutes la question...La réponse dans mon post Facebook. 🥰🌈😘
06/04/2026

Pourquoi suis-je tombé malade ?
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L’hormonothérapieCOMPRENDRE LE CANCER DU SEIN — PARTIE 3L'hormonothérapie : comment elle fonctionne(Ce que votre oncolog...
16/03/2026

L’hormonothérapie

COMPRENDRE LE CANCER DU SEIN — PARTIE 3
L'hormonothérapie : comment elle fonctionne
(Ce que votre oncologue ne vous a peut-être jamais expliqué)



Voilà plus de 3 ans que je prends mon hormonothérapie chaque matin.
Longtemps, je ne comprenais pas vraiment ce qu'elle faisait dans mon corps.
On m'avait dit : "ça réduit le risque de récidive, il faut tenir 5 à 10 ans."
C'est vrai. Mais c'est très incomplet.



📌 Si vous n'avez pas lu mon article précédent :
L'hormonothérapie réduit le risque de récidive pouvant aller jusqu'à 50 % — un chiffre relatif, que j'ai expliqué en détail dans la Partie 2 de cette série, disponible sur mon groupe Le Cercle des Femmes Phénix.

Ce que je veux ajouter ici, et qui est tout aussi important :
Toutes les femmes sous hormonothérapie ne souffrent pas d'effets secondaires.
Certaines traversent ces 5 à 10 ans sans perturbation majeure de leur quotidien.

Mais pour celles qui en souffrent — et elles sont nombreuses — comprendre pourquoi ces effets apparaissent change radicalement la façon dont on les vit.
Pas pour faire peur.
Pour donner des repères là où il n'y en a souvent aucun.

Voici donc la mécanique réelle de ce traitement — expliquée clairement, avec les sources officielles.



1. POURQUOI L'HORMONOTHÉRAPIE ?
Environ 75 à 80 % des cancers du sein sont dits hormonodépendants (1)(2).
Cela signifie que les cellules cancéreuses utilisent vos hormones naturelles — les œstrogènes — comme carburant pour se multiplier.

Les œstrogènes se fixent sur des récepteurs présents à la surface de ces cellules cancéreuses, déclenchant leur division et leur prolifération.
L'hormonothérapie coupe ce carburant — soit en empêchant les œstrogènes d'être produits, soit en bloquant les récepteurs sur lesquels ils se fixent (1)(2).

Ce n'est pas un traitement qui "guérit" le cancer déjà traité.
C'est un traitement dit adjuvant — il intervient en complément des traitements principaux (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie) — dont le rôle est de rendre l'environnement hormonal hostile à toute réapparition, sur le long terme (2).



2. CE QUE LES ŒSTROGÈNES FONT RÉELLEMENT DANS VOTRE CORPS
Avant de comprendre les effets du traitement, il faut comprendre ce que l'on supprime.

Les œstrogènes — principalement l'estradiol — ne sont pas de simples "hormones féminines liées à la reproduction".
Ce sont des hormones de communication cellulaire qui agissent comme une clé sur des récepteurs spécifiques — présents dans presque tous les tissus et organes de l'organisme (3).
Leur rôle est global, systémique, et souvent très méconnu — y compris des patientes elles-mêmes.

✅ Pour les os :
Les œstrogènes exercent une action dite anti-ostéoclastique — ils freinent l'activité des cellules chargées de détruire naturellement le tissu osseux, tout en favorisant sa minéralisation et sa solidité.
Tant qu'ils sont présents, le renouvellement osseux reste équilibré (4)(5).

✅ Pour le cœur et les vaisseaux :
Les œstrogènes jouent un rôle protecteur majeur sur le système cardiovasculaire — un rôle que beaucoup de femmes ignorent complètement.
Ils favorisent la relaxation et la souplesse des parois artérielles, augmentent le "bon" cholestérol (HDL), diminuent le "mauvais" (LDL), et exercent des propriétés anti-inflammatoires directes sur la paroi interne des vaisseaux sanguins (6)(7).
Avant la ménopause, les femmes sont ainsi mieux protégées que les hommes contre les maladies cardiovasculaires — grâce, en grande partie, à leurs œstrogènes (6)(7).

✅ Pour le cerveau :
Les œstrogènes sont des neuroprotecteurs.
Ils protègent le système nerveux central, maintiennent le volume de la substance grise dans des zones clés du cerveau, facilitent la transmission des signaux nerveux, et soutiennent activement la mémoire, la concentration et l'attention (8)(9).

✅ Pour le métabolisme et la glycémie :
Les œstrogènes protègent contre le diabète de type 2 via deux mécanismes : ils améliorent la sensibilité des cellules à l'insuline, et ils régulent la production d'hormones clés dans la régulation de la glycémie et de la sensation de satiété (10)(11).
Leur action métabolique joue donc simultanément sur le sucre, sur l'insuline, et sur la faim.

✅ Pour la peau et les muqueuses :
Les œstrogènes stimulent la production de trois composants essentiels à la qualité de la peau : le collagène, qui lui donne sa solidité, l'élastine, qui lui donne son élasticité, et l'acide hyaluronique, qui assure son hydratation (12).

Ils maintiennent également l'intégrité des muqueuses : génitales, urinaires, mais également celles des yeux, du nez et de bouche (et des gencives).

✅ Pour les muscles :
Les œstrogènes participent activement au maintien de la masse musculaire et à la capacité des fibres à se régénérer après l'effort.
Ils protègent contre la sarcopénie — cette fonte musculaire progressive souvent attribuée, à tort, au seul vieillissement (13).

✅ Pour le système immunitaire :
Les œstrogènes modulent le développement, la différenciation et la migration des cellules immunitaires — lymphocytes, macrophages — et influencent directement la réponse inflammatoire de l'organisme (14)(15).

✅ Pour la régulation de l'appétit :
L'estradiol influence indirectement les signaux de faim et de satiété via des mécanismes hormonaux complexes.
Leur variation peut donc perturber ces mécanismes de régulation — indépendamment de toute habitude alimentaire antérieure (16).

EN RESUME : les œstrogènes ne jouent pas un rôle localisé.
Ils jouent un rôle de régulation dans presque chaque système de votre corps.
C'est précisément parce que leur action est aussi étendue que leur suppression, même délibérée et médicalement justifiée, peut entraîner des répercussions sur l'organisme — variables d'une femme à l'autre.



3. OÙ CES HORMONES SONT-ELLES FABRIQUÉES ?
C'est là que beaucoup de femmes sont surprises — et que le traitement devient plus compréhensible.



➡️ Avant la ménopause :
La source principale de production des œstrogènes, ce sont les ovaires.
Leur activité est pilotée par le cerveau — plus précisément par l'hypophyse — via deux messagers chimiques appelés gonadotrophines : la FSH (hormone folliculo-stimulante) et la LH (hormone lutéinisante).
C'est ce circuit cerveau → hypophyse → ovaires qui régule le cycle menstruel et la production hormonale (2)(5).



➡️ Après la ménopause (ou après l'ablation des ovaires) :
Les ovaires ne fonctionnent plus — mais votre corps ne cesse pas pour autant de fabriquer des œstrogènes.
Mais il continue à en produire, en quantité moindre, dans d'autres tissus :
le tissu adipeux (la graisse),
la peau,
le foie,
les glandes surrénales (5)(17),
grâce à une enzyme appelée aromatase, présente dans ces tissus, qui transforme des hormones dites "mâles" (androgènes), produites par les glandes surrénales en œstrogènes, dans un processus appelé aromatisation (17)(18).

C'est pourquoi, même après la ménopause, une production résiduelle d'œstrogènes persiste.
Et c'est précisément cette production résiduelle que certains traitements visent à bloquer.



4. QUEL TRAITEMENT SELON VOTRE PROFIL ?
Il n'y a pas une hormonothérapie — il y en a plusieurs, avec des mécanismes d'action différents, et la prescription dépend de votre situation hormonale au moment du diagnostic (2).
Donc, les indications ci-dessous sont données à titre général : seul votre oncologue peut vous prescrire le traitement qui VOUS conviendra le mieux.

➡️ Vous n'êtes pas ménopausée
▸ Analogues de la LH-RH (ex : Goséréline, Leuproréline)
Ces médicaments agissent au niveau du cerveau.
En saturant en permanence les récepteurs de l'hypophyse, ils interrompent le circuit de commande cerveau → ovaires.
Résultat : les ovaires ne reçoivent plus l'ordre de produire des œstrogènes — provoquant une ménopause artificielle temporaire, réversible à l'arrêt du traitement.
Mode d'administration : injection sous-cutanée ou intramusculaire, toutes les 4 semaines (ou toutes les 12 semaines selon le dosage) (2).

▸ Tamoxifène (famille des SERM — modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes)
Le tamoxifène n'empêche pas la production des œstrogènes.
Il se fixe sur les récepteurs aux œstrogènes présents sur les cellules cancéreuses — comme un bouchon dans une serrure — empêchant les œstrogènes naturels de s'y fixer et de déclencher la prolifération cellulaire.
Son action est sélective : il bloque les récepteurs dans certains tissus (sein, cellules cancéreuses) tout en les activant dans d'autres (os, foie).
Mode d'administration : comprimé oral, pris quotidiennement à heure fixe (2).

➡️ Vous êtes ménopausée (ou en ménopause induite) :
▸ Inhibiteurs de l'aromatase (Létrozole, Anastrozole, Exémestane...)
Puisque les ovaires ne fonctionnent plus, ces médicaments ciblent la production résiduelle d'œstrogènes dans les tissus périphériques.
Ils bloquent l'enzyme aromatase dans le tissu adipeux, la peau et le foie — interrompant l'aromatisation et supprimant ainsi jusqu'au dernier résidu de production œstrogénique dans l'organisme.
Mode d'administration : comprimé oral, pris quotidiennement à heure fixe (2).

Ces traitements agissent donc à des niveaux biologiques différents — cerveau, récepteurs cellulaires, enzyme de conversion — selon votre profil hormonal.
Mais ils ont un point commun : ils réduisent massivement — et délibérément — les œstrogènes circulants dans l'organisme.



5. CE QUE CELA SIGNIFIE CONCRÈTEMENT
Vous avez lu les rôles des œstrogènes dans la Section 2.
Vous comprenez donc ce qui se passe, à des degrés divers, lorsqu'on les supprime.

Les organes concernés par cet arrêt sont :
❌ Le squelette.
❌ Le système cardiovasculaire.
❌ Le cerveau.
❌ La peau et les muqueuses.
❌ Les muscles.
❌ Le métabolisme.
❌ Le système immunitaire.
❌ Les signaux de satiété (16).

Ces répercussions se manifestent de manière très variable d'une femme à l'autre.
Beaucoup de femmes traversent leur hormonothérapie sans perturbation majeure — et c'est une réalité qu'il est important de rappeler.

Mais pour celles qui souffrent d'effets secondaires, savoir pourquoi ils apparaissent — comprendre qu'ils ont une cause biologique réelle, documentée, et non "dans la tête" — change profondément la façon dont on les traverse.
Je vous en parlerai en détail dans le prochain article.



👉 Et vous, a-t-on pris le temps de vous expliquer tout cela avant de commencer votre traitement ?

🌈 Si cet article vous a aidée à mieux comprendre votre traitement, partagez-le à une femme qui en a besoin. 💙

Retrouvez tous les articles de cette série, classés et archivés, dans mon groupe :
Le Cercle des Femmes Phénix — Renaître après le cancer du sein



📌 Sources officielles :
(1) Gustave Roussy, "L'hormonothérapie a un impact plus important que la chimiothérapie sur la qualité de vie", 2019
(2) INCa, Guide patient "Les traitements des cancers du sein", 2013
(3) Geretto M. (Clue), "Tout sur les œstrogènes : les niveaux au cours du cycle menstruel", 2025
(4) GRIO (Claude Ribot), "Estrogènes et Tissu Osseux", 2009
(5) Barakat R. et al., "Extra-gonadal sites of estrogen biosynthesis and function", BMB Reports, 2016
(6) Dr A. Nagesh (CARE Hospitals), "Rôle des hormones dans la santé cardiaque", 2025
(7) American Heart Association / CARE, "Ménopause et risques cardiaques croissants", 2025
(8) Barakat R. et al., "Impact des œstrogènes sur le cerveau et la neuroprotection", 2016
(9) France Alzheimer, "Œstrogènes et Alzheimer : une étude sur la protection cognitive", 2022
(10) UNIGE / HUG, "Diabète : le rôle protecteur des œstrogènes enfin compris", 2018
(11) JCI Insight / UNIGE, "Effet des œstrogènes sur le métabolisme glycémique", 2018
(12) Sandra Ly, "Peau, ménopause et traitement hormonal", Gynéco Online, 2024
(13) Pellegrino A. et al., "Mechanisms of Estrogen Influence on Skeletal Muscle", Sports Med, 2022
(14) Barakat R. et al., "Estrogens and Inflammation", BMB Reports, 2016
(15) Guery J.C., "Impact des estrogènes sur le système immunitaire", Réalités Cardiologiques, 2012
(16) Barakat R. et al., "Estrogen and Appetite", BMB Reports, 2016
(17) INCa, "Cancer du sein : médicaments utilisés en hormonothérapie", 2020
(18) Yahiaoui S., Thèse inhibiteurs de l'aromatase, Université de Limoges, 2005
-cancer

© Françoise Boutet pour Equilibrance coaching - 15 Mars 2026

Pourquoi le cancer revient-il ? Pourquoi en avez-vous eu un ? Ce que la médecine sait — et qu'on ne vous dit jamais vrai...
06/03/2026

Pourquoi le cancer revient-il ? Pourquoi en avez-vous eu un ?
Ce que la médecine sait — et qu'on ne vous dit jamais vraiment.
Par Françoise — accompagnatrice post-cancer



"Le cancer est en moi. J'ai toujours peur qu'il revienne."

Si vous portez cette phrase — même silencieusement, même la nuit — cet article est pour vous.

Non pas pour vous rassurer avec des mots creux.
Mais pour vous donner ce que personne ne prend vraiment le temps de vous expliquer : comment le cancer se construit, pourquoi il apparaît, et pourquoi la peur de la récidive, bien que légitime, repose souvent sur une croyance fausse.

Celle que vous étiez condamnée depuis le début.
Vous ne l'étiez pas.



1. Le cancer n'était pas là avant votre diagnostic
C'est l'une des idées les plus répandues — et les plus douloureuses — parmi les femmes que j'accompagne.

"J'ai toujours eu ça en moi."
"C'était écrit quelque part dans mes gènes."
"Mon corps m'a trahie."

La réalité scientifique est différente, et elle mérite d'être posée clairement.

Le cancer n'est pas une maladie dormante qui attendait son heure depuis votre naissance. C'est un processus — lent, complexe, multifactoriel — qui se construit sur des années, parfois des décennies, à partir de micro-accidents cellulaires successifs. (1)

Ce n'est pas une bombe qui avait déjà une mèche allumée.
C'est un engrenage qui s'est grippé progressivement.



2. Comment nos cellules fonctionnent — et comment ce système peut déraper
Pour comprendre le cancer, il faut d'abord comprendre ce qui se passe normalement dans notre corps.

Chacune de nos cellules contient un code : l'ADN. Dans ce code, il existe deux types de gènes qui régulent la vie cellulaire en permanence (2) :
- Les accélérateurs — appelés proto-oncogènes en langage médical. Leur rôle : ordonner aux cellules de se diviser pour remplacer celles qui meurent. Sans eux, nos tissus ne se régénèrent pas.
- Les freins — appelés gènes suppresseurs de tumeurs. Leur rôle : empêcher cette division de devenir anarchique. Ils surveillent, contrôlent, et stoppent le processus quand c'est nécessaire.

Ce système fonctionne comme une voiture bien réglée : l'accélérateur et le frein en équilibre permanent.

Le cancer commence quand un accident génétique — une mutation — vient perturber cet équilibre. (1)

L'accélérateur reste bloqué à fond. Ou les freins lâchent.
La cellule ne reçoit plus le signal d'arrêt. Elle se multiplie, se multiplie, sans jamais s'arrêter.

Ce n'est pas une trahison de votre corps.
C'est un bug dans un système d'une complexité extraordinaire, sollicité des milliards de fois par jour.



3. Le temps caché : pourquoi on ne le voit pas venir
Voici ce qui change tout à la compréhension de la maladie.
Quand votre médecin a détecté votre tumeur, elle existait déjà depuis longtemps. Bien plus longtemps que vous ne l'imaginez (1).

Pour qu'une tumeur devienne détectable — environ 1 cm³, soit la taille d'un petit pois — il faut que la première cellule transformée se soit divisée environ 30 fois. Trente générations successives. (1)

Ce processus prend :
— entre 20 mois pour un cancer très agressif (temps de doublement court),
— jusqu'à 16 ans, voire plus, pour un cancer à croissance lente.

On estime en général qu'il faut entre 5 et 20 ans pour qu'une cellule accumule suffisamment de mutations pour former un cancer diagnosticable.

Pendant tout ce temps : aucun signe. Aucun symptôme. Un développement entièrement silencieux. (2)

Et pendant tout ce temps, votre système immunitaire n'est pas inactif. Il tente d'intercepter ces cellules anormales, de les neutraliser avant qu'elles ne forment une masse (2)(5). Parfois il réussit - et vous ne saurez jamais qu'il y a eu un danger (2). Parfois, pour des raisons multiples, il n'y parvient pas.



4. Pourquoi vous ? La question que toutes se posent.
C'est la question la plus douloureuse. Et souvent, la réponse qu'on vous donne est insuffisante.

La vérité : le cancer est presque toujours le résultat d'une combinaison de facteurs, jamais d'une cause unique. Et cette accumulation prend du temps — c'est précisément ce que nous venons de voir.

Voici ce que la recherche identifie aujourd'hui :
- Le hasard biologique (1)
Nos cellules se divisent des milliards de fois au cours d'une vie. À chaque division, il existe une infime probabilité d'erreur de copie dans l'ADN — sans agresseur extérieur, sans "faute" commise. Ce hasard joue un rôle dans environ 50 % des cancers.

- L'environnement (3)
Nous sommes exposées quotidiennement à des substances qui peuvent fragiliser notre ADN : certains pesticides, additifs alimentaires, polluants atmosphériques, produits industriels. Ces expositions, accumulées sur le long terme, peuvent favoriser les mutations.

- Le mode de vie (2)
L'obésité crée un déséquilibre hormonal qui favorise certains cancers dits hormono-dépendants — dont le cancer du sein. La sédentarité prive l'organisme d'un mécanisme de régulation cellulaire naturel. L'exposition excessive aux UV endommage l'ADN des cellules de la peau.

- Le stress chronique et les chocs émotionnels (4)
C'est le facteur dont on parle le moins — et celui que les femmes que j'accompagne ressentent souvent comme le plus juste. Un stress prolongé, un choc émotionnel majeur non traversé, affaiblissent les défenses immunitaires et créent un terrain moins capable de neutraliser les anomalies cellulaires.
Ce n'est pas une certitude absolue. Mais c'est une piste sérieuse, de plus en plus documentée.

- Le vieillissement (1) (2)
Avec l'âge, nos cellules accumulent naturellement les petites erreurs, et nos systèmes de réparation deviennent moins efficaces. C'est mécanique, pas inéluctable.

- L'hérédité (1) (2)
Contrairement à ce qu'on imagine souvent, la prédisposition génétique transmise par les parents ne concerne que 10 % des cancers. Pour 90 % d'entre nous, aucun gène "coupable" transmis à la naissance.



5. Et la récidive — pourquoi cette peur est si tenace ?
La peur de la récidive est l'une des séquelles les plus constantes de l'après-cancer. Je l'ai vécue. La plupart des femmes que j'accompagne la vivent encore, parfois des années après la fin des traitements.

Elle est légitime. Elle est réelle. Elle n'est pas "dans la tête".
j'en parle dans le prochain post.

Mais elle repose souvent sur une image inexacte de la maladie : celle d'un ennemi toujours présent, tapi quelque part, prêt à ressurgir à tout moment.

Comprendre que le cancer est un processus — pas une présence permanente — ne fait pas disparaître la peur.
Mais ça la déplace.
On passe de "je suis condamnée" à "je vis avec une incertitude que je peux apprendre à traverser".
Ce n'est pas la même chose. Pas du tout.



En résumé
Nous portons toutes le matériel génétique nécessaire à l'éclosion d'un cancer — c'est vrai.
Mais ce matériel seul ne suffit pas. Il faut une accumulation d'erreurs, du temps, des facteurs déclenchants, et une faille dans nos défenses naturelles.

Ce n'était pas écrit depuis toujours.
Ce n'est pas une fatalité gravée dans vos chromosomes à la naissance.
C'était un processus. Complexe. Multifactoriel. Partiellement aléatoire.

Et cette nuance-là — aussi subtile qu'elle paraisse — peut changer profondément la manière dont vous habitez votre corps et votre après-cancer.



Et vous — qu'est-ce que vous avez compris de votre cancer que personne ne vous avait expliqué ? Je suis curieuse de votre vécu.



Françoise — accompagnatrice post-cancer, fondatrice du Voyage du Phénix
Patient témoin en ETP certifiée ARS · EFT · Matrix Reimprinting



Notes sur l'origine des informations (sources) :
(1) Vidal.fr : Source principale pour l'explication des 30 générations de divisions, les calculs de temps (20 mois à 20 ans) et la statistique des 50 % liés au hasard biologique (erreurs de mitose) et des 10 % liés à l'hérédité.
(2) Wikipédia (Articles "Cancer", "Oncogène" et "Cancérogenèse") : Source pour l'analogie de la voiture (accélérateur/freins), la définition des gènes et les données sur l'impact de l'obésité et des rayons UV.
(3) Institut National du Cancer (INCa) : Source pour les informations sur les substances chimiques (formaldéhyde, benzène), les pesticides et les additifs alimentaires (nitrites dans la charcuterie).
(4) France 24 (via INCa/Études cliniques) : Source pour la mention du stress comme « complice » du cancer par son influence sur le terrain immunitaire.
(5) ORBi (Université de Liège - "Inflammation et cancer") : Source détaillant l'activité du système immunitaire au sein du microenvironnement de la tumeur naissante pour tenter de contrer les cellules anormales

24/01/2026

Suite à mon précédent post, il existe un site, créé par UFC Que choisir qui oermet de trouver la composition exacte de n'importe quel produit d'hygiène corporelle et cosmétique vendu dans le commerce.

Tout d'abord, il y a un résultat couleur qui renseigne sur :
- l'innocuité de chaque produit utilisé dans la formule dans l'état de nos connaissances actuelles,
- et en cliquant sur l'intitulé, l'ensemble de la composition du produit.

Pour rappel : plus il y a de produis chimiques (ultratransformes), plus il y a de risques d'interactions.
Donc, moins il y a de composants, plus la formule est safe !

Le lien pour y accéder est dans le 1er commentaire.

GUIDE COMPLET : PRENDRE SOIN DE SA PEAU SANS L'AGRESSERComme vous, j'achetais mes crèmes en magasin ou en pharmacie.Je c...
22/01/2026

GUIDE COMPLET : PRENDRE SOIN DE SA PEAU SANS L'AGRESSER

Comme vous, j'achetais mes crèmes en magasin ou en pharmacie.
Je croyais bien faire.
Mais surtout, j'avais été conditionnée par les publicités qui nous promettent une peau "plus lisse", "plus jeune", "plus éclatante"...

Alors qu'au fond, une belle peau, c'est simplement une peau en bonne santé.
Puis est arrivé le cancer. Et j'ai découvert que ces produits que je croyais bons regorgeaient de substances chimiques nocives. Certaines maintenant reconnues comme cancérigènes.

DEUX CONSEILS DE SÉCURITÉ AVANT DE COMMENCER
⚠️ Si vous êtes actuellement en traitement et que vous avez un doute sur un produit, demandez toujours conseil à votre médecin.
⚠️ Avant d'utiliser un nouveau produit, faites un test sur une petite zone de peau pendant 24h. Les allergies sont rares, mais possibles.

MON GUIDE PRATIQUE
Voici ce que j'utilise au quotidien. Simple, efficace, et respectueux de ma peau.

LE SOIR – DÉMAQUILLAGE & NETTOYAGE
J'ai préparé mon propre démaquillant, que je garde au frigo. Dans un flacon, je mélange de l'eau florale de bleuet (calmante, parfaite pour les yeux) avec environ 20% d'huile de ricin. Vous pouvez aussi utiliser de l'huile de rose musquée, ou une autre huile végétale qui vous convient.

Le mode d'emploi est tout simple : je secoue bien le flacon, j'en mets sur une lingette lavable ou un coton, et je démaquille. Tout part facilement, même le mascara waterproof. Ensuite, un pschitt d'eau florale pour enlever l'excédent, et la peau est nickel.

Pour celles qui connaissent, c'est le principe du layering des Coréennes : l'huile dissout le gras (sébum), l'eau dissout ce qui est soluble (maquillage, poussières)... tout en réhydratant la peau en même temps.
Après ce nettoyage, j'applique soit ma crème de nuit artisanale, soit mon mélange maison : gel d'aloé vera + huile végétale.

LE MATIN – RÉVEIL & HYDRATATION
Le matin, je commence par un pschitt d'eau florale pour réveiller et hydrater ma peau en douceur.
J'utilise de l'eau de rose qui hydrate en profondeur, ou de l'eau de bleuet qui apaise et calme les rougeurs.

Ensuite, je prépare mon sérum directement dans le creux de la main : 2 gouttes d'huile végétale adaptée à ma peau, plus une dose de gel d'aloé vera.
J'achète ce gel en flacon pompe sans air, c'est plus sûr et il se garde mieux.
Je mélange dans ma paume, puis je pose délicatement sur mon visage.
Simple, efficace. Ma peau boit littéralement ce mélange.

NETTOYAGE DU CORPS –
Maintenant, je n'utilise plus que du savon, acheté chez un fabricant, pour me laver.
Ainsi, je suis sure de sa composition est safe pour moi.

TOUT SAVOIR SUR LES SAVONS
Il existe différents types de savons, et comprendre la différence m'a beaucoup aidée.

- Le savon cuit à chaud (comme le savon de Marseille ou le savon d'Alep) est fabriqué avec une cuisson qui enlève la glycérine naturelle.
Résultat : un savon moins doux pour la peau.

- Le savon à froid, lui, conserve sa glycérine.
Elle reste présente dans le savon, parfois en grande quantité quand il est surgras. C'est ce qui le rend protecteur et nourrissant pour la peau.

⚠️ ATTENTION AU "SAVON DE MARSEILLE"
Ce n'est pas une appellation protégée.
> Le vrai savon de Marseille artisanal est fabriqué en France, à base d'huile d'olive, selon la recette traditionnelle.

Mais beaucoup de savons vendus sous ce nom sont en réalité fabriqués industriellement, à partir de corps gras divers (végétaux ou animaux), et souvent importés.

⚠️ ATTENTION AUSSI AUX "BONDILLONNEURS"
Il existe des revendeurs qui se font passer pour artisans.
Leur méthode : ils achètent de la pâte à savon industrielle en vrac, y ajoutent éventuellement quelques parfums ou colorants, puis revendent le tout comme du "fait maison".
C'est pour ça qu'il faut toujours lire les étiquettes (et fuir quand elles ne sont pas détaillées !).

👉 Mon conseil : privilégiez un véritable artisan savonnier qui fabrique ses savons lui-même et qui saura vous expliquer ses recettes et leurs bienfaits.

Personnellement, j'achète tous mes savons, ma crème pour le visage et mon baume pour le corps chez les savons du berry.
La fabricante a elle-même eu un cancer du sein. Elle crée maintenant ses produits dans cette optique : doux, adaptés, pensés pour nous. Je vous les conseille.

POUR LE CORPS – NOURRIR & RÉPARER
Si vous avez la peau sèche comme moi, il existe deux solutions qui fonctionnent vraiment bien.
- Le cérat de Galien, que vous pouvez faire préparer par votre pharmacien sur ordonnance (à demander à votre médecin).
- Ou, si je veux me faire plaisir, un baume corps artisanal naturel.
Ces textures riches, sans additifs inutiles, nourrissent la peau en profondeur sans l'étouffer.

POUR LES CHEVEUX – RÉPARER & ACTIVER LA REPOUSSE
Pour les cheveux, j'utilise un savon spécial, toujours artisanal.
Certains peuvent contenir des huiles essentielles selon la nature de vos cheveux :
- anti-pelliculaire,
- pour cheveux secs ou gras,
- avec des pigments naturels comme les argiles bleues pour les cheveux blancs....

👉 Mon astuce repousse : sur cheveux essorés, j'applique une goutte d'huile de ricin. Elle fait office de conditionneur naturel, et en bonus, elle active la repousse.
L'huile de ricin est très épaisse. Si vous n'aimez pas la texture, vous pouvez la remplacer par une autre huile végétale. À vous de tester ce qui vous convient.

DÉODORANTS – LA VÉRITÉ QU'ON NE VOUS DIT PAS
J'utilise exceptionnellement un déodorant bio sans alcool ni sels d'aluminium.
Certains contiennent des ferments lactiques, d'autres, du bicarbonate de soude (qui peut être irritant) ou des huiles essentielles.

⚠️ Ce qu'il faut savoir : les déodorants contenant de l'aluminium et ceux qui promettent une efficacité 24h ou 48h bouchent les pores et sont mauvais pour la santé. Même la pierre d'alun contient des sels d'aluminium.

La plupart du temps, je n'en mets pas.
Et oui, je sens parfois la sueur en fin de journée.
À force de nous parfumer à outrance, on a oublié que les odeurs corporelles sont normales.

PARFUMS
J'ai arrété de me parfumer tous les jours.
Pourquoi ? Parce que la quasi totalité des parfums sont des pardums de synthèse, dont on ne connaît pas la composition.

Donc, je le réserve aux sorties, ou quand je veux me faire plaisir.

CE QU'IL FAUT COMPRENDRE
Comme disait un dermatologue : "On devrait pouvoir manger ce qu'on met sur notre peau."

La peau est le plus grand organe de notre corps. C'est aussi un émonctoire : elle nous débarrasse de certains déchets. Tout ce qu'on y applique pénètre dans notre organisme.

POURQUOI JE N'UTILISE PAS CERTAINS PRODUITS DU COMMERCE
Certaines femmes utilisent des produits du commerce qui sont parfois conseillés pendant le traitement, à l'hôpital.
Je ne les utilise pas.
Parce qu'ils contiennent trop de produits chimiques, même s'ils sont dérivés de produits naturels et réputés sans danger.

Le problème, c'est qu'à partir de trois produits chimiques différents dans une même formule, il devient quasi impossible de déterminer les interactions possibles entre eux.
Et ça vaut aussi pour les médicaments, les huiles essentielles... pris ensemble.
Par principe de précaution, je m'abstiens.

APPRENDRE À LIRE LES ÉTIQUETTES
J'évite les formules chimiques que je ne comprends pas. Ou alors, je vais vérifier de quoi il s'agit exactement. Parce que les produits de base ont des noms latins sur les étiquettes (c'est ce qu'on appelle la nomenclature INCI).
Voici quelques exemples pour vous aider à décrypter :

HUILES VÉGÉTALES :
- Huile d'olive → Olea Europaea (Olive) Fruit Oil
- Beurre de karité → Butyrospermum Parkii (Shea) Butter
- Huile d'argan → Argania Spinosa (Argan) Kernel Oil
- Huile de coco → Cocos Nucifera (Coconut) Oil
- Huile de jojoba → Simmondsia Chinensis (Jojoba) Seed Oil
- Huile de ricin → Ricinus Communis (Castor) Seed Oil

AUTRES INGRÉDIENTS :
- Soude (obligatoire pour faire du savon) → Sodium Hydroxide
- Tocophérol (Vitamine E, antioxydant naturel, conservateur) → Tocopherol

VOTRE CHECKLIST PRODUITS NATURELS

POUR LE DÉMAQUILLAGE :
Eau florale de bleuet + 20% huile végétale (à garder au frigo)
Lingettes lavables ou cotons réutilisables

POUR LE CORPS :
Savon à froid surgras bio (sans huile essentielle pendant traitement)
Cérat de Galien ou baume corps artisanal
Gel d'aloé vera (flacon pompe sans air)

POUR LE VISAGE :
Eau florale (rose, bleuet...)
Huile végétale adaptée à votre peau
Gel d'aloé vera
Crème de nuit artisanale

POUR LES CHEVEUX :
Savon spécial cheveux
Huile de ricin (ou autre huile végétale pour repousse + soin)

À ÉVITER ABSOLUMENT :
❌ Parfums de synthèse.
❌ Conservateurs chimiques (parabènes, phénoxyéthanol...).
❌ Perturbateurs endocriniens (phtalates, BHA, BHT...).
❌ Produits non bio (pesticides résiduels).
❌ Déodorants à l'aluminium ou qui bouchent les pores.
❌ Savons industriels ou de bondillonneurs.

Peut-être avez-vous déjà simplifié votre routine, ou peut-être êtes-vous en train de chercher ce qui pourrait vous convenir mieux.

Voulez-vous que je vous partage à l'avenir les recettes de produits de beauté à faire soi-même qui m'ont été données dans mes ateliers de suivi post-cancer ?

Dites-le-moi en commentaire.

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