03/11/2012
l'ISOCINETISME: ça vient d'où???
Naissance de l’isocinétisme
Né en 1967 pour répondre à une demande de la NASA qui voulait évaluer l’atrophie musculaire consécutive aux vols spatiaux en apesanteur, James PERRINE définit les bases d’un dynamomètre isocinétique capable de mesurer en temps réel toutes les variables du mouvement d’une articulation prise isolément.
En 1970, CYBEX se lie avec James PERRINE en achetant son invention pour construire le premier dynamomètre isocinétique opérationnel.
Définition
L’isocinétisme désigne un mode de contraction musculaire volontaire dynamique dont la particularité est de se dérouler à vitesse constante grâce à une résistance auto-adaptée. Cette régulation de vitesse est assurée par un appareil externe, appelé « dynamomètre isocinétique ».
Principes de fonctionnement du dynamomètre isocinétique
Le patient agit sur un mécanisme ou récepteur. Son action ne pourra pas dépasser la vitesse programmée par le clinicien. Tant que le patient reste en-dessous de cette vitesse, il ne rencontre aucune résistance lors du mouvement. L’effort devient significatif dès que le patient atteint la vitesse demandée. La résistance de la machine s’adapte à tout moment à l’effort développé pour maintenir la vitesse constante. Si pour des raisons diverses (survenue de douleurs, insuffisance musculaire), l’effort développé par le patient diminue, la résistance du dynamomètre diminue afin de permettre au patient de conserver sa vitesse de travail. De cette manière, par l’intermédiaire d’un capteur, il devient possible de connaître, en tout point du mouvement, la force développée par le patient.
Descriptif général
Les appareils d’isocinétisme comprennent trois modules qui sont : le dynamomètre, les accessoires et le système informatique.
Le dynamomètre : il assure la constance de la vitesse présélectionnée. Il est constitué d’un servomoteur. La plupart des dynamomètres sont conçus pour permettre la réalisation d’un mouvement articulaire autour d’un axe, aligné sur l’axe de rotation (mouvement isocinétique rotatoire). C’est par exemple, le cas du Cybex NORM. Nous détaillerons peu après ces caractéristiques. A l’inverse, certains dynamomètres sont conçus pour enregistrer un mouvement linéaire par un système de filin relié au moteur du dynamomètre et sur lequel le sujet tire (mouvement isocinétique linéaire). C’est le cas du Moflex. Au même titre que pour l’appareil isocinétique rotatoire, nous verrons ci-dessous ces particularités. Un goniomètre électronique est relié au dynamomètre afin de calculer pendant l’exercice, l’angle défini par l’axe de l’articulation et l’angle du dynamomètre.
Les accessoires : certains accessoires sont adjoints au dynamomètre, qui permettent d’optimiser la reproductibilité des conditions du test en cas de répétition de celui-ci. Des protocoles de positionnement et de maintien font partie des recommandations fournies par le constructeur. Le sanglage du sujet permet de maintenir la position correcte pendant le test, afin d’éviter le désalignement des axes, de limiter les compensations que ceux testés et d’éliminer les degrés de liberté des autres articulations pour limiter les mouvements parasites. Lorsque le sujet est correctement positionné, il faut procéder à l’alignement des axes de rotation articulaire avec l’axe du dynamomètre. Cette concordance est indispensable pour que la force mesurée par le dynamomètre soit proportionnelle à la force du muscle.
Le système informatique : il permet l’enregistrement, le stockage et le traitement des données recueillies. Il permet aussi d’assurer la sécurité du patient puisque les programmes prévoient d’interrompre l’exercice en cours en cas d’incident. Ce système permet également de prendre en compte et de corriger les effets de la pesanteur.