Muriel Delangre - Psychologue Clinicienne, Psychothérapeute

Muriel Delangre -  Psychologue Clinicienne, Psychothérapeute Consultation auprès d'adultes, jeunes adultes et adolescents. Travail psychothérapeutique, entretiens psychologiques de soutien, d'accompagnement.

https://www.facebook.com/share/1AKC4oahg9/
11/12/2025

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On voit fleurir partout des références à La Science. On l’invoque comme si elle devait avoir réponse à tout, en figure d’autorité ultime. On s’y réfugie pour imposer des normes, des réformes, des modèles de prise en charge, au besoin en installant une sorte de dictature chiffrée : ce qui ne se traduit pas en indicateurs, en scores, en preuves quantifiées est discrédité d’emblée. On est alors très loin de ce qu’est réellement le travail scientifique : lent, conflictuel, traversé de biais, de controverses, d’essais et d’erreurs.
Entre une science vivante, qui doute et se corrige, et La Science brandie comme vérité absolue, il y a un troisième étage : tous ceux qui se servent du mot “science” comme d’un label marketing. On surfe sur l’imaginaire des “outils psy” miracles, des psychothérapies rapides, des protocoles clé en main qui promettent de “guérir en quelques séances”. On vend des recettes, des promesses de changement express, en faisant trop souvent l’économie de ce qui fait la substance même du travail psychique : le temps, la conflictualité, la perlaboration, ce patient travail d’élaboration où le sujet se confronte à ce qui lui résiste. C’est l’outil, la méthode, la “boîte à outils scientifique” qui serait censée tout réparer à la place du sujet.
En psychologie, la question devient encore plus délicate quand des recommandations, des protocoles ou des outils sont imposés “au nom de la science” sans que les cliniciens de terrain soient réellement associés. À ce moment-là, on n’est plus dans la science comme ressource pour penser et enrichir la clinique, mais dans La Science comme argument d’autorité, utilisée pour normer les pratiques, réduire l’autonomie clinique et, bien souvent, rentabiliser le soin. La référence scientifique sert alors à justifier des dispositifs standardisés, des évaluations chiffrées, des prises en charge compressées dans le temps, au service de logiques budgétaires autant que thérapeutiques.
Ce que j’essaie de défendre n’est ni un rejet de la recherche, ni une idéalisation d’une psychologie “pure” qui se passerait de tout dialogue avec les autres sciences. Il s’agit plutôt de garder un regard critique sur la manière dont “la science” est invoquée, récupérée, fétichisée. Une science vivante ouvre la possibilité de penser et de discuter, et elle est là pour donner davantage d’autonomie aux praticiens comme aux patients. Une science transformée en religion idéalisée, sanctifiée, ou en simple argument de vente – avec, en arrière-plan, des objectifs de rentabilisation du soin – finit au contraire par appauvrir la pensée et le travail clinique, là où elle devrait les enrichir.

Une série sur l'adolescence et les fragilités émotionnelles. Beau et émouvant.
12/08/2025

Une série sur l'adolescence et les fragilités émotionnelles.
Beau et émouvant.

Une dizaine de lycéens en option théâtre voient débarquer un professeur remplaçant pour un mois. Alors qu’ils déclament Shakespeare en gardant leur distance, l’enseignant coupe court à la répétition. A un âge où l’on avance souvent masqué, le regard trop haut ou la tête trop baiss...

"J'ai tout fait pour fuir la psychanalyse lacanienne, mais j'ai échoué, fort heureusement !"Dans cette vidéo, elle met e...
28/06/2025

"J'ai tout fait pour fuir la psychanalyse lacanienne, mais j'ai échoué, fort heureusement !"
Dans cette vidéo, elle met en avant son rapport à la psychanalyse, en lien avec la culture franco-américaine qui est la sienne.

« J’ai tout fait pour fuir la psychanalyse lacanienne, mais j’ai échoué, fort heureusement ! », m'a dit Sophie MARZIN en guise de commentaire à l'issue de ce...

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04/06/2025

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La clinique sacrifiée

Dans de nombreuses institutions, les psychologues — toutes orientations confondues — sont de plus en plus sollicités pour évaluer, orienter, filtrer. Mais pour soigner, pour accompagner, il n’y a plus de place.

Les demandes s’accumulent, les suivis s’espacent, les patients tournent… Et derrière les chiffres, les tableaux, les files d’attente, c’est une clinique amputée qui se pratique : une clinique en mode dégradé.

On évalue, on classe, on oriente… Mais que devient le soin ? Que devient la relation ? Que devient le temps nécessaire à toute élaboration psychique ?
Et surtout : que devient le patient ?

Merci pour les partages ! Ce visuel circule bien, et c’est une bonne chose.
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14/05/2025
15/03/2023

Les prescriptions de psychotropes comme les anxiolytiques, hypnotiques et antidépresseurs ont explosé chez les enfants, selon un rapport du Haut conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge. Le docteur Gérard Kierzek, présent sur le plateau du 8 Heures, mardi 14 mars, fait le point sur la si...

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16/10/2022

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𝐋𝐄𝐂𝐓𝐔𝐑𝐄 / « 𝐉𝐄 𝐏𝐑𝐄́𝐅𝐄́𝐑𝐄𝐑𝐀𝐈𝐒 𝐏𝐀𝐒 - 𝐆𝐫𝐚𝐧𝐝𝐢𝐫 𝐞𝐬𝐭-𝐢𝐥 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐥'𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐣𝐨𝐮𝐫 ? » / 𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐏𝐢𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐋𝐄𝐁𝐑𝐔𝐍 (𝟐𝟎𝟐𝟐)
Le « Je préférerais pas » du Bartleby de Melville n’est-il pas en train de se généraliser dans notre société ? Ne nous sommes-nous pas progressivement autorisés à refuser la limite, à rejeter la contrainte, toutes deux étant aujourd’hui « ressenties » comme des atteintes au développement de notre individualité ?
𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐏𝐢𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐋𝐞𝐛𝐫𝐮𝐧 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐥𝐞𝐫𝐭𝐞 : 𝐢𝐥 𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐮𝐧 𝐥𝐢𝐞𝐧 𝐞́𝐭𝐫𝐨𝐢𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐬𝐲𝐜𝐡𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐯𝐢𝐝𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐝𝐢𝐦𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐚𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐝’𝐡𝐮𝐢 𝐥𝐚𝐫𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐝𝐞́𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞 𝐧𝐞́𝐨𝐥𝐢𝐛𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐞. Notre société en mutation n’a pas pris la mesure de la nécessité de mettre fin au fantasme de toute-puissance de l’enfant pour qu’il devienne un citoyen responsable et non pas uniquement un consommateur avide, pris toujours davantage dans des addictions.
Le vivre ensemble dans nos démocraties s’en trouve ainsi mis en grande difficulté. Les impasses actuelles de la vie collective sont interrogées et illustrées par cette légitimité donnée à l’enfant comme à l’adulte d’énoncer un « Je préfèrerais pas » qui permet de se soustraire à toute contrainte ou obligation, sans même avoir à la contester.
𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐏𝐢𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐋𝐞𝐛𝐫𝐮𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐬𝐲𝐜𝐡𝐢𝐚𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐩𝐬𝐲𝐜𝐡𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐭𝐞, 𝐯𝐢𝐜𝐞-𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐥𝐚𝐜𝐚𝐧𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞.
𝐄𝐧 𝐬𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐩𝐥𝐮𝐬 : www.freud-lacan.com/getpagedocument/29590

C'est quoi être une fille ?C'est quoi être une femme ? C'est quoi être une mère ?
23/08/2022

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