08/03/2026
Aujourd’hui, 8 mars.
Je suis femme.
Je suis mère.
Je suis fille.
Je suis le ventre qui porte, la voix qui accompagne, la main qui tient quand la vie commence ou quand elle vacille.
Je pense aux femmes qui créent, qui écrivent, qui chantent.
À celles qui élèvent des enfants avec une force que le monde ne voit pas toujours.
À celles qui travaillent, qui résistent, qui tiennent debout malgré tout.
Et aujourd’hui, je pense aussi aux femmes d’Iran.
À celles qui refusent que leur corps soit un territoire contrôlé.
À celles qui retirent un voile comme on retire une peur.
À celles qui murmurent le mot liberté dans un pays où ce mot peut coûter une vie.
Femme.Vie.Liberté
Depuis la mort de Mahsa Amini, des femmes se lèvent et défient un système qui tente de gouverner leurs corps et leurs existences.
L’actrice iranienne rappelle :
" Le droit des femmes, ce sont des droits humains. Tant que les femmes ne sont pas libres, les hommes ne seront pas libres non plus. "
Le 8 mars n’est pas une célébration.
C’est une déclaration.
Je pense aussi à Barbara Pravi, à toutes les artistes qui transforment la douleur du monde en musique, en poésie, en lumière.
Je pense aux voix qui refusent le silence.
Et je pense à nous.
À toutes celles qui accouchent des enfants.
À celles qui accouchent des mots.
À celles qui accouchent des révolutions intérieures.
Aujourd’hui je veux dire ceci :
Nos combats sont liés.
La mère isolée dans son appartement.
La poétesse qui écrit la nuit.
La femme qui marche dans les rues de Téhéran sans peur.
Nous sommes une seule et immense constellation.
Le 8 mars n’est pas une fête.
C’est un serment.
Une mémoire vivante.
Nous sommes fondatrices.
Nous ne demandons pas la place.
Nous la prenons.
Pour les femmes d’Iran.
Pour nos filles.
Pour nos sœurs.
Pour toutes celles qui vivent encore sous la loi de la peur.
Nous continuerons à créer.
Pour nos filles.
Pour nos sœurs.
Pour les femmes d’Iran.
Pour toutes celles dont le nom n’est jamais prononcé.
Aujourd’hui et tous les jours :
Femme.Vie.Liberté