23/04/2026
La même brûlure que la berce du Caucase — et la plante est dans votre cuisine.
Certaines plantes aromatiques et potagères contiennent les mêmes furanocoumarines que les espèces invasives redoutées. La différence : personne ne pense à les soupçonner.
Céleri (Apium graveolens) : rougeur intense, vésicules en plaques, déclenchées par l'exposition solaire dans les heures suivant la manipulation des feuilles et des tiges. La phototoxicité est maximale sur les plantes stressées ou malades — les jardiniers qui récoltent par temps chaud sont les plus exposés. Réaction retardée de 24 à 48 heures après l'exposition aux UV.
Persil (Petroselinum crispum) : même mécanisme phototoxique que le céleri, même famille (Apiaceae). Les cuisiniers qui effeuillent en plein air par soleil direct sont davantage touchés que les jardiniers. La sève fraîche sur les mains, puis le soleil — la séquence suffit.
Figuier (Ficus carica) : le latex blanc des feuilles et des jeunes rameaux provoque des brûlures phototoxiques sévères. Cueillir les figues à la main en été, bras nus, peut déclencher des lésions qui persistent plusieurs semaines. Le latex est concentré dans les tiges fraîchement cassées.
Fenouil sauvage (Foeniculum vulgare) : plante aromatique présente en bordure de potager et sur les talus. Manipulation prolongée par temps ensoleillé provoque des rougeurs linéaires là où les tiges ont frôlé la peau.
Les réactions phototoxiques ne sont pas des allergies — elles touchent n'importe qui, sans sensibilisation préalable, dès que la sève rencontre les UV.