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AREG animalcare AREG Animalcare OA471 & AREG TeC Spécialisée dans le chien de sport et de travail

Formation « Bilan structural », ouverte uniquement aux ostéopathes RNA et aux vétérinaires.La formation se déroule en tr...
23/02/2026

Formation « Bilan structural », ouverte uniquement aux ostéopathes RNA et aux vétérinaires.

La formation se déroule en trois modules, dont deux en présentiel.

Il reste actuellement trois places disponibles pour le module I, prévu les 31 mars et 1er avril 2026, ainsi que trois places pour le module II, qui se tiendra les 25 et 26 mars 2026.

Attention, afin d’éviter toute déconvenue : la réservation n’est considérée comme effective qu’à la réception du chèque. Sans réception du règlement, aucune place ne sera réservée, même en cas d’envoi du formulaire d’inscription et de prise de contact par mail.

Aucune promesses farfelues dans cette formation ... si ce n'est une ... redécouvrir les possibilités de votre métier ...

Merci à Canidéfit qui offre les cibles sur lesquelles nous allons travailler lors des formations.

Merci à Eléonore Canitrot pour les illustrations qui sont une merveilleuse valeur ajoutée à tout mon travail que cela soit dans mes formations que dans le livre "Anatomie d’un succès".

Les livres arrivent d’ici 10 jours… les commandes sont ouvertes.La version en ligne a également été actualisée.Merci pou...
22/02/2026

Les livres arrivent d’ici 10 jours… les commandes sont ouvertes.
La version en ligne a également été actualisée.

Merci pour vos retours et vos commentaires : ils ont permis de corriger quelques petites coquilles.

Je propose désormais uniquement la commande papier, incluant la version papier et la version numérique, au tarif de 85 € TTC (frais d’envoi inclus).

Très bon dimanche.

Un cas de revalidation sur 12 semaines, suite à une blessure et à un arrêt d’activité sportive sur près d’un an.Sweet es...
22/02/2026

Un cas de revalidation sur 12 semaines, suite à une blessure et à un arrêt d’activité sportive sur près d’un an.

Sweet est une chienne de 4 ans, stérilisée depuis l’âge de 6 mois, pesant 13,15 kg lors du bilan initial. Malgré une prise en charge vétérinaire et de la physiothérapie, la reprise de l’agility n’était pas encore possible. Le membre postérieur droit était jugé trop faible pour envisager un retour au sport en toute sécurité.

Nous nous sommes vues à trois reprises dans le cadre d’un Bilan Structural sur 12 semaines. À chaque consultation, sa propriétaire a fait le déplacement depuis la Dordogne, soulignant l’implication et la régularité indispensables à ce type de suivi.

Lors de la première séance, le 17 novembre, les mesures musculaires réalisées avant manipulation ont mis en évidence des asymétries nettes, particulièrement marquées sur l’arrière-main. Les mesures relevaient 29 à gauche et 27 à droite sur les membres antérieurs, et 36 à gauche contre 31 à droite sur les membres postérieurs. Ces chiffres confirmaient objectivement la faiblesse du postérieur droit.

À la suite de ce bilan, le quotidien a été entièrement réorganisé. L’activité a été restructurée, l’alimentation et la complémentation ajustées, et des exercices spécifiques ont été mis en place six jours sur sept, dans une logique de progression et de contrôle des compensations pour la première partie du bilan.

Le deuxième contrôle, réalisé le 17 décembre, a permis d’objectiver une évolution très nette. Après manipulation, les mesures musculaires étaient devenues symétriques, avec 31 de chaque côté pour les antérieurs et 38 de chaque côté pour les postérieurs. Cette évolution confirmait une meilleure activation musculaire et une intégration efficace du travail mis en place.

Le contrôle final, le 20 février, a confirmé la stabilisation et le développement durable de la musculature. Les mesures relevaient alors 35 de chaque côté sur les antérieurs et 40 de chaque côté sur les postérieurs. L’asymétrie initiale n’était plus objectivable.

À ce jour, la faiblesse du postérieur droit n’est plus mesurable cliniquement. Sweet présente encore une légère préférence d’engagement initial du postérieur gauche, cohérente avec son historique, mais sans retentissement fonctionnel. Afin de préserver et d’entretenir le travail réalisé, le maintien de trois séances de renforcement par semaine est recommandé.

Lors des 3 séances, un travail complet est réalisé, incluant des tests, une analyse statique et dynamique, ainsi qu’un suivi de la qualité du mouvement. Les mesures musculaires sont ici mises en avant car elles constituent un outil simple et facilement objectivable pour illustrer l’évolution du chien. Les exercices évoluent suite aux contrôles.

À ce stade, la reprise de l’agility est validée sans restriction. L’objectif de revalidation, de stabilisation structurelle et de retour à la performance est atteint. Nous souhaitons beaucoup de plaisir et de réussite à ce duo particulièrement investi et attachant.

Je débute l’année 2026 avec un partenariat avec Canidéfit.Les nouveaux exercices et programmes seront désormais réalisés...
20/02/2026

Je débute l’année 2026 avec un partenariat avec Canidéfit.

Les nouveaux exercices et programmes seront désormais réalisés et filmés sur un matériel professionnel de grande qualité, conçu et fabriqué en France. Ce partenariat tombe à pic avec le lancement prochaine de Amotion (application pour les diplômés bilan structural).

Les formations liées aux bilans structuraux seront également dispensées à partir de ce matériel !

Des commandes groupées seront proposées aux clients qui souhaitent s’équiper. L’objectif est de faciliter l’accès à un matériel adapté, au meilleur tarif.

Ce partenariat s’inscrit aussi dans une démarche collaborative. Je participerai au développement de la gamme en apportant mon expertise terrain sur les besoins spécifiques en revalidation et en préparation physique canine.

Suite à plusieurs demandes, j'ouvre un samedi stage troupeau le 28 février prochain.Priorités aux clients mais ouverture...
16/02/2026

Suite à plusieurs demandes, j'ouvre un samedi stage troupeau le 28 février prochain.
Priorités aux clients mais ouverture possible aux "nouveaux".
Uniquement border collie.
Inscription par mail svp -> walther.fanny@gmail.com

Il reste 1 place.

11/02/2026

Le chien sénior, cher à mon coeur ...
Chez AREG je vous propose cet accompagnement.

Cas clinique – Bilan Structural Revalidation-Instabilité de l’épaule droite chez une border collie de travail de 8 ans.M...
06/02/2026

Cas clinique – Bilan Structural Revalidation-
Instabilité de l’épaule droite chez une border collie de travail de 8 ans.

Megg est une chienne border collie de 11,3 kg suivie pour une problématique locomotrice évolutive, débutée en mai 2024 à la suite d’une blessure de l’épaule droite. La phase aiguë a initialement été gérée par repos et prise en charge vétérinaire. Une reprise d’activité progressive est mise en place durant l’été 2024, avec une amélioration fonctionnelle jugée satisfaisante à court terme, mais sans restauration complète de la stabilité articulaire ni du schéma moteur. Boiterie récurrente après effort et à froid.

En septembre 2025 une gêne locomotrice persistante apparaît, accentuée après une consultation ostéopathique. Un dispositif de type Imoove est alors utilisé, sans évolution clinique significative. Un traitement à base de cortisone permet une amélioration partielle, mais les troubles locomoteurs persistent, traduisant une problématique fonctionnelle non résolue.

Avant la mise en place du Bilan Structural, la propriétaire avait déjà instauré une gestion stricte de l’activité. Les balades étaient limitées à dix à quinze minutes en laisse, avec lâcher contrôlé. Les courses explosives, les jeux brusques, les poursuites avec d’autres chiens et les mouvements de rotation ou d’abduction de l’épaule étaient volontairement évités. Cette gestion prudente a permis de limiter l’aggravation, mais n’a pas permis de restaurer une fonction stable et durable en l’absence de renforcement musculaire ciblé.

Lors de la consultation initiale du 9 janvier 2026, le bilan met en évidence une instabilité de l’épaule droite, compatible avec une instabilité scapulo-humérale. Cette instabilité s’accompagne d’une douleur articulaire persistante, d’une sous-utilisation du membre antérieur droit et d’une fonte musculaire progressive. Les mesures musculaires objectivent un déficit marqué. L’avant-main mesure 23 cm à droite et 23 cm à gauche, traduisant un sous-développement de la sangle scapulo-thoracique et de la musculature du tronc. L’arrière-main présente une asymétrie fonctionnelle avec 26 cm d’un côté et 30 cm de l’autre, révélant une compensation postérieure inégale et une propulsion désorganisée. Pour vous donner une idée ce sont les mesures classiques chez un berger de shetland de 6kg actif en agility.

L’instabilité de l’épaule chez le chien est une pathologie fonctionnelle souvent sous-estimée. Contrairement à d’autres articulations, l’épaule repose très peu sur des structures ligamentaires passives. Sa stabilité dépend essentiellement de la congruence articulaire et surtout de la musculature péri-articulaire et de ce qu'on appelle la myologie du tonneau. Lorsqu’un traumatisme initial survient, même modéré, il peut perturber l’équilibre neuromusculaire. La douleur induit une sous-utilisation du membre, entraînant rapidement une fonte des muscles stabilisateurs profonds. L’articulation devient alors encore plus instable dans le mouvement, soumise à des microtraumatismes répétés qui entretiennent la douleur et les compensations.

Face à ce constat, un Bilan Structural est mis en place. Il associe une séance initiale, une phase de préparation permettant à la propriétaire de travailler en sécurité, puis un programme de mobilisations fonctionnelles quotidiennes, ciblées et progressives. La propriétaire s’implique pleinement dans le protocole, respecte les temps de récupération, applique rigoureusement les exercices prescrits et maintient une gestion de l’activité cohérente avec l’état tissulaire de la chienne. Le travail vise à restaurer une stabilité active de l’épaule en développant la masse musculaire et à rééquilibrer la répartition des charges.

Le contrôle réalisé le 6 février 2026, soit cinq semaines après le début du suivi, met en évidence une évolution très positive. Avant manipulation, les mesures musculaires de l’avant-main atteignent 29 cm à droite et 30 cm à gauche. L’arrière-main mesure 36 cm à droite et 39 cm à gauche. Aucune boiterie/raideur n'est rapporté depuis le début de la prise en charge.

Après le travail manuel et fonctionnel, les mesures progressent encore. L’avant-main atteint 30 cm à droite et 31 cm à gauche, soit un gain respectif de sept et huit centimètres par rapport à la situation initiale. L’arrière-main évolue à 39 cm de chaque côté, traduisant une amélioration nette de la propulsion, de la stabilité pelvienne et de la symétrie fonctionnelle. La posture globale est plus organisée, le soutien de l’épaule droite est renforcé et les compensations diminuent de manière significative.

Dernier point de contrôle prévu dans cinq semaines, soit 11 semaines de prise en charge avec pour objectif, si l’évolution se confirme, un feu vert pour un retour progressif au travail sur troupeau. Le travail sera désormais orienté vers le développement de l’explosivité contrôlée et le renforcement spécifique de la sangle pectorale, afin de consolider durablement la stabilité de l’épaule.

C’est quoi un consensus, ou pourquoi peut-on trouver des avis opposés sur un même sujet ?Dans cet article, il ne sera qu...
05/02/2026

C’est quoi un consensus, ou pourquoi peut-on trouver des avis opposés sur un même sujet ?

Dans cet article, il ne sera question que d’avis étayés, fondés sur des données publiées, sourcées et discutées dans la littérature scientifique. Il ne s’agit donc ni d’opinions commerciales, ni de prises de position idéologiques, ni d’affirmations dogmatiques reposant sur une tendance ou une mouvance du moment.

Un exemple très fréquemment rencontré en nutrition canine est celui de la fragmentation des repas. Selon les publications consultées, il est possible de trouver des travaux concluant à des bénéfices associés à un seul repas par jour, tout comme d’autres défendant l’intérêt de deux à trois repas quotidiens. Dans les deux cas, les arguments peuvent s’appuyer sur des études solides, parfois de grande ampleur, ce qui peut donner l’impression d’une contradiction difficilement compréhensible pour les propriétaires, et parfois même pour les professionnels où des débats houleux peuvent s'installer.

Un premier exemple souvent cité est l’étude intitulée Once-daily feeding is associated with better health in companion dogs: results from the Dog Aging Project, publiée en 2022 par Emily E. Bray, Zihan Zheng, M. Katherine Tolbert, Brianah M. McCoy, le Dog Aging Project Consortium, Matt Kaeberlein et Kathleen F. Kerr. Cette étude observationnelle analyse les données de plus de 27 000 chiens de compagnie. Les auteurs rapportent qu’une alimentation distribuée une fois par jour est associée à de meilleurs scores cognitifs et à une probabilité plus faible de certaines comorbidités déclarées, notamment digestives, dentaires, orthopédiques, rénales ou hépatiques.

À l’inverse, d’autres travaux suggèrent des associations différentes lorsqu’on s’intéresse plus spécifiquement au poids corporel. C’est le cas de l’étude Dog obesity: Owner attitudes and behaviour, publiée en 2009 par I. M. Bland, A. Guthrie-Jones, R. D. Taylor et J. Hill. Cette étude australienne, basée sur 550 questionnaires propriétaires, montre que les chiens obèses ou en surpoids sont plus fréquemment nourris en un seul repas par jour ou en trois repas et plus, tandis que les chiens de poids normal sont plus souvent nourris en deux repas quotidiens.

D’autres études viennent nuancer encore davantage ces conclusions. L’étude Body Condition Scores and Evaluation of Feeding Habits of Dogs and Cats at a Low Cost Veterinary Clinic and a General Practice, publiée en 2016 par Stephanie A. Sapowicz, Deborah E. Linder et Lisa M. Freeman, compare l’état corporel et les habitudes alimentaires de chiens et de chats suivis dans une clinique à bas coût et une clinique de pratique générale. Les auteurs montrent que le surpoids et l’obésité sont très fréquents dans les deux populations, indépendamment du niveau socio-économique des propriétaires. L’analyse multivariée révèle que la fréquence des repas n’est pas indépendamment associée au score d’état corporel. Le seul facteur significatif est le statut de stérilisation, soulignant une fois de plus la complexité multifactorielle de l’obésité.

Un autre argument souvent avancé en faveur du fractionnement des repas concerne le risque de dilatation-torsion de l’estomac (GDV). L’étude européenne Risk factors for gastric dilatation and volvulus in central Europe: an internet survey, publiée en 2015 par Ivana Uhríková et ses collaborateurs montre que la fréquence de nourrissage, qu’il s’agisse d’un repas par jour, de deux repas ou plus, n’est pas significativement différente entre les chiens atteints de GDV et les chiens témoins. En revanche, d’autres facteurs apparaissent plus déterminants, tels que la race, le sexe, la taille des particules alimentaires, l’environnement ou l’historique familial.

Si l’on poursuit la recherche de manière objective, on peut également trouver l’étude Diet-related risk factors for gastric dilatation-volvulus in dogs of high-risk breeds, publiée par Malathi Raghavan, Nita Glickman, George McCabe, Gary Lantz et Lawrence T. Glickman. Cette étude cas-témoins examine divers facteurs alimentaires associés au risque de GDV chez des chiens de races à haut risque. Elle rapporte que les chiens recevant un fort volume de nourriture par repas présentent un risque significativement plus élevé de développer une GDV, indépendamment du nombre de repas quotidiens. Dans les sous-groupes de races grandes et géantes, le risque est le plus élevé chez les chiens nourris avec un volume important en un seul repas quotidien. Cette association ne démontre pas une causalité stricte, mais suggère qu’un grand repas unique peut constituer un facteur de risque contributif chez des chiens prédisposés.

Cette juxtaposition d’études solides illustre une confusion fréquente entre accumulation de données scientifiques et notion de consensus. Le consensus ne correspond ni à l’existence d’une étude isolée, ni même à la présence de plusieurs publications allant dans le même sens. Il désigne un accord majoritaire et relativement stable au sein de la communauté scientifique, construit à partir de l’ensemble des données disponibles, de leur qualité méthodologique, de leur reproductibilité et de leur applicabilité clinique. Un consensus assez universel serait : l'obésité diminue l'espérance de vie , là oui nous sommes tous d'accord.

Lorsque des avis opposés coexistent dans la littérature, cela ne signifie pas que « tout se vaut ». Cela reflète le plus souvent des différences de protocoles, de populations étudiées, de critères d’évaluation ou de contextes d’application. Tant que ces divergences ne sont pas tranchées par un volume suffisant de données convergentes, le consensus reste partiel, nuancé, voire inexistant. Personne n’a totalement raison ou totalement tort, car cela dépend du chien, de son âge, de sa race, de son environnement, de son statut de stérilisation, de son niveau d’activité, de sa physiologie, de ses comorbidités et de son alimentation globale... pour ne citer que cela.

Je suis consciente que cette réalité n’est pas confortable pour les propriétaires, souvent noyés dans des informations contradictoires alors qu’ils cherchent simplement à faire au mieux pour leur chien. La démarche à adopter peut néanmoins être clarifiée et in fine c'est ce que je démontre ici même.

Il est d’abord essentiel d’accepter que l’absence de consensus est fréquente en médecine vétérinaire, comme en médecine humaine, en particulier dans des domaines où les données disponibles sont majoritairement observationnelles et où les contraintes financières limitent la réalisation d’essais contrôlés, randomisés et indépendants à grande échelle.

Ensuite, lorsqu’un avis est avancé, quel que soit son émetteur, il est indispensable de remonter aux études sur lesquelles il s’appuie, plutôt que de s’arrêter à la conclusion ou au message simplifié qui en est fait.

Enfin, la lecture critique des publications est incontournable. Elle implique de s’interroger sur l’indépendance des auteurs, les conditions expérimentales, la méthodologie employée, ainsi que la taille et la représentativité des échantillons étudiés.

Il est également fondamental de rappeler qu’une étude isolée, aussi bien menée soit-elle, ne permet pas à elle seule d’établir une recommandation. C’est la confrontation de plusieurs travaux, parfois contradictoires, qui permet d’avoir une vision plus objective et plus nuancée d’une problématique complexe.

Caninement votre,

F***y Walther

Fromage de yak chez le chien : analyse critique d’une friandise populaireLes friandises de mastication sont fréquemment ...
03/02/2026

Fromage de yak chez le chien : analyse critique d’une friandise populaire

Les friandises de mastication sont fréquemment utilisées pour occuper le chien, limiter l’ennui et, selon les discours commerciaux, favoriser une bonne hygiène bucco-dentaire. Le marché propose aujourd’hui une grande variété de produits, dont certains se distinguent par leur dureté et leur durabilité. Parmi eux, le « fromage de yak » occupe une place particulière et bénéficie d’une image globalement positive auprès des propriétaires.

Sans m’y être intéressée initialement de manière spécifique, j’ai été amenée à observer en pratique clinique plusieurs cas de complications associées à l’utilisation de ce produit, notamment des fractures dentaires et des occlusions digestives ayant nécessité une prise en charge chirurgicale. La répétition de ces situations a motivé une analyse plus approfondie et la nécessité de faire le point, de manière objective et documentée, sur cette friandise largement présentée comme "sûre et bénéfique".

Une dénomination trompeuse et une réalité européenne

Malgré son appellation, le fromage de yak commercialisé en Europe n’est pas fabriqué à partir de lait de yak. Pour des raisons sanitaires et réglementaires, l’importation de produits laitiers issus de yaks est interdite. Les produits vendus sous ce nom sont donc majoritairement élaborés à partir de lait de vache ou de chèvre, selon un procédé inspiré du "chhurpi" traditionnel népalais. Le terme « fromage de yak » relève ainsi davantage d’un positionnement marketing que d’une description fidèle de la matière première utilisée... bon ça à la limite ... On a l'habitude ....

Par contre là où cela vient à me déranger est que le procédé de fabrication repose sur l’utilisation de grandes quantités de lait, l’ajout d’un agent acidifiant, du sel, puis un pressage prolongé suivi d’une déshydratation sur plusieurs semaines. Ce processus est énergétiquement coûteux et aboutit à un produit très dense et très dur, dont la valeur alimentaire pour le chien reste à ce jour non démontrée. Aucune publication scientifique n’a été retrouvée évaluant son intérêt nutritionnel spécifique chez le chien.

Sa composition : analyse critique

Voilà ce que l'on peut trouver sur le "net" des sites qui vont le proposer à la vente :

"Quota élevé en protéines : pour les muscles et une la peau en bonne santé
0 glucides : contrairement à l'alimentation industrielle
Minéraux et acides aminés : molécules à l'origine de la vie
Vitamines A, B1, B12, C, D, D3, E, K : fonctions biologiques
Calcium : pour un squelette solide
Potassium : essentiel au système nerveux et à la pression sanguine
Phosphore : pH sanguin
Magnésium : pour l’énergie et la concentration
Riche en antioxydants : pour l’organisme
Acides gras oméga-3 : pour le cœur, la rétine et le cerveau
Acide folique : pour la croissance
Sans céréales, gluten, soja ou maïs : pour une bonne digestion
Exempt de lactose (sucre contenu dans le lait) : pour éviter le cholestérol
Peu de calories
Ingrédients intégralement naturels : dépourvu de colorants, d'arômes artificiels, d'additifs, de conservateurs et d’OGM "

Le fromage de yak est essentiellement composé de protéines et de lipides issus du lait, avec une faible teneur en glucides liée au processus de coagulation et de séchage. Il contient également des minéraux naturellement présents dans le lait, notamment du calcium et du phosphore. Cette composition est fréquemment mise en avant pour justifier des bénéfices nutritionnels.

Or, les protéines contenues dans le fromage de yak n’ont fait l’objet d’aucune étude de digestibilité spécifique chez le chien. Leur transformation thermique et leur forte déshydratation sont susceptibles de modifier leur comportement digestif. En l’absence de données scientifiques, rien ne permet de conclure qu’elles seraient mieux assimilées ou plus bénéfiques que celles déjà apportées par une alimentation canine complète et équilibrée.

Les vitamines souvent citées dans les supports promotionnels ne sont ni quantifiées, ni analysées dans des publications indépendantes, ni mises en relation avec les besoins physiologiques réels du chien. Il s’agit d’arguments théoriques, sans validation clinique.

Concernant les lipides, l’allégation de « graisses saines pour le cœur » ne repose sur aucune donnée scientifique vétérinaire. Les effets cardiovasculaires bénéfiques démontrés chez le chien concernent des acides gras spécifiques, en particulier les oméga-3 EPA et DHA, principalement issus des huiles de poisson. Les graisses d’origine laitière, majoritairement saturées, n’ont jamais été associées à un effet cardioprotecteur chez le chien.

Ses vertus supposées : focus sur la santé bucco-dentaire

Le fromage de yak est réputé pour sa durabilité et dureté, souvent présentée comme un avantage pour la mastication et l’hygiène dentaire. Pourtant, les publications en odontologie vétérinaire montrent que les objets de mastication très durs constituent un facteur de risque reconnu de fractures dentaires, en particulier des prémolaires maxillaires. Aucune étude n’a démontré que la mastication de produits très résistants réduisait significativement le tartre ou prévenait les maladies parodontales.

Il est classiquement admis qu’une friandise de mastication ne devrait pas être plus dure que ce que l’on peut marquer avec l’ongle. Lorsqu’un produit ne peut pas être entamé de cette manière, il présente un risque mécanique pour les dents. En pratique, de nombreux chiens présentent des fractures dentaires ou des abcès suite à la mastication répétée de racines, de bois, d’os ou de produits alimentaires très durs.

Ces constats sont étayés par plusieurs publications, notamment l’étude intitulée Fracture Limits of Maxillary Fourth Premolar Teeth in Domestic Dogs Under Applied Forces, qui met en évidence les limites mécaniques des dents face à des forces de mastication excessives.

Risque digestif et cas cliniques

Le fromage de yak, lorsqu’il n’est pas friable (c'est à dire chauffé au micro onde), peut se fragmenter sous l’effet de chocs ou d’une mastication intense, générant des morceaux de taille variable. La littérature vétérinaire sur les corps étrangers digestifs décrit de nombreux cas d’occlusions intestinales causées par des matériaux alimentaires peu digestibles, y compris des produits présentés comme comestibles.

Les cas d’occlusion liés au fromage de yak observés en pratique clinique s’inscrivent pleinement dans ce cadre physiopathologique. Les affirmations selon lesquelles ce produit serait totalement digestible ou se dissoudrait complètement dans l’acide gastrique ne reposent sur aucune publication scientifique vérifiable.

Les photographies présentées illustrent un cas réel d’occlusion intestinale chez un chien, ayant nécessité une intervention chirurgicale. Le corps étranger retiré est un fragment de fromage de yak, reconnaissable par sa texture dense, peu friable et sa taille incompatible avec un transit digestif normal. Les images peropératoires montrent des anses intestinales fortement congestionnées et distendues en amont de l’obstruction, tableau typique d’une occlusion mécanique par corps étranger.

Conclusion

Je reconnais ne pas m’être interrogée sur l’utilisation du fromage de yak avant d’être confrontée, de manière répétée, à des complications cliniques associées à son usage. Comme de nombreux propriétaires et professionnels, j’en avais moi-même déjà proposé, en suivant les recommandations couramment diffusées.

Avec le recul et à la lumière des cas observés, le rapport bénéfice/risque de ce produit apparaît défavorable. Les bénéfices nutritionnels mis en avant ne sont étayés par aucune donnée scientifique, tandis que les risques dentaires et digestifs sont plausibles, documentés et observés en pratique. Dans ce contexte, il semble difficile de justifier l’exposition d’un animal à un risque potentiel en l’absence de bénéfice démontré.

Cette analyse n’a pas vocation à culpabiliser, ni inquiéter , mais à informer. Elle s’inscrit dans une démarche de prévention et de réflexion critique, afin de donner toutes les informations et choix/options aux propriétaires.

Après le succès du premier stage et suite à vos sollicitations, voici deux nouvelles dates. Les réservations sont ouvert...
02/02/2026

Après le succès du premier stage et suite à vos sollicitations, voici deux nouvelles dates. Les réservations sont ouvertes.
Les inscriptions seront validées uniquement à la réception du règlement (chèque ou virement). Priorité aux habitué(e)s.

Pédagogie, professionnalisme et compétence : je pense que c’est ce que nous avions tous retenu de la première session. Vous le savez, je n’invite pas grand monde à la maison ; si je le fais, c’est que je suis convaincue de la plus-value. Alors n’hésitez pas.

Places en priorité pour ma patientele osteo.

PLEIN pour le 11 mai
3 places pour le 12

Adresse

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Darvoy
45510

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