15/01/2026
Voilà un sujet délicat mais pourtant bien réel que j’ai envie de déposer aujourd’hui.
Je suis ce qu’on appelle une indépendante.
Après des années de salariat, notamment dans un spa, j’ai choisi la liberté de l’auto-entreprise.
La liberté ? Vraiment ?
On dit que la liberté a un prix… et c’est tellement vrai.
Le prix de l’insécurité financière.
Aucune visibilité à court, moyen ou long terme.
La peur de tomber malade — pour ma part, je suis masseuse, donc toujours hyper vigilante à ne pas me blesser, surtout les mains.
Parce que quand tu t’arrêtes… tu as zéro ressource.
Voilà pourquoi, à 2 jours de mon dernier accouchement, je massais encore.
Voilà pourquoi, 2 semaines après ma césarienne, j’avais déjà repris l’activité.
Il y a aussi l’Urssaf qui nous assomme,
la CFE qui débarque pile pendant les fêtes de fin d’année (bah oui, sinon ce ne serait pas drôle 🙃).
Le cerveau d’un indépendant ne connaît jamais le bouton OFF.
Même quand on s’autorise un week-end ou quelques jours de vacances.
J’essaie — vraiment — de ne pas culpabiliser quand je m’offre une pause.
Et puis il y a les rendez-vous annulés au dernier moment (quand on a la chance d’être prévenu·e).
Les heures passées à préparer des ateliers.
Les formations qu’on se paie soi-même pour proposer des prestations de qualité…
sans jamais savoir si ça plaira, si ça fonctionnera.
Ah, et bientôt la facture électronique, histoire de compliquer encore un peu plus les choses 🙃
Bref, oui, parfois je me sens lasse, découragée.
Et oui, parfois, l’idée du salariat me traverse l’esprit.
Puis je m’imagine sous les directives d’un employeur.
Avec des horaires fixes.
À ne plus pouvoir profiter de mon fils les peu de fois où je l'ai avec moi (cad les vacances scolaires).
Et là… non.
Je ne peux plus envisager ça.
Alors j’ai envie de vous dire une chose essentielle ❤️
Vous n’imaginez pas le bien immense que vous nous faites — amis, clients, communauté —
quand vous nous recommandez,
quand vous relayez nos publications,
quand vous les commentez,
quand vous laissez un avis sur Google.
C’est peu pour vous.
Pour nous, c’est énorme.
Vraiment. Inestimable.
Mon activité, c’est mon bébé.
Je la chéris depuis si longtemps.
C’est ma passion, mon feu sacré, ce qui me donne envie de me lever le matin.
Le problème, ce n’est pas le métier.
Ce sont toutes les difficultés autour, cette érosion permanente qui, à la longue, use.
Et vous, indépendants — et même salariés — comment vivez-vous les choses aujourd’hui ?
Lua