24/01/2026
Psychologie relationnelle : le mythe de la neutralité
En psychologie, le silence n’est pas toujours une absence d’action.
Dans certaines dynamiques relationnelles, il devient un acte en soi.
Lorsqu’une personne :
– a connaissance d’une injustice,
– perçoit une manipulation ou une mise à l’écart,
– ou est témoin d’une atteinte à l’intégrité d’un autre,
le fait de ne rien dire n’est pas neutre psychiquement.
👉 Le cerveau social fonctionne par alliances implicites.
Se taire, c’est souvent préserver sa place, éviter le conflit, maintenir l’homéostasie du groupe.
Mais ce choix a un coût : il rompt la sécurité relationnelle.
D’un point de vue psychologique, une relation saine repose sur :
– la cohérence entre paroles et actes,
– la capacité à tolérer l’inconfort relationnel,
– une loyauté minimale envers le lien.
Mettre une limite face à une loyauté absente n’est pas une réaction excessive.
C’est une réponse adaptative à une dissonance relationnelle.
👉 En thérapie, on ne travaille pas à « supporter » ce type de lien,
mais à reconnaître ce qui n’est plus sécure.
La maturité relationnelle commence là :
savoir distinguer présence sociale et véritable soutien psychique.