11/04/2026
On m'a dit que j'Ă©tais trop militante.đ„Ž
đPourtant voilĂ ce Ă quoi mon militantisme sert concrĂštement en sĂ©ance.
D'abord, croit-on vraiment qu'on puisse "trop militer" contre les violences et les injustices ? Je trouve toujours ce type de phrase Ă©trange et dissonante. Que veut-elle dire exactement ? Peut-ĂȘtre que je ne suis pas assez "neutre" pour une thĂ©rapeute ? Pourtant c'est justement parce que je milite, parce que je suis engagĂ©e dans la lutte contre les violences faites aux enfants et aux femmes, que je peux garantir la neutralitĂ© de ma posture.
đJe ne peux pas faire semblant de ne pas voir l'adultisme, le patriarcat, les violences Ă©ducatives.
Et en disant cela, je ne romps pas avec la neutralité, puisque ce ne sont pas des opinions. Ce sont des systÚmes trÚs bien documentés, dans lesquels on a toutes et tous grandi, qui façonnent encore aujourd'hui la façon dont on regarde nos enfants, dont on pense ce qu'est une bonne mÚre, un bon parent, une famille qui fonctionne.
âšđEt c'est prĂ©cisĂ©ment parce que je vois ces systĂšmes que je ne vous juge pas, vous,
et que je peux vous accueillir dans une posture neutre, avec la conscience de ce avec quoi vous avancez.
đSi vous avez puni, criĂ©, ou mĂȘme frappĂ©, et que vous voulez sortir de lĂ : je sais Ă quel point c'est difficile, Ă quel point le systĂšme est ancrĂ© en vous, en nous. Vous n'aurez pas Ă vous justifier d'en ĂȘtre arrivĂ©e lĂ . Parce que je sais que cela existe : je milite pour que cela cesse.
đSi vous dormez avec votre enfant et que cela rĂ©pond Ă un besoin et une demande claire de sa part, jamais je ne remettrai en question votre choix. Le co-sommeil n'est pas une dĂ©viance, c'est une rĂ©ponse intuitive au besoin de votre enfant. Avoir sa propre chambre est en revanche une construction sociale, on peut en faire le choix sans problĂšme, mais cela s'accompagne en gardant en tĂȘte qu'il ne s'agit pas d'une norme. Parce que je sais que vous ĂȘtes souvent obligĂ©e de mentir pour qu'on Ă©coute vos maux sans remettre en cause votre maternage : je milite pour que le maternage soit reconnu comme une base bienfaisante pour les enfants. Pas un problĂšme.
đSi vous ĂȘtes Ă©puisĂ©e, vidĂ©e : je vous comprends, vous entends et je vous crois. Ce n'est pas en faisant semblant que c'est facile de laisser en garde son bĂ©bĂ© que l'on prĂ©serve la santĂ© mentale des mĂšres. Je sais, donc je fais avec, mais je milite pour que cela change, de tout mon cĆur.
đSi vous vous sentez seule et dĂ©munie, je ne suis pas celle qui vous dira de vous reposer et vous organiser, mais celle qui cherchera Ă comprendre comment votre Ă©puisement s'est construit autour des stigmates que le patriarcat a laissĂ©s sur votre relation conjugale et donc parentale. Parce que c'est en percevant ce qui pose problĂšme que l'on peut le changer. Pas en l'ignorant.
đâšMon militantisme est un socle, pas un piĂ©destal.
Je suis lĂ pour explorer avec vous comment votre propre vision de ce monde nourrit peut-ĂȘtre ce qui bloque aujourd'hui dans votre relation avec votre enfant, votre co-parent.
Votre vision du monde n'est pas une simple vue de l'esprit qui vous appartient, elle se fonde sur une histoire réelle, un héritage, des lois, un contexte social et culturel.
C'est parce que je suis militante engagĂ©e dans la lutte contre les violences et pour un monde plus juste que je peux ĂȘtre neutre.
Pas malgré cela.
Mon cabinet existe pour que vous n'ayez pas Ă choisir entre ĂȘtre aidĂ©e et vous sentir soutenue dans vos difficultĂ©s et respectĂ©e dans vos choix.
Et je lutterai encore et toujours â