01/11/2020
Aujourd’hui je veux partager avec vous une réflexion qui fait écho à celle que j’avais eue cet été où je m’inquiétais de ces visions ennemies face à l’épidémie, sans aucune compréhension de l’autre ni tolérance, en plein pilotage automatique de jugements et de rejet.
Ce nouveau confinement nous remet dans ces visions ennemies dans lesquelles j’ai plongé depuis mercredi. Comme beaucoup d’autres, face à ces mesures de pouvoir que nous subissons, j’ai réagi avec ce choix binaire qui s’offrait à moi: la soumission ou la rébellion.
J’ai choisi. Je n’étonnerai personne en dévoilant ma position dans le clan des gens éveillés, rassuristes, complotistes… intégristes ?!
Ayant bien mariné dans les émotions qui accompagnent mon état d’esprit de clan, j’ai pris conscience qu’une partie de moi souffrait et jetait vers l’extérieur la cause de cette souffrance : les politiques, les puissants de ce monde, les c… qui se laissent manipuler par la peur…
J’étais « dans » ma tête, mon mental, mon ego et tout ce qui me séparait de ma véritable nature. J’ai oublié que j’avais un cœur…
Mais où était passé l’amour ? L’amour de l’autre ? L’amour de la vie ?
Car le Covid est là pour nous rappeler que notre vie sur terre est limitée. Si j’utilise ce temps en affrontement avec les autres, à essayer d’imposer mon point de vue (qui bien-sûr est le bon !) ou en déplorant l’état de ce monde dans lequel nous vivons, je ne fais qu’alimenter ma colère et mon désespoir.
Alors j’ai décidé de nourrir la partie de moi qui aime la vie même confrontée aux paradoxes, aux contradictions, au pessimisme, à l’injustice, à la peur et à la séparation des uns et des autres.
Alors j’ai accepté avec amour et bienveillance, les deux parties qui s’affrontent en moi : l’esprit spirituel qui unit dans l’amour et l’autre esprit parfois animé de haine, qui juge, sépare. Je suis un être humain capable de tout ça en même temps.
En prendre conscience me rend ma liberté d’être et mon pouvoir.
C’est dans cette énergie inspirante que je veux focaliser mon attention désormais.
Ça n’empêche aucunement l’action. Mais une action juste avec le cœur ouvert sur l’autre : la compréhension et la compassion plutôt que le jugement et le rejet.
Et une fois encore, je (me) rappelle que notre plus grand défi actuel est plus de cultiver la liberté, la joie, la puissance intérieure que de combattre le virus…
Même si le naturel revient au galop, même si c’est un combat au quotidien, je m’engage à choisir la voie de l’amour, de la tolérance, de la santé, à regarder la mort en face, profiter des gens que j’aime et poser des actions en ce sens.
Je m’engage aussi à m’aimer quand je dévierai de ma voie pour voir cette en déviance, un rappel à l’amour.
Et vous ?