30/04/2026
SQM n°434 - Nicolas Eeckhout innove
Vision fragile : le seul opticien de l'Aisne à proposer des solutions
Opticien de profession, Nicolas Eeckhout est responsable de neuf points de vente à Lille et Saint-Quentin. Toujours en quête d'innovation, ce professionnel de la santé visuelle est aujourd'hui le seul dans l'Aisne à proposer des solutions sur mesure pour les personnes souffrant d'une vision fragile. C'est chez Demonchaux Opticiens, une enseigne bien connue des Saint-Quentinois associée à la coopérative Atol, que Nicolas nous a accueillis pour nous en dire plus sur ces technologies novatrices, développées par la société italienne Fonda Vision.
Quelles sont les principales pathologies que vous traitez ?
- "Les plus courantes sont la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme. Puis, autour de 40-45 ans, arrive la presbytie. Ce sont les quatre grands défauts visuels qui concernent la majorité des porteurs de lunettes ou de lentilles."
Et au-delà ?
- "Il existe aussi des pathologies oculaires plus lourdes : la cataracte, la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) ou encore certaines
atteintes de la rétine. Là, on peut parler de vision fragile, correspondant à une perte de vision importante, susceptible de rendre difficile, voire impossible une correction totale avec des verres ophtalmiques traditionnels."
Beaucoup de personnes sont concernées ?
- "En France, plusieurs millions de personnes vivent avec une acuité visuelle limitée, parfois inférieure à 6/10 malgré une correction. Lire, se déplacer, reconnaître un visage : autant d’actes du quotidien qui deviennent plus difficiles, avec des conséquences réelles sur l’autonomie."
Quelles solutions proposez-vous dans ces cas-là ?
- "Je suis aujourd'hui le seul opticien dans l'Aisne à proposer des systèmes modulables et pratiques, mis au point par la société Fonda. Et ce, en distinguant bien deux usages : la vision de loin et la vision de près. Pour la vision de loin, on utilise des verres prismatiques grossissants, comme les technologies PRLoop® développées par Fonda Vision. Le principe est simple : lorsqu’une personne a une atteinte de la rétine, notamment un scotome central, elle a une tache sombre au centre de sa vision. Les prismes vont permettre de dévier l’image pour la faire passer à côté de cette zone déficiente, vers une partie de la rétine encore fonctionnelle. On ajoute à cela un effet de grossissement qui améliore la perception globale. Résultat : la vision est plus stable, plus confortable, et certaines capacités sont retrouvées, comme reconnaître un visage ou se déplacer en sécurité."
Vous proposez également un système de clips…
- "Effectivement, des clips magnétiques mis au point par Fonda permettent d’adapter la vision selon les conditions. Ceux-ci concourent à améliorer les contrastes, réduire l’éblouissement ou encore protéger la rétine. L’idée, c’est vraiment de proposer une solution sur mesure, qui évolue avec les besoins du patient."
Et concernant la vision de près ?
- "Là, on est sur une logique différente. On va utiliser des systèmes de grossissement, un peu comme des loupes, mais beaucoup plus performants. On peut aller sur des grossissements de x 2,5 à x 3, ce qui permet de lire, écrire ou consulter des documents malgré une vision dégradée. Pour un confort optimum, Fonda propose aussi Leddles®, des lunettes hyper-correctives auto-éclairées, qui permettent de lire et écrire n'importe où, toujours avec un éclairage efficace. Ces équipements sont souvent dédiés, donc il s’agit généralement d’une seconde paire de lunettes, spécifiquement conçue pour les activités de près."
Faut-il obligatoirement une ordonnance pour bénéficier de ces équipements ?
- "L’idéal est d’avoir une ordonnance, car elle permet de connaître précisément la correction et l’historique visuel du patient, notamment en cas de pathologie. C’est une base de travail importante pour proposer un équipement vraiment adapté. Mais dans la pratique, ce n’est pas toujours obligatoire. Beaucoup de patients n’ont pas de rendez-vous récent chez l’ophtalmologiste, notamment à cause des délais parfois longs. Dans ce cas, on peut déjà réaliser un premier bilan en magasin. On évalue les besoins, les difficultés rencontrées au quotidien, et on teste certaines solutions, notamment pour la vision de loin ou de près. Ensuite, en fonction des résultats, on oriente si nécessaire vers un ophtalmologiste pour compléter le diagnostic ou sécuriser la prescription."
Nicolas EECKHOUT
DEMONCHAUX Opticiens
-Tél. : 03 23 62 63 49
- demonchauxopticiens@orange.fr
- 51-53 rue Raspail 02100 Saint-Quentin
- www.demonchaux-opticiens-saintquentin.com