17/02/2026
Puis-je changer ma génétique pour me fondre dans la masse ?
Pour entrer dans des cases.
Ou comment devenir carré quand on est rond.
J’avais 22 ou 23 ans.
J’avais déjà travaillé dans plusieurs environnements, exploré différents rôles, traversé plusieurs univers professionnels.
Un recruteur regarde mon CV et lâche, sans détour :
« Ce n’est quand même pas très rassurant, cette instabilité. »
Ah punaise.
Bon, d’accord… c’était il y a presque 30 ans.
Et pourtant, la question reste entière.
Les mentalités ont-elles réellement évolué aujourd’hui ?
À l’époque, je lui ai répondu calmement.
Je ne voyais pas ce parcours comme un handicap, mais comme une richesse.
Une expérience transversale immédiatement utile.
Une capacité à m’investir pleinement dans les missions confiées.
Une honnêteté professionnelle aussi : quand l’élan disparaît, je ne m’éteins pas à petit feu, je pars.
Et surtout une question simple. Quel est l’intérêt de contraindre quelqu’un à rester là où il ne grandit plus, ni pour lui-même, ni pour l’entreprise ?
De mon point de vue, c’était une bonne affaire de recrutement.
Un bénéfice partagé.
Vous avez un besoin, j’ai des compétences multiples.
Pourquoi vouloir réduire un être humain à une seule tâche, toute une vie ?
Avec le recul, je me dis que sa question parlait peut-être d’autre chose.
Du coût du turnover.
De la peur de l’imprévisible.
Du besoin de contrôle.
Mais alors une chose me trouble encore.
Pourquoi, à travers cette question, a-t-il tenté de me faire croire que le problème, c’était moi ?
Je vous pose la question, sincèrement.
Est-ce encore perçu comme une faiblesse aujourd’hui ?
Ou commence-t-on enfin à reconnaître que certains profils ne sont pas instables, mais non linéaires ?
Vos regards, vos expériences, vos désaccords m'intéressent et ont toute leur place ici.
***********************
🔔 Nathalie, Mentor en • Stratégie existentielle & transformations intérieures
♻️ Republiez pour inspirer.
Contact :https://n-collombat.systeme.io/prisederendezvousmentoratelei