30/05/2026
Cette semaine, mon fils a dû quitter son lieu de stage.
Pas parce qu’il ne travaillait pas bien.
Pas parce qu’il ne faisait pas d’efforts.
Mais parce qu’il s’est retrouvé face à une personne liée à son ancien harcèlement.
Et là, j’ai vu quelque chose de très dur en tant que maman :
Même des années plus t**d, certaines blessures restent profondément vivantes.
Le patron a vu immédiatement que mon fils n’était pas bien.
Il l’a fait rentrer à la maison.
L’école préfère aujourd’hui qu’il change de lieu de stage pour le protéger.
Et sur le principe, je comprends totalement.
Je ne veux pas que mon fils revive cette souffrance.
Mais à l’intérieur de moi, une colère est montée.
Parce qu’encore une fois… c’est la personne harcelée et sa famille qui doivent s’adapter.
Changer.
Partir.
Trouver une solution au pied levé.
Se réorganiser.
Se reconstruire autour de ce qui a été subi.
Or, il ne reste que deux semaines de stage.
Mon fils part à l’internat la semaine prochaine.
Et nous avons seulement deux jours pour trouver un nouveau stage qui puisse commencer dans dix jours.
Alors oui… les personnes changent.
Grandissent.
Évoluent sûrement.
Et c’est important aussi de pouvoir le reconnaître.
Mais le corps émotionnel, lui, se souvient parfois avant même que le mental comprenne.
Et en tant qu’accompagnante, cette situation me rappelle quelque chose d’essentiel :
Les blessures émotionnelles non apaisées peuvent revenir des années plus t**d comme un boomerang.
Une personne.
Une ambiance.
Un lieu.
Et tout peut remonter :
l’angoisse, le stress, le mal-être, l’insécurité, le besoin de fuir.
Le harcèlement ne s’arrête pas toujours lorsque les faits s’arrêtent.
Certaines blessures restent silencieuses… jusqu’au jour où une situation vient les réveiller.