19/03/2026
On parle beaucoup de guĂ©rison aujourdâhui.
Comme sâil fallait absolument rĂ©parer chaque blessure pour enfin aller bien.
Mais dans la rĂ©alitĂ© que je vois tous les jours en accompagnement, ce nâest pas ça qui bloque.
Ce qui maintient un schĂ©ma, ce nâest pas uniquement le passĂ©.
Câest le bĂ©nĂ©fice inconscient quâil continue dâapporter aujourdâhui.
Un mécanisme ne reste jamais par hasard.
Il protÚge, il évite, il sécurise.
Le problĂšme, câest quâĂ un moment donné⊠ce qui tâa protĂ©gĂ©e commence Ă tâenfermer.
Et lĂ , une autre couche entre en jeu.
Beaucoup plus inconfortable.
Le lien entre identité et amour.
Parce que si tu as appris, mĂȘme subtilement, que pour ĂȘtre aimĂ©e il fallait ĂȘtre douce, comprĂ©hensive, discrĂšte, forte, adaptableâŠ
alors forcément, sortir de ce rÎle vient créer une insécurité énorme.
Pas parce que les gens vont rĂ©ellement arrĂȘter de tâaimer du jour au lendemain.
Mais parce que ton systĂšme a enregistrĂ© que lâamour Ă©tait conditionnel.
Conditionné à qui tu es.
Conditionné à ce que tu donnes.
Conditionné à la place que tu prends⊠ou que tu ne prends pas.
Alors changer, ce nâest pas juste Ă©voluer.
Câest risquer de ne plus ĂȘtre validĂ©e de la mĂȘme maniĂšre.
Et ça, pour le systĂšme nerveux, câest perçu comme un danger.
Câest pour ça que certaines femmes comprennent tout⊠mais nâarrivent pas Ă passer Ă lâaction.
Ce nâest pas un manque de volontĂ©.
Câest un conflit intĂ©rieur entre sĂ©curitĂ© et libertĂ©.
Et tant que ce conflit nâest pas conscientisĂ©,
on continue de croire que le problÚme vient du passé.
Alors quâen rĂ©alitĂ©, la vraie bascule se fait dans le prĂ©sent.
Quand tu rĂ©alises que tu peux ĂȘtre aimĂ©e autrement.
Et surtout⊠que tu peux tâaimer mĂȘme si tout le monde ne valide pas.
Câest exactement lĂ que le travail commence vraiment.