12/05/2026
Une CROISIÈRE🛳️ et un VIRUS ☣️- l’histoire longue
Le navire de croisière MV Hondius transporte 147 passagers et membres d’équipage représentant 23 nationalités.
1er avril 2026 : le Hondius quitte Ushuaïa, à l’extrême sud de l’Argentine en direction des confins de l’Atlantique Sud.
5 avril. Première escale : en Géorgie du Sud. Le navire fait halte dans la baie de Saint Andrews Bay, célèbre pour ses colonies de manchots.
6 avril : un passager présente des problèmes respiratoires.
7 avril : le Hondius quitte la Géorgie du Sud pour l’archipel de Tristan da Cunha.
8 avril, direction Inaccessible Island. Un nom qui en dit long : une île quasiment inhabitée, difficile d’accès.
11 avril : Le premier passager qui présentait des symptômes depuis le 6 Avril décède à bord.
Demandons à Gemini : A propos du néerlandais de 70 ans décédé à bord du bâteau Hondius. Ce patient qui est mort infecté par un hantavirus. Quels symptômes ont précipitaient sa mort ?
Le passager néerlandais de 70 ans décédé à bord du MV Hondius (identifié dans la presse comme Léo Schilperoord) a présenté des symptômes qui ont évolué de manière foudroyante, caractéristiques du syndrome pulmonaire à hantavirus (HPS).
Voici les symptômes spécifiques qui ont précipité son décès et celui de son épouse peu après :
1. La phase initiale (pseudo-grippale)
Le patient a commencé à ressentir les premiers signes le 6 avril 2026. Pendant cette phase, les symptômes étaient trompeurs car ils ressemblaient à une forte grippe ou à une infection digestive :
Fièvre brutale et frissons.
Maux de tête intenses.
Douleurs musculaires (myalgies).
Troubles gastro-intestinaux : il a souffert de douleurs abdominales, de nausées et de diarrhées.
2. La phase critique (défaillance respiratoire)
Ce qui a précipité sa mort, survenue le 11 avril 2026 (soit seulement 5 jours après les premiers symptômes), est le passage brutal à la phase cardio-pulmonaire :
Détresse respiratoire aiguë : les poumons se remplissent de liquide (œdème pulmonaire non cardiogénique), rendant la respiration presque impossible.
Hypotension sévère et choc : le virus provoque une fuite de plasma hors des vaisseaux sanguins, entraînant une chute de la pression artérielle et une défaillance des organes.
Pneumonie sévère : bien qu'initialement confondu avec une pathologie respiratoire classique, l'état s'est dégradé trop rapidement pour les soins disponibles à bord.
Les hantavirus sont principalement transmis à l’homme par des rongeurs infectés. Les rongeurs constituent le foyer des hantavirus. Seul l’hantavirus sud-américain Andes présente une transmission interhumaine. Il s’agit du virus détecté sur le navire MV Hondius.
La femme du défunt, âgée de 69 ans, débarque sur l’île de Sainte-Hélène le 24 avril pour raison médicale (troubles gastro-intestinaux) en même temps que la dépouille de son mari. Elle est mise dans un vol vers Johannesburg, s’effondre à bord et meurt dans un hôpital le 26 avril. Le séquençage moléculaire confirme plus t**d qu’elle était porteuse du virus Andes.
Ce vol en avion a fait de nombreux cas contacts = des personnes susceptibles de développer une infection à hantavirus et de transmettre le virus. Parmi ces cas contacts, 8 français qui ont été placés en quarantaine.
24 avril : le Hondius repart de Saint-Hélène.
Une troisième passagère, une ressortissante allemande, développe fièvre et malaise le 28 avril. Elle meurt à bord de l’Hondius le 2 mai. Des tests post-mortem effectués aux Pays-Bas confirment également la contamination à hantavirus Andes.
L'origine du foyer est encore inconnue mais, selon l'organisation mondiale de la santé (OMS), la première contamination a eu lieu avant le début de la croisière le 1er avril. Car le premier passager décédé, un Néerlandais de 70 ans, a présenté des symptômes dès le 6 avril. Or, la période d'incubation du virus est comprise entre 1 et 6 semaines.
le 3 mai. aux abords du Cap Vert. Les autorités capverdiennes refusent l’accès au port de Praia, la capitale. Objectif : éviter toute propagation de la maladie sur l’île.
10 mai : Le navire de croisière est finalement accepté à Tenerife, dans les Canaries. Les passagers y sont évacués.
12 Mai : Une alerte sanitaire signée du directeur général de la Santé français présente l’état des lieux. 10 cas sont confirmés biologiquement. 3 décès sont rapportés. Les séquençages réalisés pour ces cas ont permis d’identifier la souche Andes.1 française croisiériste est positive à l’hantavirus Andes et est soignée, placée à l’isolement.
à suivre.