18/07/2025
⚪️ Les 4 styles d’attachement.
Les styles d’attachement sont des schémas relationnels développés durant l’enfance, généralement à partir des interactions précoces avec les figures parentales, et qui influencent profondément nos relations affectives à l’âge adulte. Il en existe quatre principaux, issus de la théorie de l’attachement de John Bowlby et Mary Ainsworth :
1. L’attachement sécure
• Origine : L’enfant a eu un parent sensible, cohérent et disponible affectivement.
• Comportement adulte : Capacité à faire confiance, à s’ouvrir émotionnellement, à gérer les conflits, et à maintenir un équilibre entre intimité et autonomie.
• Pensée typique : « Je peux compter sur les autres, et ils peuvent compter sur moi. »
2. L’attachement anxieux/fusionnel
• Origine : Parent imprévisible, parfois disponible, parfois distant. L’enfant doit « amplifier » ses besoins pour attirer l’attention.
• Comportement adulte : Peur du rejet, besoin constant d’assurance, hypervigilance dans les relations, tendance à la dépendance affective.
• Pensée typique : « Je ne suis pas assez bien, l’autre va finir par me quitter. »
3. L’attachement évitant/craintif
• Origine : Parent distant, peu réactif, qui rejette ou minimise les besoins affectifs de l’enfant.
• Comportement adulte : Difficulté à exprimer les émotions, évitement de l’intimité, idéalisation de l’indépendance, minimisation des besoins affectifs.
• Pensée typique : « Je n’ai besoin de personne. Mieux vaut ne pas trop s’attacher. »
4. L’attachement désorganisé/chaotique
• Origine : Souvent lié à des traumatismes précoces ou à une figure parentale à la fois source de réconfort et de peur (abus, négligence, comportement instable).
• Comportement adulte : Relations chaotiques, ambivalence extrême (je t’aime / je te fuis), comportements auto-destructeurs ou de sabotage relationnel.
• Pensée typique : « L’amour fait peur et fait mal. Je veux l’autre, mais je m’en protège. »
Peut-on changer de style d’attachement ?
Oui. C’est difficile, mais tout à fait possible, notamment grâce à :
• Un travail thérapeutique approfondi
• Une relation réparatrice (thérapeutique ou amoureuse) sécurisante
• Une prise de conscience et un travail sur les schémas relationnels répétitifs
l’attachement sécure (50% à 60% de la population)
l’attachement évitant/craintif ( 25%)
l’attachement anxieux/fusionnel (20% )
l’attachement désorganisé/chaotique ( 5%)