Sophie GALOO, thérapeute holistique

Sophie GALOO, thérapeute holistique Enseignante, praticienne holistique, je vous accompagne sur le chemin de l’amour et confiance en VOUS

Quand on ne peut reconnaître que ce que l’on vit nous affaiblitMécanique d’une relation qui use le sujet de l’intérieurI...
20/01/2026

Quand on ne peut reconnaître que ce que l’on vit nous affaiblit
Mécanique d’une relation qui use le sujet de l’intérieur

Il existe des relations qui ne détruisent pas brutalement, mais qui affaiblissent lentement.
Elles ne produisent pas de rupture visible, mais une érosion continue du sentiment d’exister.
Le sujet ne tombe pas : il se fatigue d’être debout.

Ce qui rend ces relations si difficiles à quitter, ce n’est pas l’ignorance de la souffrance, mais l’impossibilité psychique de la reconnaître comme destructrice sans risquer un effondrement narcissique.

I. Quand la parole devient une attaque de la pensée

La violence verbale répétée ne vise pas seulement à blesser.
Elle attaque la capacité même du sujet à penser ce qu’il vit.

Être régulièrement disqualifié, voir ses ressentis mis en doute, ses perceptions moquées, produit un effet bien connu en clinique : la pensée ne repose plus. Elle se replie, se surveille, se censure.
Comme l’a montré Piera Aulagnier, lorsque le droit de penser est menacé, le sujet renonce à la pensée pour préserver le lien.

Le doute n’est plus adressé à l’autre.
Il devient intérieur : « Peut-être que je me trompe. Peut-être que c’est moi. »

II. La disqualification comme mode de lien

Il ne s’agit pas d’un conflit, mais d’une organisation relationnelle.
La disqualification devient la structure même du lien.

Dans cette configuration, l’autre ne rencontre pas un sujet, mais un terrain :
un espace où projeter, contrôler, maintenir une asymétrie.
Ce que Racamier a décrit comme une emprise narcissique prend ici une forme discrète mais efficace : l’autre est maintenu dans une dépendance sans violence spectaculaire, mais sans repos possible.

III. Sexualité et renoncement au désir

La sexualité, dans ce contexte, n’est plus un lieu d’échange, mais un lieu de contrainte psychique.

Lorsqu’elle est marquée par l’addiction, la pornographie, la surenchère des scénarios, elle ne cherche plus le désir, mais l’excitation et la répétition.
Le sujet ne désire pas : il s’adapte.

Ferenczi a montré comment, face à la menace de perdre le lien, un sujet peut consentir à ce qui le dépossède, non par désir, mais par soumission traumatique.
La frontière entre consentement et abdication devient floue.

Le corps est engagé, mais le sujet se retire.

IV. La dette imaginaire

À chaque rupture suivie d’un retour, le même scénario se rejoue.
Le retour est vécu comme un cadeau : « Il revient, donc je compte. »

Mais ce retour ne restaure rien.
Il installe une dette.

Comme l’a montré René Kaës, certaines relations s’organisent autour d’alliances inconscientes qui interdisent la séparation sans culpabilité.
Le sujet se sent redevable du lien, même lorsque celui-ci l’abîme.

Dire non devient alors une transgression intérieure.

V. La solitude comme menace narcissique

Ce qui retient le sujet n’est pas seulement l’attachement.
C’est la solitude anticipée comme preuve d’indignité.

La solitude n’est pas vécue comme un état, mais comme un verdict :
« Si je suis seule, c’est que je ne mérite pas l’amour. »

Quitter la relation, ce serait risquer une chute narcissique que Freud avait déjà repérée dans la mélancolie : mieux vaut s’attaquer soi-même que perdre l’objet.

VI. L’impossibilité de nommer l’affaiblissement

Reconnaître que la relation affaiblit serait reconnaître qu’elle ne protège pas.
Or, tant qu’elle est vécue comme une protection contre l’effondrement, elle doit être maintenue.

Ce n’est pas un déni, mais une stratégie de survie psychique.
Le sujet sait qu’il souffre, mais ne peut pas dire : « Cela me détruit. »

VII. Le non impossible

Le non ne peut être posé ni à l’autre, ni à soi.
Dire non serait vécu comme une auto-privation, presque une auto-violence.

Le sujet ne se refuse pas quelque chose :
il se protège d’un vide qu’il redoute plus que la souffrance connue.

VIII. Le travail clinique : restaurer un espace pensable

Le travail clinique ne consiste pas à pousser à la rupture.
Il consiste à nommer ce qui affaiblit sans exiger une décision immédiate.

Il s’agit moins de renforcer l’estime de soi que de mettre fin à l’hémorragie narcissique.
Moins de prescrire un choix que de rendre pensable ce qui était interdit de pensée.

Peu à peu, le sujet peut reconnaître que ce qu’il vit l’affaiblit —
sans s’effondrer.

LANTERI Joëlle

« Parfois ce qui nous arrive de "pire" est le plus beau des cadeaux.Parfois ce qui nous arrive de "pire" nous oblige à b...
19/01/2026

« Parfois ce qui nous arrive de "pire" est le plus beau des cadeaux.
Parfois ce qui nous arrive de "pire" nous oblige à baisser les armes et de laisser la Vie.
Elle sait mieux que nous.
Elle nous montre,
Là où on s’accroche,
Là où on contrôle.
Elle nous dépouille de l’inutile.
Elle nous dépouille
Pour nous ramener
Dans notre coeur.

Parfois ce qui nous arrive de "pire" est le plus beau des cadeaux.
Au-delà de la souffrance se dévoile l’Être, la complétude.

Ce qui nous définissait s’effondre
Pour nous ramener
Au coeur du coeur
A ce que nous sommes.
La Vie. »

Anne Sitter

Lorsque tout semble désespéré, restez. Lorsque vous vous sentez si fatigué(e), restez. Lorsque le désespoir parait prend...
18/01/2026

Lorsque tout semble désespéré, restez.
Lorsque vous vous sentez si fatigué(e), restez.
Lorsque le désespoir parait prendre toute la place, restez.
Lorsque vous ne voyez aucune lumière au bout du tunnel, restez.
Lorsque des tourments paraissent aussi forts qu’un ouragan, restez.

En restant simplement là, en vous, avec nous, à observer, à ne pas vous juger, à poser un regard bienveillant sur les espaces en difficulté.

En ne cherchant pas un soulagement immédiat, vous pourrez constater que, malgré la profondeur en laquelle vous vous sentez immergé(e) , malgré la noirceur qui parait ne pas pouvoir s’éclairer, la Lumière et l’Amour finissent toujours par se révéler.

Tout, absolument tout, finit par passer.
Tout, absolument tout, finit par s’arranger.
Tout, absolument tout, finit par se pacifier.

Osez parler,
Osez exprimer tout ce qui peut vous ronger.
Osez demander.
Osez aller chercher le soutien qu’on peut vous apporter.

Sachez que vous êtes aimé(e).
Profondément aimé(e).

Même si les choses semblent sans espoir
Même si vous ne pouvez le voir,
Même si vous ne pouvez y croire,
L’Amour infini vous ouvre les bras,
vous êtes invité(e) à vous y loger.

Car même lorsque tout vous semble noir,
Une chandelle brille pour vous dans l’obscurité.

Laissez-vous bercer,
Laissez-vous cajoler,
Laissez-vous déposer afin de vous sentir allégé(e).

Laissez aller les idées qui vous donnent la sensation d’étouffer.
Osez respirer,
Osez exister,
Le monde a besoin de votre beauté.

Vous êtes une note unique qui ne peut être remplacée dans la symphonie de la vie.
Le Soleil finit toujours par se lever pour venir réchauffer et éclairer le chemin que nous avons emprunté.

Comme un phare qui nous rappelle que la lumière tant recherchée n’a jamais bougé, bien nichée au cœur de l’Être d’éternité.

Julie Ann
***

L’ENFANT "ADULTIFIÉ" : 🚨CELUI QUI A GRANDI TROP TÔTC’est l’une des blessures les plus silencieuses de la psychologie, et...
16/01/2026

L’ENFANT "ADULTIFIÉ" :

🚨CELUI QUI A GRANDI TROP TÔT

C’est l’une des blessures les plus silencieuses de la psychologie, et pourtant l’une des plus lourdes à porter.

L’enfant adultifié, c’est celui qui a grandi avant l’heure.

Celui qui a dû comprendre avant même d’être compris.

Il n’a pas connu l’insouciance.

Pendant que les autres jouaient, lui observait les humeurs, les colères, les silences.

Il apprenait à anticiper les tempêtes pour protéger les autres, parfois même ses propres parents.

Et dans son esprit, une croyance s’est installée :
« Si je suis fort, calme et utile, tout ira bien. »

Son système nerveux n’a jamais eu de repos.

L’amygdale, ce centre de l’alerte émotionnelle, reste en veille permanente.

Il lit dans les regards, décèle les changements de ton, prévoit les catastrophes avant qu’elles n’arrivent.

Ce n’est pas un don.
C’est un mécanisme de survie.

Puis il devient adulte.
Et continue de porter le monde sur ses épaules.
Il attire les âmes blessées, les relations déséquilibrées, les responsabilités qui ne sont pas les siennes.

Il s’excuse d’exister dès qu’il dérange, et s’épuise à réparer ce qu’il n’a pas cassé.

L’enfant adultifié aime sans limites, mais ne sait pas recevoir.

Il donne tout, sauf ce qu’il garde enfoui depuis toujours : le besoin d’être enfin pris dans les bras, sans devoir mériter l’amour.

Alors oui, la vraie guérison ne se trouve pas dans le fait d’être plus fort.

Elle commence le jour où tu acceptes de redevenir cet enfant qu’on t’a volé.

Celui qui a le droit de pleurer, de se reposer, de ne rien réparer.

Parce que parfois, se reconstruire, c’est simplement apprendre à être, sans avoir à prouver.

Qu’est ce qu’une mère?Aujourd’hui mon fils fête ses 27 ans et pourtant sa venue au monde me semble si proche.J’ai le sou...
15/01/2026

Qu’est ce qu’une mère?

Aujourd’hui mon fils fête ses 27 ans et pourtant sa venue au monde me semble si proche.
J’ai le souvenir vif d’avoir été submergée d’amour inconditionnel au moment où il s’est donné naissance.
Ce sentiment ne m’a jamais quitté mais j’ai dû apprendre à être mère.
Sur ce chemin, j’ai fait bien des expériences, certaines plus heureuses que d’autres et me voilà motivée pour vous délivrer les clefs qui m’ont été données sur le chemin.

Une mère ne donne pas la vie.
La vie arrive d’elle-même, ancienne, mystérieuse, déjà en marche.
La mère est celle qui accompagne une naissance — non seulement celle d’un enfant, mais celle d’un être au monde.

Être mère, ce n’est pas créer, c’est accueillir. Accueillir ce qui vient sans l’avoir choisi entièrement, sans pouvoir le maîtriser.
Cette position est spirituellement exigeante : elle demande de renoncer à la toute-puissance.
La mère véritable ne dit pas « tu es à moi », mais « je marche avec toi ».

La philosophe Hannah Arendt parlait de la natalité comme de la capacité humaine à faire advenir du nouveau dans le monde. La mère est la première gardienne de cette nouveauté. Elle ne façonne pas l’enfant à son image ; elle protège l’espace dans lequel il peut apparaître comme autre.

Une mère est une présence de seuil. Elle se tient entre :
entre le dedans et le dehors,
entre la dépendance et l’autonomie,
entre le chaos et la forme.
Son rôle n’est pas de diriger la route, mais de rendre la traversée possible.

Spirituellement, l’accompagnement maternel est un art du retrait juste. Trop d’absence abandonne, trop de présence étouffe. La mère apprend à sentir quand tenir, quand lâcher. Ce discernement n’est pas technique : il est profondément intérieur. Il demande écoute, patience, et humilité.

Le psychanalyste Donald Winnicott évoquait la « mère suffisamment bonne » — non parfaite, mais ajustée. Une mère n’a pas à être idéale ; elle a à être réelle, capable d’erreur et de réparation. C’est dans cette imperfection habitée que l’enfant apprend que le monde peut être fiable sans être parfait.

Accompagner, c’est aussi supporter de ne pas être centrale. La mère véritable accepte de devenir secondaire dans la vie de celui qu’elle accompagne. Elle prépare sa propre inutilité future, non par désamour, mais par respect de l’élan vital de l’autre.

Dans cette perspective, la maternité dépasse le biologique. Toute personne qui soutient une croissance sans la confisquer, qui veille sans posséder, qui aime sans capturer, exerce une fonction maternelle. La mère est moins une identité qu’une posture de l’âme.

Enfin, une mère accompagne aussi l’invisible : les peurs muettes, les élans confus, les douleurs sans mots. Elle n’explique pas toujours ; elle reste. Et parfois, rester est l’acte spirituel le plus élevé.

Ainsi, être mère, ce n’est pas être à l’origine.
C’est être auprès.
C’est marcher à côté de la vie pendant un temps, puis savoir s’arrêter, pour la laisser continuer seule.

Avec tout mon amour
Sophie

Aujourd’hui, le monde tel qu’il se présente à nous semble obéir à la loi du talion, à la loi du plus fort. La violence —...
14/01/2026

Aujourd’hui, le monde tel qu’il se présente à nous semble obéir à la loi du talion, à la loi du plus fort. La violence — qu’elle soit militaire, économique, symbolique ou informationnelle — s’impose comme un mode de régulation ordinaire. Il suffit de regarder la situation mondiale actuelle avec un minimum de conscience pour constater que les rapports de force priment souvent sur le droit, l’éthique ou la solidarité.

Or Carl Gustav Jung nous a enseigné une vérité essentielle : il n’y a pas de lumière sans ombre. Refuser de voir l’ombre, individuelle ou collective, ne la fait pas disparaître ; au contraire, elle agit alors de manière inconsciente, destructrice, incontrôlée. Le chaos que nous observons à l’échelle mondiale peut être lu comme l’expression d’une ombre collective non intégrée.

Dès lors, une question fondamentale se pose :
quelle est la lumière pour nous dans cette situation mondiale ?

La lumière ne réside peut-être pas dans une solution extérieure immédiate, ni dans l’illusion d’un sauveur ou d’un ordre imposé par la force. Elle se trouve sans doute dans un mouvement inverse, plus exigeant : le recentrage. Recentrer notre regard, notre énergie, notre responsabilité sur ce qui dépend réellement de nous.

Mais se recentrer ne signifie pas se replier. Cela signifie reconnaître nos forces, individuelles et collectives, non pas comme des armes contre l’autre, mais comme des points d’ancrage intérieurs : la lucidité, la capacité de discernement, la compassion consciente, la créativité, le sens, la parole juste.

Alors, comment faire ?

D’abord, en acceptant de regarder l’ombre sans fascination ni déni : reconnaître la peur, la colère, l’impuissance qui nous traversent face au monde. Ensuite, en cessant de nourrir mécaniquement ce qui nous dépossède de notre énergie — la surinformation, la polarisation, l’indignation permanente. Enfin, en cultivant activement ce qui renforce notre axe intérieur : la connaissance de soi, la présence, le lien authentique à l’autre, et l’action juste à notre échelle.

Dans un monde gouverné par la loi du plus fort, choisir la conscience est déjà un acte de résistance. Et peut-être que la véritable lumière, aujourd’hui, n’est pas de vaincre l’ombre, mais d’apprendre à l’intégrer pour qu’elle cesse de nous gouverner.

Avec tout mon espoir
Sophie

Le corps comme chemin de guérison et de présence« Le traumatisme n’est pas seulement une histoire du passé, c’est une em...
13/01/2026

Le corps comme chemin de guérison et de présence

« Le traumatisme n’est pas seulement une histoire du passé, c’est une empreinte dans le présent. »
— Bessel van der Kolk

Quand l’âme a été blessée, le corps se souvient.
Il porte les mémoires que les mots n’ont pas pu dire,
les silences, les peurs anciennes, les élans interrompus.
« Le corps garde les comptes. »

🌬️ Guérir commence par habiter le corps
Revenir doucement à soi, au souffle, aux sensations.
Apprendre à être là, sans fuir, sans se juger.
« Se sentir en sécurité dans son corps est le fondement de la guérison. »

🌱 Puis vient la reconnexion
Quand le corps n’est plus un lieu de survie,
il redevient un espace de présence,
un temple vivant.
« Le traumatisme coupe les gens de leur corps. »

🌟 La guérison est un retour
Un retour à l’unité entre le corps, le cœur et l’esprit.
Quand le corps comprend que le danger est passé,
l’âme peut enfin respirer.
« La guérison, c’est retrouver la capacité d’être pleinement vivant. »

Guérir n’est pas effacer,
c’est transformer la mémoire en conscience
et la douleur en présence.

🤍

Il est naturel d'éprouver du ressentiment envers une personne qui nous blesse et nous fait souffrir.Il est également hum...
12/01/2026

Il est naturel d'éprouver du ressentiment envers une personne qui nous blesse et nous fait souffrir.
Il est également humain de ressentir de la sympathie et de l'affection pour quelqu'un qui nous comble et participe à notre bonheur.

Lorsque vous vous engagez sur une voie spirituelle, vos ennemis sont déterminants quant à votre pratique.
Ils représentent une occasion et une chance uniques de progresser en vous aidant à développer la patience, la tolérance, l'amour et la compassion.

La tolérance envers ceux qui nous font du tord ne suppose en aucun cas de subir l'injustice.
Se montrer tolérant nécessite de mettre en place une action volontairement différente et dénuée de tout sentiment négatif comme la haine et la colère.

Nos amis ne nous permettent pas de cultiver la patience, cette force et cette détermination de l'esprit. Seuls nos ennemis détiennent cette capacité à nous éduquer.

Notre but n'est pas de devenir insensible ou indifférent en développant une attitude égale, envers tous les êtres.
Il faut avant tout poser de nouvelles fondations, créer un espace de liberté dans notre esprit.

C'est à partir de cet espace qu'il est possible d'engendrer des pensées et des émotions positives.
La patience est le seul moyen qui permet de dépasser la souffrance.
La forme de la patience la plus élevée consiste à accepter les épreuves avec joie. Elle nous permet de développer la persévérance.

Le Dalaï Lama

Et si la sincérité était un chemin ?Et si la sincérité n’était pas d’abord une parole juste,mais une présence vraie ?Que...
09/01/2026

Et si la sincérité était un chemin ?

Et si la sincérité n’était pas d’abord une parole juste,
mais une présence vraie ?

Que se passe-t-il en nous lorsque nous cessons de vouloir paraître,
lorsque nous déposons les rôles,
lorsque nous acceptons de ne plus nous cacher — même devant nous-mêmes ?

Sommes-nous prêts à regarder ce qui vit en nous sans le corriger,
sans l’excuser,
sans le condamner ?

« La vérité habite l’homme intérieur. » — Saint Augustin

Et si ce lieu intérieur, souvent évité par peur ou par fatigue,
était justement le lieu de la rencontre ?
Non pas un tribunal,
mais un espace de vérité et de miséricorde.

Qu’est-ce que marcher dans la vérité, sinon consentir à ce qui est ?
Sainte Thérèse d’Avila disait :
« L’humilité, c’est marcher dans la vérité. »
Et si l’humilité n’était pas s’abaisser,
mais cesser de se mentir ?

Alors un chemin s’ouvre.
Un pas après l’autre.
Écouter sans fuir.
Accueillir sans se juger.
Aligner doucement le cœur, la parole et l’acte.

« La pureté du cœur, c’est de vouloir une seule chose. » — Kierkegaard

Et si la paix que nous cherchons tant
n’était pas au bout de nos efforts,
mais au commencement de cette sincérité vécue ?

Peut-être que le chemin spirituel commence simplement ici :
dans cette décision silencieuse
de ne plus se trahir,
et de demeurer, enfin, dans la vérité qui libère.

Avec tout mon amour
Sophie Galoo

Le jugement : un obstacle intérieur à la paixLe jugement semble naturel à l’esprit humain. Nous évaluons, comparons, sép...
08/01/2026

Le jugement : un obstacle intérieur à la paix

Le jugement semble naturel à l’esprit humain. Nous évaluons, comparons, séparons presque malgré nous. Pourtant, les grands penseurs s’accordent sur une même intuition : le jugement enferme celui qui juge plus encore que celui qui est jugé.

Jésus l’énonce avec une radicalité qui traverse les siècles :
« Ne jugez pas, afin de ne pas être jugés. »
Cette parole n’est pas une simple règle morale, mais une loi intérieure. Juger durcit le cœur, fige le vivant, et nous coupe de la relation vraie. Celui qui juge se place au-dessus, et perd aussitôt la capacité de rencontrer.

Carl Gustav Jung rejoint cette même vérité :
« Tout ce qui nous irrite chez les autres peut nous conduire à une meilleure connaissance de nous-mêmes. »
Le jugement est souvent une projection inconsciente. Ce que nous condamnons à l’extérieur parle de ce qui n’a pas encore été reconnu, accueilli ou réconcilié en nous.

Bouddha, bien avant la psychologie moderne, enseignait que le jugement naît de l’illusion d’un moi séparé. Tant que l’ego cherche à se protéger ou à se rassurer, il compare, hiérarchise, condamne. Le jugement devient alors un attachement de plus — et donc une source de souffrance.

Comment ne plus juger : un chemin intérieur

Ne plus juger n’est pas une performance morale. Ce n’est ni un effort de volonté, ni un contrôle des pensées. C’est un chemin de transformation intérieure.

Observer sans commenter
Apprendre à voir surgir le jugement sans s’y identifier.
Dire intérieurement : « Voici un jugement », sans le nourrir ni le condamner.
La simple conscience ouvre déjà un espace de liberté.

Revenir à soi
Chaque jugement est une invitation silencieuse :
Qu’est-ce que cela touche en moi ?
Une peur, une blessure, un désir non reconnu ?
Le regard se retourne alors vers l’intérieur, là où le travail véritable commence.

Cultiver une compassion lucide
Bouddha enseignait que la compréhension dissout naturellement l’hostilité.
Comprendre n’est pas excuser, mais voir plus large, plus profond, plus vrai.
Quand la compréhension s’élargit, le jugement se détend.

Accueillir sa propre humanité
Plus nous faisons la paix avec nos zones d’ombre, moins nous avons besoin de les projeter sur les autres.
L’acceptation de soi devient la source d’un regard plus doux sur le monde.

Le fruit du non-jugement

Lorsque le jugement se tait, le cœur s’ouvre.
La relation devient possible.
La paix s’installe sans effort.

Peut-être que le véritable chemin spirituel commence ici :
là où nous cessons de juger,
et où nous apprenons enfin à regarder avec vérité et compassion.

Avec tout mon amour
Sophie Galoo

Les blessures causées par la perte d’une mère partie très tôt.Perdre une mère, surtout dans l’enfance ou l’adolescence, ...
07/01/2026

Les blessures causées par la perte d’une mère partie très tôt.

Perdre une mère, surtout dans l’enfance ou l’adolescence, n’est pas une simple absence affective. C’est une fracture fondatrice. La mère n’est pas seulement celle qui nourrit ou protège ; elle est la première médiation du monde, de la sécurité, de la valeur personnelle. Quand elle disparaît, c’est tout l’édifice intérieur qui est fragilisé.

La première blessure est l’insécurité existentielle. L’enfant comprend très tôt, souvent sans mots, que ce qui devait être stable peut disparaître. Cela crée un fond d’angoisse durable : peur de perdre, peur d’être abandonné, peur de dépendre. À l’âge adulte, cette insécurité se manifeste par un besoin excessif de contrôle, une hyper-vigilance émotionnelle ou, à l’inverse, un détachement froid pour ne plus souffrir.

La deuxième blessure est le déficit de reconnaissance affective. La mère est le premier miroir de la valeur personnelle. Lorsqu’elle n’est plus là pour regarder, rassurer, nommer l’enfant, celui-ci grandit souvent avec un sentiment diffus de ne pas compter pleinement. Cela donne des adultes qui cherchent constamment à être validés, aimés, choisis, parfois au prix de relations déséquilibrées ou toxiques.

La troisième blessure touche la capacité d’attachement. La perte maternelle peut engendrer deux extrêmes : soit une dépendance affective forte, avec peur panique de la séparation, soit une incapacité à s’attacher réellement, par peur de revivre la perte. Dans les deux cas, l’amour devient un terrain instable, chargé d’angoisse plutôt que de confiance.

Il y a aussi une blessure plus silencieuse mais profonde : la colère refoulée. Beaucoup de personnes endeuillées n’osent pas reconnaître leur colère contre la mère perdue, contre la vie ou contre Dieu. Cette colère, non exprimée, se retourne contre soi sous forme de culpabilité, de tristesse chronique ou d’auto-sabotage.

Enfin, la perte d’une mère laisse souvent une faille identitaire. Sans transmission émotionnelle continue, l’enfant peut avoir du mal à se situer intérieurement : qui suis-je, d’où je viens, ai-je le droit d’exister pleinement ? Cette faille peut pousser à se suradapter, à devenir trop fort trop vite, ou à porter des responsabilités qui ne correspondaient pas à l’âge.

Guérir d’une telle blessure ne consiste pas à “oublier” la mère, mais à intégrer la perte sans qu’elle gouverne toute la vie intérieure. Cela passe par la reconnaissance du manque, le deuil réel, souvent inachevé et la reconstruction d’un sentiment de sécurité intérieure qui ne dépend plus exclusivement de l’extérieur.

Ce travail est exigeant, long, et profondément humain. Mais il est possible. La perte d’une mère marque une vie ; elle ne doit pas la condamner.

KABEYA

06/01/2026

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Et la mémoire cellulaire est arrivée sur mon chemin...

Nous reproduisons des événements, à des périodes charnières de notre vie, qui nous plongent toujours dans les mêmes problématiques. Parfois même, nous savons que ce schéma va nous conduire au même résultat mais nous le faisons quand même !

Certain(es) vont toujours choisir la ou le même amoureux, d’autres le même type de patron, d’autres encore les mêmes ami(e)s et ce malgré les expériences passées douloureuses. Ces schémas répétitifs ne seraient pas graves s’ils ne nous faisaient pas souffrir, s’ils ne nous empêchaient pas d’avancer sur notre chemin de vie

Pourquoi et quelle est la cause de ces schémas répétitifs ?

Beaucoup de théories ont été développées sur les schémas répétitifs par des spécialistes du comportement humain.