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Entre notifications et relations sociales : le phubbing n’est pas sans conséquencesL’attachement excessif au smartphone ...
08/04/2026

Entre notifications et relations sociales : le phubbing n’est pas sans conséquences

L’attachement excessif au smartphone peut entraîner des répercussions psychologiques négatives. A tel point qu’un nouveau champ de recherche, en plein essor, s’intéresse au phubbing, attitude qui consiste à négliger ses interlocuteurs, son conjoint et même ses enfants au profit de son téléphone. Un comportement qui va bien au-delà d’un manque de politesse et dont les conséquences sont plus profondes qu’il n’y paraît.
© Prostock-studio/shutterstock.com

Le phubbing – mot-valise anglais né de la fusion de phone et snubbing (que l’on peut traduire par « télésnober ») – décrit cette scène devenue banale : quelqu’un préfère plonger les yeux dans son téléphone plutôt que prêter attention aux personnes juste en face de lui ou à une conversation en cours. L’auteur de cet affront numérique porte le nom de phubber.

Dans le couple ou avec des proches, le phubbing peut susciter un sentiment de manque d’attention, voire une impression de dévalorisation chez la personne ignorée, laquelle peut percevoir l’écran comme plus prioritaire que l’échange en face à face. Des travaux ont mis en évidence que cette situation s’accompagne d’une baisse de satisfaction relationnelle, d’une augmentation des conflits et d’un sentiment de distance émotionnelle.

Pourquoi un phubber phubbe-t-il ?
Plusieurs mécanismes expliquent la persistance du comportement de phubbing : les notifications et actualisations des applications et réseaux sociaux déclenchent des réponses neurobiologiques associées au système de récompense. Chaque alerte peut activer les circuits dopaminergiques du cerveau (liés à la recherche de gratification immédiate), ce qui renforce l’habitude de vérifier son téléphone. Ce fonctionnement s’inscrit dans la logique du « conditionnement opérant » : des récompenses imprévisibles (messages, « likes », nouvelles informations) encouragent la répétition du geste de consultation.

Des recherches en psychologie des usages numériques associent aussi clairement ce phénomène à la Fear of Missing Out (FoMO), c’est-à-dire « la crainte de manquer » une interaction ou une information sociale. Les études commencent à être nombreuses sur ce sujet et toutes convergent. Une r***e systématique et une méta-analyse des études publiées sur l’association entre le phubbing et cette inquiétude de rater des informations, des interactions ou des opportunités en ligne a été conduite. Verdict : l’association positive entre le comportement de phubbing et la FoMO est incontestable et est même qualifiée de « forte ».

Parmi d’autres publications sur la FoMO, une étude espagnole de l’Université d’Estrémadure (Badajoz) publiée en 2024 a demandé à 370 personnes de 25 à 60 ans de remplir un questionnaire intitulé « Phubbing Behaviors Survey » comprenant cinq dimensions (culturelle, technologique, sociale, communicationnelle et psychologique). Une forte association positive a été mise en évidence entre le comportement de phubbing et la peur de manquer quelque chose (FoMO). De plus, d’après les auteurs, leurs « résultats révèlent une corrélation positive entre le phubbing et la dépression ».

Une autre étude tout aussi récente sur le phubbing et son lien avec le bien-être psychologique a retrouvé des impacts non négligeables sur la dépression et les symptômes somatiques, probablement en lien avec la FoMO.

Une attitude d’évitement qui s’auto-entretient
Le smartphone sert également d’outil d’évitement. Dans de nombreuses situations sociales (moments d’attente, silences, discussions jugées inconfortables), consulter l’écran permet de réduire malaise ou ennui. Or cette stratégie d’échappement peut renforcer l’habitude : plus l’appareil est utilisé pour combler ces micro-moments de gêne, plus la consultation devient automatique.

Ce qui impacte par ailleurs les capacités de l’individu à entretenir des relations sociales. Une étude menée auprès d’étudiants en Corée du Sud a constaté que le phubbing était – sans surprise – positivement corrélé à la dépendance au smartphone mais négativement corrélé aux compétences interpersonnelles, c’est-à-dire l’ensemble des aptitudes qui permettent d’interagir efficacement avec d’autres personnes (communication, empathie, gestion des conflits, coopération, assertivité/capacité d’exprimer ses idées, adaptation sociale).

Et dans les relations amoureuses et parents-enfants ?
Phubbing et relation romantique ne semblent pas faire bon ménage. D’après les résultats d’une étude chez 504 adultes, la satisfaction dans la relation amoureuse chute lorsque le phubbing augmente. Et « la solitude joue un rôle de médiateur dans ce processus », expliquent les auteurs. Plus précisément, une faible satisfaction dans la relation amoureuse entraîne une augmentation du phubbing en accroissant la solitude.

Quant au phubbing parental, il désigne le fait pour les parents d’utiliser leur téléphone portable en présence de leurs enfants au lieu d’interagir avec eux. Attention, préviennent les auteurs d’une méta-analyse chinoise de 2023 sur l’impact néfaste du phubbing parental sur le développement socio-émotionnel des enfants : le phubbing parental était négativement corrélé à leur estime de soi et à leurs compétences socio-émotionnelles.

Une étude récente chez des adolescents a même suggéré que le phubbing parental était potentiellement un facteur de risque de troubles du sommeil, notamment par l’intermédiaire des émotions négatives.

Se reprendre en main est possible
Le phubbing peut toutefois être corrigé assez facilement. La première étape- majeure – consiste à en prendre conscience, puis de se fixer des règles claires, par exemple éviter de consulter son smartphone à table ou durant une conversation entre amis ou collègues, ou de consacrer du temps d’attention à ses enfants. Pour les personnes qui constatent une difficulté à se défaire de cette habitude, consulter un professionnel peut apporter une aide réelle.

*correspondent à des manifestations physiques ressenties dans le corps, comme des douleurs, troubles fonctionnels, fatigue, etc. alors qu’aucune cause organique claire n’apparaisse à l’examen médical.

Source : Hart AS, et al. Dynamic shaping of dopamine signals during probabilistic Pavlovian conditioning. Neurobiol Learn Mem. 2015 Jan;117:84-92 ; Garrido EC, et al. Phubbing and its impact on the individual’s psychological well-being. Acta Psychol (Amst). 2024 Aug;248:104388 ; Ansari S, et al. Association of Phubbing Behavior and Fear of Missing Out: A Systematic Review and Meta-Analysis. Cyberpsychol Behav Soc Netw. 2024 Jul;27(7):467-481 ; Zhang J, et al. Parental Phubbing and Child Social-Emotional Adjustment: A Meta-Analysis of Studies Conducted in China. Psychol Res Behav Manag. 2023 Oct 19;16:4267-4285 ; Han JH, et al. Phubbing as a Millennials’ New Addiction and Relating Factors Among Nursing Students. Psychiatry Investig. 2022 Feb;19(2):135-145 ; Ding Q, et al. Does parental phubbing aggravates adolescent sleep quality problems? Front Psychol. 2023 Feb 6;14:1094488 ; Zhan S, et al. Romantic relationship satisfaction and phubbing: The role of loneliness and empathy. Front Psychol. 2022 Oct 21;13:967339.

Alimentation : qu’est-ce qu’un aliment rassasiant ?Un aliment rassasiant réduit efficacement la sensation de faim et ret...
06/04/2026

Alimentation : qu’est-ce qu’un aliment rassasiant ?

Un aliment rassasiant réduit efficacement la sensation de faim et retarde la prise alimentaire suivante. Mais quelles particularités expliquent cette propriété ?

Un aliment rassasiant diminue la sensation de faim. Cet effet repose sur plusieurs mécanismes physiologiques : le volume de l’estomac, la stimulation des hormones de la satiété et la vitesse de digestion.

Les aliments riches en protéines augmentent la satiété
De nombreuses études ont constaté cet effet : les repas contenant des aliments riches en protéines diminuent la sensation de faim et augmentent la sensation de satiété par rapport aux repas pauvres en protéines.

Une question restait en suspens : les protéines végétales sont-elles aussi satiétogènes que les protéines animales ? Des chercheurs danois ont évalué l’influence d’un repas à base de protéines végétales (fèves/pois cassés) sur les sensations d’appétit, comparativement à des repas contenant le même nombre de calories et équilibrés en macronutriments à base de protéines animales (veau/porc ou œufs). Leur conclusion : « aucune différence n’a été constatée entre les repas en ce qui concerne la faim, la satiété, la sensation de plénitude, la consommation alimentaire anticipée ou le score composite d’appétit ».

Les fibres alimentaires favorisent la satiété. Vraiment ?
Les fibres augmenteraient le volume du « bol alimentaire » et ralentiraient la digestion, via la stimulation de certaines hormones de satiété (GLP-1, PYY). Globalement toutes les données scientifiques vont dans le même sens. Mais des chercheurs de l’université du Minesota (USA) ont analysé un grand nombre d’études et sont plus mitigés : pour eux, les fibres peuvent influencer la satiété, mais leur effet est variable. « La plupart des apports ponctuels (contrairement à un apport régulier, ndlr) en fibres (61 %) n’ont pas augmenté la satiété », écrivent-ils. Mais ils concèdent : « les effets rassasiants du β-glucane, des fibres de lupin, du son de seigle, du seigle complet ou d’une alimentation globalement riche en fibres ont été confirmés par plusieurs publications ».

Une dernière étude en date, australienne et parue début 2026 a compilé la littérature scientifique sur les effets des fibres céréalières sur la satiété : une consommation plus élevée de fibres céréalières par rapport à un groupe témoin à faible consommation de fibres produit des effets positifs sur la satiété, surtout celles provenant du seigle et de l’avoine.

Les aliments volumineux et riches en eau rassasient davantage
Le volume alimentaire et la densité énergétique influencent la satiété : les aliments riches en eau ou volumineux occupent plus l’estomac pour un apport calorique plus faible. Parmi d’autres études, des analyses de la satiété alimentaire ont montré que la teneur en eau, fibres et protéines est positivement corrélée à un index de satiété des aliments. Une étude très citée dans ce domaine montre que l’augmentation du volume alimentaire par ajout d’eau (donc des aliments plus volumineux et moins denses en énergie) augmente la satiété et réduit l’apport énergétique ultérieur.

Une autre r***e publiée dans Nutrition Reviews en 2017 suggérait elle aussi que les aliments à faible densité énergétique (c’est-à-dire beaucoup d’eau et peu de calories par gramme) favorisent la satiété, réduisent la sensation de faim.

Concrètement, de quels aliments rassasiants parle-t-on ?
Parmi les sources de protéines animales, on trouve les œufs, le poisson, la viande maigre et certains produits laitiers riches en protéines (fromage blanc, yaourt nature).

Les légumineuses et sources végétales de protéines ont un effet similaire. Les lentilles, pois chiches, haricots et pois cassés, ainsi que le tofu et le quinoa, sont riches en fibres et protéines, ce qui augmente le volume gastrique et prolonge la sensation de satiété sur plusieurs heures.

Les céréales complètes et riches en fibres participent également à la satiété. Les flocons d’avoine, le muesli sans sucre ajouté, le riz complet, le boulgour, le sarrasin et le pain complet ou de seigle ralentissent la digestion.

Les légumes et fruits volumineux ou riches en eau complètent ce groupe. Les légumes-feuilles (salade, chou frisé, épinards), le brocoli, le chou-fleur, les courgettes et les carottes crues, ainsi que les fruits entiers riches en eau (melon, pastèque, orange, pomme), remplissent l’estomac avec peu de calories, renforçant la sensation de satiété.

Enfin, certains aliments combinant volume élevé et faible densité énergétique sont particulièrement rassasiants. Les pommes de terre cuites à l’eau, ainsi que les soupes de légumes, permettent de se sentir rassasié tout en limitant l’apport calorique.

Source : Protein from Meat or Vegetable Sources in Meals Matched for Fiber Content has Similar Effects on Subjective Appetite Sensations and Energy Intake-A Randomized Acute Cross-Over Meal Test Study. Nutrients. 2018 Jan 16;10(1):96 ; The effect of fiber on satiety and food intake: a systematic review. J Am Coll Nutr. 2013;32(3):200-11 ; Cereal Fibers and Satiety: A Systematic Review. Nutr Rev. 2026 Jan 1;84(1):47-68 ; Rolls BJ. Dietary energy density: Applying behavioural science to weight management. Nutr Bull. 2017 Sep;42(3):246-253 ; Holt SH, et al. « A Satiety Index of Common Foods », European Journal of Clinical Nutrition, septembre 1995.

« Avaler de travers » : 4 choses à savoir sur la fausse routeLa Haute autorité de santé (HAS) met en garde contre un ris...
03/04/2026

« Avaler de travers » : 4 choses à savoir sur la fausse route

La Haute autorité de santé (HAS) met en garde contre un risque qui peut devenir une urgence vitale et qui est pourtant souvent minimisé : celui de faire une fausse route. De nombreuses personnes sont concernées par les troubles de la déglutition, entre 8 et 15 % des personnes âgées à domicile, et entre 30 et 62 % de celles résidant en institution. Tout savoir sur les fausses routes en 4 questions.

Les fausses routes correspondent au passage d’aliments mais aussi de liquides dans les voies respiratoires au lieu de l’œsophage. Ce problème fréquent est potentiellement grave, à l’origine de complications comme une infection des poumons due à l’inhalation d’aliments (pneumopathie d’inhalation), une perte de poids et des carences liées à un apport alimentaire insuffisant (dénutrition), voire entraîner le décès de la personne.

Dans un récent flash sécurité patient, la HAS alerte. Gérer ce risque ne concerne pas uniquement les soignants d’EPHAD, mais également les aidants qui s’occupent d’un proche à domicile.

Quelles sont les multiples causes de fausses routes ?
Le vieillissement naturel peut entraîner une diminution de l’efficacité de la déglutition (presbyphagie). Les fausses roues peuvent également être liées à des maladies neurologiques comme la perte progressive des fonctions cognitives ou la maladie de Parkinson, ou encore après un accident vasculaire cérébral (AVC). D’autres causes incluent des maladies de la gorge ou du larynx comme les infections fongiques (mycoses) ou les cancers, des troubles du comportement alimentaire (TCA), certaines opérations chirurgicales, des traitements par rayons (radiothérapie) ou encore la prise de certains médicaments agissant sur le cerveau, comme les antipsychotiques (neuroleptiques), les médicaments contre l’anxiété (benzodiazépines) ou les antidouleurs puissants dérivés de la morphine (opiacés).

Le reflux gastro-œsophagien peut entraîner le passage de liquide gastrique dans les voies respiratoires. Une difficulté respiratoire importante (dyspnée sévère) peut également augmenter le risque.

Une fausse route est-elle toujours suivie d’un réflexe de toux ?
L’entrée d’aliments, de salive, de sécrétions rhinopharyngées ou de contenu gastrique dans les voies respiratoires peut provoquer un réflexe de toux. Ce mécanisme de défense permettant d’expulser un corps étranger peut être efficace ou inefficace. Cependant, il peut aussi être absent : on parle alors de fausses routes silencieuses.

Quels sont les signes d’alerte ?
Outre la toux pendant le repas ou à distance de celui-ci, une voix dite « mouillée » ou rauque, pendant ou à la fin du repas, peut alerter. Une gêne ou une douleur à la déglutition (odynophagie), une régurgitation par le nez ou le fait de baver ou de saliver anormalement, un raclement de gorge fréquent sont autant de signes typiques.

Une gêne respiratoire doit aussi faire évoquer une fausse route : une difficulté à respirer (dyspnée), un arrêt momentané de la respiration (apnée) ou une coloration bleutée des lèvres ou des extrémités (cyanose) au moment de la déglutition.

La répétition d’infections pulmonaires comme des pneumopathies ou la présence de bronchites chroniques peut être un signe indirect de fausses routes répétées. Des modifications du comportement alimentaire peuvent apparaître : allongement de la durée des repas, angoisse au moment de manger avec peur de s’étouffer, refus des repas en commun, sélection ou exclusion de certains aliments selon leur consistance, ou diminution des quantités consommées. Enfin, un amaigrissement, une dénutrition ou une déshydratation inexpliqués sont suspects.

Quels sont les bons réflexes devant un proche qui fait une fausse route ?
Les gestes à adopter dépendent de la situation.

– Si la personne ne respire plus et ne peut plus parler, il s’agit d’une obstruction totale des voies respiratoires. Dans ce cas, il faut donner 5 tapes vigoureuses dans le dos, puis réaliser la manœuvre de Heimlich (compression abdominale destinée à expulser le corps étranger).

– Si la personne respire encore, il s’agit d’une obstruction partielle. Il faut alors il faut lui faire baisser la tête vers l’avant et l’inciter à tousser, car la toux est le mécanisme le plus efficace pour expulser le corps étranger. Une aspiration peut être réalisée si nécessaire.

– Si la personne respire, il ne faut pas taper dans le dos, car cela risquerait de déplacer le corps étranger vers les voies respiratoires profondes. Il ne faut pas non plus mettre la tête en arrière, donner à boire, pratiquer le bouche-à-bouche, ni lui faire lever les bras.

Source : Flash Sécurité Patient HAS – « Fausses routes. Lorsqu’une petite boulette devient un très gros pépin » Outil d’amélioration des pratiques professionnelles (12 févr. 2026) ; Troubles de la déglutition du sujet âgé et pneumopathies en 14 questions/réponses. Rev Mal Respir 2009 ; 26(6) : 587-605 ; Importance des fausses routes respiratoires chez 50 résidents testés aléatoirement en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Nutr Clin Metab 2020 : 34 (1) : 52-53 ; prévention et diagnostic des fausses routes Réseau des CLANs Champagne Ardenne avril 2013.

02/04/2026
Presbyacousie : des solutions pour réduire la fatigue auditiveDifficultés à suivre une conversation en réunion ou au res...
01/04/2026

Presbyacousie : des solutions pour réduire la fatigue auditive

Difficultés à suivre une conversation en réunion ou au restaurant, fatigue après quelques minutes d’écoute… Ces signes, liés à la presbyacousie, peuvent désormais être atténués grâce à des solutions innovantes : les assistants d’écoute intégrés à des lunettes. Les explications de Didier Rosset, opticien à Chambéry.
La presbyacousie, c’est quoi exactement ?
La presbyacousie qui correspond au vieillissement naturel de l’audition est peu connue. Selon un sondage Ipsos.Digital pour EssilorLuxottica, seuls 9% des Français savent de quoi il s’agit. Et 23% l’attribuent effectivement au vieillissement naturel. La presbyacousie s’installe progressivement, et touche d’abord la compréhension de la parole, en particulier dans les environnements sonores complexes. Longtemps banalisée, elle reste pourtant mal identifiée par le grand public.

« L’ouïe est un sens largement négligé », explique Luc Arnal, chercheur en neurosciences cognitives de l’Institut reConnect à l’Institut de l’Audition (Institut Pasteur). « La presbyacousie évolue progressivement : on s’y adapte sans la nommer et on attribue la gêne au bruit ou aux autres. Les premiers signes touchent la compréhension de la parole (voix aiguës, débit rapide), bien avant une baisse d’audition évidente. Résultat : ce phénomène très fréquent après 50 ans, est largement sous-estimé. » La presbyacousie apparaît dès la cinquantaine, parfois plus tôt. « L’âge joue, mais aussi la génétique et surtout l’exposition cumulée au bruit au fil des années. Elle se manifeste par une gêne dans des environnements bruyants ou une fatigue auditive. »

Quelles conséquences au quotidien ?
La presbyacousie entraîne une gêne dans le bruit : réunions, repas au restaurant, conversations à plusieurs. Ainsi 41% des sondés, tous âges confondus, ont affirmé avoir dû tendre l’oreille au cours de discussion dans une salle remplie de monde comme un restaurant. « Avec la presbyacousie, les fréquences aiguës — essentielles pour distinguer les consonnes et comprendre la parole — sont les premières touchées. En environnement bruyant, la voix se confond davantage avec le fond sonore. Le cerveau doit fournir un effort supplémentaire pour la compréhension, surtout en groupe. Et plus l’effort d’écoute augmente, plus la fatigue s’installe et devient épuisante mentalement. »

Résultat, cela pèse sur le confort de vie des personnes. « L’effort d’écoute répété réduit le confort, la concentration et le plaisir des échanges, et peut conduire à éviter certaines situations sociales. Ce retrait peut alimenter solitude, stress ou baisse de moral. Plus on agit tôt via le dépistage, l’accompagnement et la mise en place de solutions adaptées, plus on préserve le lien social. »

Quelles solutions aujourd’hui ?
Il existe désormais des solutions intermédiaires, adaptées aux pertes auditives légères à modérées. Les assistants d’écoute, à l’image de Nuance Audio. Il s’agit d’une paire de lunettes intelligentes qui intègre un assistant d’écoute invisible. Concrètement elle dispose de micros directionnels dans la monture, captant les sons vers lesquels l’utilisateur dirige son attention. Cela permet de mieux se concentrer sur la voix de l’interlocuteur, de réduire les bruits environnants et de limiter la fatigue auditive. Des dispositifs médicaux simples d’accès, réglables via application, avec un accompagnement clé assuré par l’opticien.

Opticien à Chambéry, Didier Rosset exerce depuis plus de 50 ans aux côtés de son épouse et de son équipe. Selon lui, « ce type de dispositif s’adresse aux adultes souffrant d’une perte d’audition légère à modérée. Mais aussi aux personnes qui souffrent de fatigue auditive. Ou encore à celles qui ressentent une gêne ponctuelle : réunions professionnelles, télévision, repas de famille, environnements bruyants. Cette solution est souvent proposée en 2eme paire avec des verres progressifs. » Pour l’opticien, l’accompagnement est essentiel. « Ce sont des lunettes. Il faut adapter la monture, ajuster les branches, choisir les verres correcteurs quand c’est nécessaire. La plupart des personnes concernées sont aussi presbytes. On travaille donc sur un ensemble cohérent : correction visuelle et assistance auditive. »

Chaque équipement fait l’objet d’un rendez-vous dédié, avec évaluation des besoins visuels et démonstration du dispositif. On ne vend pas ce type de solution comme un produit standard. Le client doit tester, comprendre, poser ses questions. Ces lunettes offrent un véritable bénéfice, en améliorant à la fois la vision et l’audition, et nos clients en constatent clairement les effets positifs. » Didier Rosset insiste sur l’importance d’agir tôt. « Plus on s’occupe d’une gêne auditive précocement, plus on limite son impact au quotidien et plus on améliore la qualité de vie. »

Source : Etude réalisée via l’omnibus Ipsos.Digital auprès d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans à 75 ans constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle et de région de résidence. – Interview de Didier Rosset, février 2026

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13/03/2026

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A CHAQUE AGE SON DEPISTAGE

3 bonnes raisons de se faire dépister

Raison n°1
Plus un cancer est détecté tôt, mieux il se soigne et se guérit.

Raison n°2
C’est facile, en prenant rendez-vous ou en réalisant un test chez soi.

Raison n°3
Dans la majorité des cas, rien n’est détecté et vous êtes rassuré(e).

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Tout savoir sur les dépistages des cancers du sein, du cancer du col de l'utérus et du cancer colorectal avec l'Institut national du cancer et l'Assurance Maladie.

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Côlon Tour : mieux comprendre le dépistage

Le Côlon Tour : au cœur d'un côlon géant

Pour comprendre le dépistage du cancer colorectal


Samedi 14 mars à NEVERS

Place de la Résistance // De 10 H 30 à 18 H // Gratuit

Si le cancer colorectal est l'un des cancers les plus fréquents, responsable d'une mortalité élevée, il est aussi paradoxalement un des cancers pour lesquels il est possible d'agir facilement. Il peut être guéri dans 9 cas sur 10 lorsqu'il est diagnostiqué tôt.

Seul le dépistage du cancer du côlon permet d'identifier la maladie à un stade très précoce de son développement et de détecter des polypes, avant qu'ils n'évoluent en cancer. Avec une participation tous les 2 ans de 50 à 60 % de la population cible (50-74 ans), on peut espérer une diminution de 15 à 20 % de la mortalité par cancer colorectal.

Initié par la SFED en 2012 puis repris par la Ligue contre le cancer, le Côlon Tour est une opération de prévention, d'information et de sensibilisation au dépistage organisé du cancer colorectal.

L'outil présente l'intérieur du côlon et les lésions qui peuvent être présentes à différents stades (diverticules, polypes plans, sessiles ou pédiculés et cancer). Il permet d'expliquer le fonctionnement et l'intérêt du dépistage par test immunologique ainsi que l'intérêt de la coloscopie pour traiter des petites tumeurs par endoscopie en évitant un traitement chirurgical.

L'objectif : voyager à l'intérieur d'un côlon géant et comprendre comment évoluent les différentes lésions

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