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Comment la faim influence-t-elle l’humeur ?Quand vous avez faim, vous n’êtes pas à prendre avec des pincettes. Un simple...
12/01/2026

Comment la faim influence-t-elle l’humeur ?

Quand vous avez faim, vous n’êtes pas à prendre avec des pincettes. Un simple trait de caractère, une réalité physiologique ou psychologique ? Des chercheurs se sont penchés sur cette question des plus sérieuses mais aussi plus complexe qu’il n’y paraît.

Vous êtes ronchon car l’heure de se mettre à table tarde ? Des chercheurs allemands montrent que cet effet est lié à la « conscience de la faim » : en résumé vous avez tout simplement particulièrement conscience de la baisse d’énergie de votre organisme induite par une chute de la glycémie. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, ça n’est pas dû à un lien direct, physiologique avec la simple baisse de la glycémie mais à votre perception interne de signaux corporels. Les résultats viennent d’être publiés dans eBioMedicine, une r***e du Lancet.

Manque d’énergie = sensation de faim
Lorsque nous avons faim, notre humeur a tendance à s’assombrir. Cependant, on ignore encore si ce lien est dû à des effets bien réels mais subconscients de la glycémie qui chute, ou à des états métaboliques perçus consciemment.

Une nouvelle étude menée par l’hôpital universitaire de Bonn, l’université de Bonn et le CHU de Tübingen a réussi à montrer que ce lien n’est pas dû à des processus métaboliques, notamment en lien avec la baisse du taux de sucre sanguin (glycémie). Le facteur déterminant est plutôt la perception consciente du manque d’énergie comme une sensation de faim. Ce qui entraîne à son tour une baisse d’humeur.

Dans cette étude, les chercheurs ont examiné comment la glycémie, la sensation de faim et l’humeur pouvaient influencer mutuellement 90 adultes en bonne santé sur une période de quatre semaines. Pour s’appuyer sur des données objectives, les participants portaient des dispositifs de surveillance continue du glucose (des capteurs de glucose interstitiels), comme ceux utilisés dans le traitement du diabète, et répondaient régulièrement à des questions sur leur faim, leur satiété et leur humeur du moment via une application pour smartphone.

Voici ce que les chercheurs ont constaté : bien que la glycémie soit effectivement associée à l’humeur, c’est l’évaluation interne de chaque individu de son état métabolique (avec principalement le ressenti d’une baisse d’énergie) qui a joué un rôle de médiateur dans cette association. Et non une relation basique : baisse de la glycémie et donc baisse de l’humeur. Les chercheurs en concluent que les variations d’humeur liées à la faim dépendent ainsi plutôt d’une perception consciente de l’état interne du corps plutôt que d’une action inconsciente et physiologique liée à la glycémie.

« Autrement dit, ce n’est pas le taux de glucose en lui-même qui influence l’humeur, mais plutôt l’intensité avec laquelle nous percevons consciemment ce manque d’énergie », explique la première auteure, le Dr Kristin Kaduk, chercheuse à l’hôpital universitaire de psychiatrie et de psychothérapie de Tübingen.

Percevoir son corps impacte l’état émotionnel
L’étude apporte ainsi de nouvelles preuves de l’importance de l’intéroception (la perception consciente des états corporels internes, c’est-à-dire l’auto-évaluation des signaux corporels) dans la régulation des émotions. Ainsi, les personnes particulièrement sensibles aux variations de leur glycémie présentaient également moins de sautes d’humeur : où comment mieux se connaître permet de mieux contrôler ses émotions.

« Nos résultats suggèrent que ressentir consciemment son propre corps peut agir comme une sorte de tampon pour l’humeur », ajoute le Pr Nils Kroemer, du département de psychiatrie et de psychothérapie de l’hôpital universitaire de Tübingen et auteur principal de l’étude. Ce professeur de psychologie médicale à l’université de Bonn ajoute : « une bonne perception des signaux corporels semble contribuer au maintien de la stabilité émotionnelle, même en cas de fluctuations d’énergie. »

Source : Kaduk, Kristin et al. Glucose levels are associated with mood, but the association is mediated by ratings of metabolic state, eBioMedicine, Volume 0, Issue 0, 106035 (8 déc 2025)
Ecrit par : Hélène Joubert – Édité par Emmanuel Ducreuzet

Votre Pharmacie de la Paix 🕊️ vous souhaite ses meilleurs vœux pour l'année 2026 et vous remercie pour votre fidélité 🥰
01/01/2026

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À tous Joyeux Noël
24/12/2025

À tous Joyeux Noël

24/12/2025
Misophonie : quand des bruits sont insupportablesCertaines personnes ne supportent pas d’entendre quelqu’un mâcher, resp...
19/12/2025

Misophonie : quand des bruits sont insupportables

Certaines personnes ne supportent pas d’entendre quelqu’un mâcher, respirer fort, taper du pied ou faire craquer ses articulations. Ces bruits, pourtant anodins pour la plupart d’entre nous, peuvent déclencher chez elles une réaction immédiate de colère, de dégoût ou d’angoisse. Ce phénomène a un nom : la misophonie.

Le mot misophonie vient du grec misos (haine) et phônè (son). Il désigne une aversion intense pour certains bruits. Contrairement à une simple gêne auditive, la misophonie provoque une réaction émotionnelle disproportionnée et souvent incontrôlable chez les personnes concernées : irritation, panique, voire envie de fuir.

Les sons les plus souvent cités par les personnes misophones sont les bruits corporels : mastication, reniflement, déglutition, respiration. Mais il peut aussi s’agir de bruits répétitifs d’objets comme des clics de stylo, des tapotements, ou encore des bruits de frottement.

Ce qui se passe dans le cerveau
Les neurosciences commencent à mieux cerner les mécanismes de la misophonie. Des chercheurs britanniques ont montré en 2017 que les personnes atteintes présentent une hyperactivité du cortex insulaire antérieur, une région du cerveau impliquée dans la gestion des émotions et de l’attention. Autrement dit, leur cerveau réagit trop fortement à certains sons et il les interprète comme un danger. Cette réaction déclenche un stress intense, comparable à une alarme qui s’allume sans raison valable.

Les causes exactes de la misophonie ne sont pas encore totalement élucidées. Les chercheurs évoquent plusieurs pistes, parmi lesquelles une prédisposition génétique – car des cas familiaux ont été rapportés -, une différence de traitement sensoriel du son dans le cerveau ou encore un apprentissage émotionnel, lorsque certains bruits ont été associés dans le passé à des situations désagréables.

Reconnaître et traiter
La misophonie peut être confondue avec d’autres troubles auditifs dont l’hyperacousie, où les sons semblent anormalement forts et la phonophobie, qui est une peur des sons. Si la misophonie reste peu reconnue dans le monde médical, il existe une échelle d’évaluation appelée Amsterdam Misophonia Scale, inspirée d’un outil utilisé pour les troubles obsessionnels compulsifs, destinée à poser le diagnostic.

Une fois diagnostiqué, ce trouble peut être traité par thérapies cognitives et comportementales (TCC) qui aident à modifier les schémas de pensée et les réactions automatiques face aux sons déclencheurs. Elles sont d’autant plus efficaces qu’elles sont associées à des techniques de relaxation, d’hypnose ou de pleine conscience.

Si vous vous sentez concerné, votre médecin traitant pourra vous orienter vers un ORL, un psychologue ou un psychiatre ayant une expérience des troubles auditifs et sensoriels. L’AFREPA (Association Francophone des Équipes Pluridisciplinaires en Acouphénologie) peut aussi vous aider à mettre en place une prise en charge adaptée.

Source : Fondation pour l’Audition – Current Biology
Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Nutrition : les bons et mauvais points du caféLe café fait partie des boissons-plaisirs, avec ses qualités et ses défaut...
16/12/2025

Nutrition : les bons et mauvais points du café

Le café fait partie des boissons-plaisirs, avec ses qualités et ses défauts. Une façon de dire qu’il ne convient pas – pour une personne en bonne santé, de l’éviter à tout prix, pas plus que de « le considérer comme un aliment-médicament (un alicament) », précise Nicolas Aubineau, diététicien nutritionniste. Autrement dit, comme la solution à bien des problèmes.

Ses qualités. « Le plaisir en bouche et l’aspect gourmand donc pour les personnes qui l’apprécient », sourit le spécialiste. Et d’ajouter sur un plan davantage santé, « l’effet antioxydant à faibles doses ». Lequel se caractérise notamment par « un ralentissement du vieillissement cellulaire » et plusieurs effets :

une protection hépatique ;
sur les cellules du cerveau, comme l’a montré une étude de l’Inserm en 2022, selon laquelle « la consommation régulière de caféine modifie durablement le fonctionnement moléculaire des cellules de l’hippocampe, siège de la mémoire dans le cerveau ». Cela se traduit ainsi « par une plus grande plasticité neuronale, susceptible de faciliter les apprentissages et d’améliorer la mémoire».
un effet protecteur contre la maladie d’Alzheimer : « plusieurs études ont déjà suggéré qu’une consommation régulière et modérée de caféine (ce qui correspond à une consommation de 2 à 4 tasses de café par jour) pouvait ralentir le déclin cognitif lié au vieillissement et le risque de développer la maladie d’Alzheimer », écrivait l’Inserm en 2024. L’institut annonçait alors un essai clinique de phase 3 afin d’évaluer l’effet de la caféine sur les fonctions cognitives de patients atteints de formes précoces à modérées de la maladie d’Alzheimer.
Sans oublier bien sûr, le fait que la caféine tend à accroître la vigilance et la concentration dans les heures qui suivent sa consommation.

Ses défauts ? « Comme c’est le cas pour tout aliment », reprend Nicolas Aubineau, ils apparaissent bien souvent en fonction de la quantité absorbée. « Les préconisations portent sur environ 400mg de caféine par jour, soit 4 tasses d’un café filtre », rappelle-t-il. Au-delà, chez certaines personnes, il peut y avoir des effets :

sur le sommeil avec des problèmes d’endormissement et/ou d’insomnies ;
sur la pression artérielle au point de conduire à une tachycardie ;
sur la thermorégulation : « lors d’un effort physique long en période de chaleur, elle diminue les capacités de thermorégulation ce qui empêche le corps de se refroidir», explique l’Anses.
La quête du bon équilibre
Résultat, le bon équilibre passe par :

une modération au niveau de la consommation de boissons caféinées. Car la caféine est aussi présente dans certains sodas ;
le fait de ne pas associer alcool et caféine, ce qui renvoie au risque de tachycardie.
Un dernier conseil de Nicolas Aubineau : « si vous ressentez certains méfaits associés à la consommation de café, commencez par diminuer les doses de façon progressive. Plutôt que d’arrêter totalement d’en consommer ».

Source : Interview Nicolas Aubineau, 21 novembre 2025 – Inserm, Isabel Paiva et coll. Caffeine intake exerts dual genome-wide effects on hippocampal metabolism and learning-dependent transcription. J Clin Invest, édition en ligne du 10 mai 2022 – Anses, 30 septembre 2022
Ecrit par : David Picot – Edité par Emmanuel Ducreuzet

02/12/2025

🎄 Le Conseil Municipal des Jeunes de Garchizy vous donne rendez-vous au marché de Noël !

Retrouvez-nous dimanche 7 décembre, de 9h30 à 17h30, à l'espace Pierre Girard de Garchizy pour une journée placée sous le signe de la convivialité et de la mise en valeur du savoir-faire local.

Au programme :
✨ Gourmandises de saison
🛍️ Créations artisanales
🎉 Animations pour petits et grands
… et même une visite surprise du père Noël 🎅 !

🍽️ Une restauration sur place vous permettra de profiter pleinement de ce moment festif.

👉 Événement organisé par le CMJ de Garchizy, avec la participation de Nevers Agglomération

Adresse

6 Rue Simone Veil
Garchizy
58600

Heures d'ouverture

Lundi 08:30 - 12:45
14:00 - 19:00
Mardi 08:30 - 12:45
14:00 - 19:00
Mercredi 08:30 - 12:45
14:00 - 19:00
Jeudi 08:30 - 12:45
14:00 - 19:00
Vendredi 08:30 - 12:45
14:00 - 19:00
Samedi 08:30 - 12:15
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