10/02/2026
Le triangle de Karpman peut se vivre dans la relation de couple, mais aussi dans l’amitié, en famille et même au travail.
Il n’est pas réservé aux relations avec un pervers narcissique.
On le retrouve dans de nombreuses relations toxiques, parfois sans violence visible, parfois sous des apparences normales.
Ce triangle repose sur trois rôles qui s’alternent la victime, le sauveur et le persécuteur.
Dans le couple, cela peut se manifester ainsi.
L’un se sent incompris, blessé, dépendant affectivement.
L’autre cherche à réparer, à porter, à apaiser, souvent au détriment de lui-même.
Puis la fatigue s’installe.
Les reproches apparaissent et persistent.
La tension augmente.
Lorsque rien n’est conscientisé ni apaisé, cela peut déborder.
Cette violence émotionnelle peut alors évoluer et, dans certains cas, faire apparaître la violence physique.
Les rôles changent, mais le schéma reste le même.
Ce triangle est profondément lié à la dépendance affective.
Non pas par manque d’amour, mais par peur de perdre, peur d’être seul, peur de ne pas être assez.
Cette dépendance se construit souvent à partir de croyances limitantes : je dois être aimé pour exister,
sans l’autre je ne suis rien,
aimer c’est se sacrifier,
si je pars je fais souffrir.
Ces croyances ne naissent pas par hasard.
Elles sont souvent héritées de l’histoire personnelle, familiale et transgénérationnelle.
Des modèles relationnels observés, répétés et intégrés très tôt.
On rejoue alors des liens connus, même lorsqu’ils font mal,
parce que l’inconnu fait parfois plus peur que la souffrance familière.
Sortir du triangle de Karpman, ce n’est pas désigner un coupable.
C’est prendre conscience du schéma, reprendre sa responsabilité émotionnelle
et transformer la relation à soi avant de vouloir sauver la relation à l’autre.
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