15/12/2025
Peurs archaïques, blessure d’abandon et sécurité intérieure :
Certaines peurs ne viennent pas de ce que nous pensons ou vivons aujourd’hui.
Elles s’installent très tôt, parfois avant même que nous puissions les exprimer avec des mots.
Ce sont les peurs archaïques : la peur de manquer de présence, de ne pas être soutenu, de se sentir seul.
En psychologie, ces peurs s’inscrivent dans notre système d’attachement :
elles reflètent ce que notre enfant intérieur a ressenti face à l’incohérence ou à l’absence.
Elles ne se manifestent pas toujours clairement :
parfois, c’est un malaise diffus, une vigilance excessive, un inconfort au silence, ou un stress qui semble surgir sans raison.
La Médecine Traditionnelle Chinoise offre un éclairage complémentaire :
ces peurs touchent l’énergie des Reins et de la Vessie, qui représentent la sécurité profonde et la capacité à se sentir soutenu.
Lorsque cette base est fragilisée, le corps reste en alerte : tensions dans le bas du dos, ventre crispé, respiration haute, psoas contracté… Le corps “rejoue” alors une insécurité ancienne, même si le danger n’existe plus.
Heureusement, il existe des moyens pour accompagner cette mémoire corporelle et restaurer un sentiment de sécurité :
• des pratiques corporelles, comme la respiration consciente ou le relâchement musculaire, aident à retrouver une stabilité intérieure ;
• le massage et le toucher bienveillant permettent au corps de ressentir une présence sûre et continue ;
• l’acupuncture, quand elle , peut réguler les tensions profondes et soutenir la réassurance intérieure.
Ces approches ne remplacent pas le travail psychologique, mais elles permettent au corps et à l’esprit de se rencontrer, de restaurer une base de sécurité et de réduire l’angoisse liée à l’abandon.
Peu à peu, la peur archaïque cesse d’être le signal permanent d’un danger ancien.
Le corps et l’esprit apprennent qu’il est possible d’être en lien, présent avec soi-même et avec les autres, sans que l’insécurité ne domine.
✨ La véritable sécurité commence là où le corps cesse de devoir se défendre tout seul