29/10/2025
Célébrez Samain ! La nature vous offre chataîgnes, feuilles mortes, champignons, mousse pour bâtir un joli autel ! Allumez des bougies ! Laissez rentrer les petits êtres de lumière ! Et pensons aussi à nos êtres chers disparus...
Le Sabbat de Samaïn approche...
C’est le moment où le voile entre les mondes s’amincit, où les frontières s’effacent entre visible et invisible.
Autrefois, les Celtes honoraient leurs morts et les esprits des ancêtres. Ils savaient que cette période n’était pas celle de la peur, mais celle du passage, du renouveau et de la mémoire.
Samaïn, qui signifie littéralement "la chute du soleil", marque la fin d’un cycle et le début d’un autre. En effet, l’été s’éteint, l’hiver s’annonce. La lumière décline, mais la flamme intérieure se rallume.
C’est le Nouvel An païen, une porte entre deux mondes, une transition entre la chaleur des récoltes et l’obscurité fertile de l’hiver.
Les couleurs noires et orangées, les citrouilles, les pommes, les glands et les feuilles mortes rappellent cette alchimie, celle de la mort apparente et de la vie en gestation.
Traditionnellement, Samaïn se célèbre du 31 octobre au soir jusqu’au 2 novembre au soir, parfois précédée de quelques jours de préparation. Trois jours pour honorer les différents plans de l’existence:
- Le 31 octobre est dédié au Petit Peuple (fées, lutins, esprits de la nature). On renouvelle le lien sacré avec la Terre-Mère et ses forces invisibles.
- Le 1er novembre est consacré aux Atrawon, les sages passés dans le Gwenved, le "Monde Blanc" . C’est un jour d’union avec le plan de la conscience éveillée.
- Le 2 novembre est dédié aux morts vivants, non pas les défunts, mais les êtres encore endormis à leur nature spirituelle. Un jour d’introspection et de reconnexion à soi et à l’humanité.
Samaïn est une fête charnière, un espace hors du temps. On y laisse derrière soi ce qui doit mourir pour permettre à la lumière nouvelle de renaître.
Autrefois, les feux sacrés brûlaient pour éloigner les mauvais esprits, et chacun rapportait chez soi des braises pour rallumer le foyer, symbole de purification et de continuité du feu de la vie.
Les repas de Samaïn étaient composés de pommes, de courges, de châtaignes, et de mets offerts aux ancêtres, pour entretenir le lien entre les vivants et les esprits.
Samaïn nous invite à plonger à l’intérieur, à faire le bilan de l’année écoulée et à poser nos intentions pour celle qui s’annonce.
C’est un temps de silence, de gratitude et de transformation.
Que ce passage entre les mondes vous guide vers la clarté, la paix et la renaissance.
Aho !
Nicolas 🥁