16/01/2026
Pourquoi tu cours ?
Le monde fonce, on le constate TOUS.
Et globalement, on s'en plaint TOUS aussi.
Alors pourquoi tu cours aussi ?
Et si nous étions comme ces étourneaux* ? On appelle ce phénomène une "murmuration" (quand j'étais petit, on disait "un mariage d'oiseaux" 🥰)
Chacun réagit instantanément en se calquant sur ses voisins immédiats (sept, dans le cas de cet oiseau, c'est très précis !) Et la nuée se déplace ainsi à tire d'ailes, réagissant de proche en proche, de manière instinctive, grégaire... mais sans vision d'ensemble.
Et comme tu ne ralentis pas, ton propre mouvement alimente celui de tes congénères. Et ça fonce en tous sens, à s'en taper un burn-out.
Pourquoi ces oiseaux agissent ainsi ?
Simple : ils cherchent la même chose que nous : la sécurité.
Eux, la sécurité d'un abri pour la nuit.
Nous, la sécurité logistique, financière, émotionnelle et affective.
Dans les deux cas, l'effet masse joue à plein.
Mais en vrai : as-tu besoin de courir pour être en sécurité ?
Est-ce que ton monde va s'arrêter de tourner si tu ralentis ?
Est-ce que ta survie est menacée si tu prends davantage le temps ?
(Question subsidiaire pour les sportifs: as-tu vraiment besoin de courir pour te détendre ? 🤪 )
Retour d'exp. perso : depuis que je me suis "débranché" du monde de l'entreprise pour vivre au rythme de mon activité de chamane, je revis. Même mon activité physique a changé : je ne cours plus, je marche avec puissance. Je prends le temps de savourer mon environnement, à chaque pas.
Certes, la thune rentre BEAUCOUP moins.
Certes, c'est très inconfortable, pas toujours sécure.
MAIS : je revis. Pleinement, et pour de vrai.
Pour rien au monde je ne voudrais revenir en arrière.
Alors, tu freines un peu, ou bien ?
Bon vendredi !
* : sinon y avait le crossing de gnous aussi, mais je me suis dit que ça ferait moins rêver 😉