02/12/2025
Je l’ai souvent constaté en cabinet en discutant avec les jeunes patients, mais aussi de par notre propre expérience, la loi de 2001 sur l’éducation à la santé et à la sexualité n’est que très peu appliquée par les établissements scolaires. Cette loi prévoit que 3 séances annuelles doivent être dispensées dans les collèges et les lycées (ainsi que les écoles), donc chaque année de la 6ème à la Terminale avec un programme adapté à l’âge du public. Pourtant, nombreux sont les jeunes à n’avoir bénéficié dans le pire des cas, d’aucune de ces séances, au mieux, de 3 heures sur tout leur parcours scolaire (le plus souvent en 3ème). Pourtant, l’adolescence représente les débuts de la sexualité, et tous les questionnements qui vont avec. C’est donc une période cruciale à ce sujet !
Hélas, en l’absence de ces séances d’éducation et d’information, les jeunes se tournent alors souvent vers Internet et le p***o en quête de réponses, et ce de plus en plus précocement. Or, Internet est loin d’être une source toujours fiable et ne parlons pas du p***o qui ne représente pas du tout la sexualité vécue mais n’est qu’une industrie du fantasme et parfois de la violence. En 2025, les choses semblent bouger un peu plus, espérons que cela se poursuive.
Voici la page officielle présentant cette loi, ses enjeux et ses deux programmes (EVAR pour la maternelle et l’école élémentaire et EVARS pour les collèges et les lycées) : https://eduscol.education.fr/2078/connaitre-les-enjeux-de-l-education-la-sexualite #:~:text=Depuis%20la%20loi%20n°,par%20groupe%20d'âge%20homogène.
L’État a été condamné à un euro symbolique pour avoir tardé à organiser les séances d’information et d’éducation à la sexualité à l’école, prévues par une loi de 2001. Malgré la récente publication d’un programme, elles restent très peu appliquées, dénoncent des associat...