21/01/2026
Il arrive un moment, souvent discret, où l’on cesse de fuir le silence.
Plus de musique en fond pour combler.
Plus d’agitation pour éviter de sentir. Plus de projets lancés à la hâte pour ne pas écouter.
Le silence n’est plus un vide à remplir. Il devient un espace à habiter.
Au début, il dérange.
Il met en lumière ce qui fatigue, ce qui doute, ce qui n’a plus de réponses toutes faites.
On découvre à quel point on utilisait le bruit pour tenir debout.
Puis, quelque chose bascule.
On comprend que le silence n’est pas contre nous.
Il ne juge pas.
Il ne presse pas.
Il ne demande rien d’autre que d’être là.
C’est dans ce silence que certaines vérités remontent.
Pas celles qui crient.
Celles qui murmuraient depuis longtemps.
Ce moment où l’on cesse de fuir le silence n’est pas une perte d’élan.
C’est souvent le début d’un retour à soi. Moins spectaculaire. Mais plus juste.
Ce silence est souvent nécessaire pour avancer et passer les épreuves. C'est un socle pour prendre conscience, entrevoir de nouvelles possibilités et contacter ses ressources.
(Crédit Photo : photodange83 Angelique Capron)