14/01/2026
Un regard légèrement décalé sur le côté,
un casque antibruit — rose, évidemment — afin de réduire la surcharge sensorielle,
une tablette pour communiquer de manière alternative et
un hand spinner censé réduire le stress…
Mattel a lancé lundi sa nouvelle Barbie autiste.
"C’est rassurant, parce qu’aux yeux de la société, ça normalise cette particularité",
se réjouit une mère de quadruplés autistes, partenaire de Mattel.
Mais l’initiative n’emballe pas tout le monde :
"J'ai été extrêmement choquée, s’est indignée la présidente de SOS Autisme, Olivia Cattan, sur Franceinfo.
Créer une Barbie autiste revient, selon elle, à
"réduire complètement ce syndrome en quelque chose de marketing".
Cette poupée
"tourne l’autisme en quelque chose de visible [...] et donc en stéréotype",
dénonce une scientifique australienne, mère d’un enfant autiste, qui estime que ce jouet inflige aux enfants
"une bonne manière d’être autiste".
Depuis 2019, Mattel enrichit sa collection "diversité" Barbie Fashionistas avec
des poupées aveugles,
atteintes de vitiligo,
porteuses de trisomie 21,
en fauteuil roulant ou encore
diabétiques de type 1.
Des modèles pas si diversifiés : dans la plus pure tradition Barbie, elles sont toutes démesurément grandes et parfaitement sveltes.