27/03/2026
Hier, j’ai assisté au colloque « Comment se relever après des violences ? »
J’en retiens, avec force, la question de la dissociation, développée par Coraline Hingray.
En clinique du psychotraumatisme, la dissociation n’est ni un flou, ni une faiblesse, ni une incohérence de personnalité.
C’est un mécanisme de survie.
Quand la violence déborde les capacités du psychisme, tout ne peut plus rester lié :
le corps, les émotions, la mémoire, la parole, la continuité de soi.
Alors le psychisme protège comme il peut.
Il met à distance. Il morcelle. Il suspend parfois l’accès au souvenir ou au ressenti.
Comprendre cela, c’est déjà mieux accompagner.
C’est cesser de juger ce qui, en réalité, témoigne d’une tentative extrême de survie.
C’est offrir aux victimes un regard plus juste, plus clinique, plus humain.
Merci à toutes les intervenantes pour la richesse de leurs paroles :
Laura Pignatel dans sa sensibilité,
Rosalie Mann dans sa mobilisation,
Isabelle Steyer dans sa justice,
dans sa réparation,
Pollet dans son impulsion,
dans son courage et sa détermination,
dans son incarnation,
dans sa transmission,
dans sa lecture essentielle de la dissociation,
dans sa protection,
et .salmona dans son éclairage si précieux.
Mieux comprendre les mécanismes du psychotraumatisme,
c’est déjà mieux protéger les victimes.
Et peut-être, un peu, commencer à réparer mieux.
résilience protectiondesvictimes prévention clinique