Stéphanie Godard Coaching

Stéphanie Godard Coaching Accompagnement de support en cancérologie - Confiance et Estime de soi - Pendant et post traitement.

On vous parle de rémission comme d’une bonne nouvelle.Et c’en est une, médicalement.Mais réduire la rémission à une “fin...
13/04/2026

On vous parle de rémission comme d’une bonne nouvelle.
Et c’en est une, médicalement.

Mais réduire la rémission à une “fin” du cancer, c’est passer à côté de ce qui se joue réellement après.

👉🏻Parce que la rémission, ce n’est pas une ligne d’arrivée 🏁.
✅ C’est une phase de transition instable, souvent déroutante, rarement expliquée.

En tant qu’onco-thérapeute spécialisée en psycho-oncologie, c’est précisément à ce moment-là que j’observe le plus de décalage :
👉🏻entre ce que le corps médical annonce
👉🏻 et ce que la personne vit intérieurement

Fin des traitements ne signifie pas fin de l’impact du cancer.

Le corps sort du protocole.
Mais le psychisme, lui, reste traversé par :
☁️ une incertitude durable
☁️ hypervigilance corporelle
☁️ une ambivalence constante (soulagé / insécurisé)
☁️ une phase de décompression, parfois suivie d’une décompensation
☁️ un vide lié à la perte du cadre des soins

Et surtout : une difficulté à retrouver des repères stables.

Ce que beaucoup interprètent comme un “problème” est en réalité un processus psychique attendu en après-cancer.

Mais faute d’être nommé, compris et accompagné, il est souvent vécu dans la solitude.

❌ Non, vous n’êtes pas “censé aller bien” immédiatement après les traitements.
❌ Non, ce que vous ressentez n’est pas incohérent.

✅ C’est une phase à part entière du parcours de soins en oncologie.
Une phase invisible, mais structurante.

Et qui mérite autant d’attention que le reste.

💬 Si vous êtes en rémission ou en après-cancer : qu’est-ce qui a été le plus déroutant pour vous dans cette période ?

10/04/2026
“La gratitude forcée est une violence.”On ne le dit pas assez.Dans le contexte du cancer, demander à quelqu’un de “voir ...
30/03/2026

“La gratitude forcée est une violence.”
On ne le dit pas assez.

Dans le contexte du cancer, demander à quelqu’un de “voir le positif” n’est pas neutre.
⚠️C’est une injonction à la positivité.

Et en psycho-oncologie, on sait qu’une injonction, même bien intentionnée, a un impact direct sur la santé mentale.

👉🏻 Ce que cette injonction impose, en réalité :
🔸 De filtrer ses émotions
🔸 De taire la peur, la colère, l’épuisement
🔸 De se conformer à une image de “patient courageux”
Autrement dit, s’éloigner de soi pour rassurer les autres.

👉🏻 Ce que cela provoque chez les patients :
🔸 Un sentiment de décalage intérieur
🔸 Une culpabilité de ne pas “réussir” à être positif ou de ne pas être “assez positif”
🔸 Une solitude émotionnelle profonde (“je ne peux même pas dire ce que je ressens vraiment”)
Parce qu’en période de traitements lourds et après-cancer, ne pas pouvoir exprimer ce que l’on ressent isole davantage que la maladie elle-même.

👉🏻 La gratitude n’est pas un problème mais elle ne peut exister que si elle est authentique.
🔸 Pas imposée
🔸 Pas suggérée
🔸 Pas attendue
🔸 Pas exigée
Sinon, elle devient un mécanisme de défense. Et parfois, une forme de négation émotionnelle.

👉🏻 En accompagnement, j’observe souvent ceci :
Quand une personne se sent autorisée à déposer :
✅ sa peur de la rechute
✅ sa fatigue
✅ son ambivalence
✅ sa colère
Alors seulement, des mouvements d’apaisement et parfois de gratitude réelle peuvent émerger. Pas l’inverse.

❌ Dire “il faut rester positif face au cancer” peut sembler aidant.
Mais en réalité, cela peut renforcer :
➡️ le sentiment d’incompréhension
➡️ l’isolement psychique
➡️ la difficulté à vivre l’après-cancer

🩶 Changer de posture est essentiel :
🧰 Écouter sans corriger
🧰 Accueillir sans orienter
🧰 Laisser exister les émotions
➡️C’est là que le travail thérapeutique commence réellement.

💬 Et vous ?
Avez-vous déjà ressenti cette pression à devoir être positif pendant votre cancer ou en après-cancer ?

Vous avez déjà eu une de ces pensées… sans jamais oser la dire ?💭 “Pourquoi moi ?”💭 “Je suis fatigué d’être fort.”💭 “Par...
23/03/2026

Vous avez déjà eu une de ces pensées… sans jamais oser la dire ?
💭 “Pourquoi moi ?”
💭 “Je suis fatigué d’être fort.”
💭 “Parfois, j’en veux aux autres.”

➡️Ces pensées existent. Et pourtant, elles sont rarement dites.
Pas parce qu’elles sont anormales. Mais parce qu’elles dérangent.

Lors d’un cancer, dans l’après-cancer et aussi chez les proches aidants, elles ne correspondent pas à l’image attendue :
❌celle de la personne courageuse, positive, qui “tient”.

Alors elles restent à l’intérieur. Et ce qui reste à l’intérieur… prend souvent plus de place. 🩶

Dans ce carrousel, j’ai choisi de mettre des mots sur ces pensées et surtout de vous aider à comprendre ce qu’elles traduisent réellement.
Parce que non, ce ne sont pas des “pensées négatives”.
Ce sont souvent :
✅ des réactions à un choc psychique ;
✅ des signes de fatigue émotionnelle ;
✅ des marqueurs d’un bouleversement identitaire ;
✅ ou encore des tentatives pour faire face à ce qui dépasse.

🧰 Je vous propose aussi un outil simple et concret à faire chez vous : un exercice pour déplier ces pensées et passer de “subir ce qui tourne dans la tête” à comprendre ce que cela dit de vous, ici et maintenant.
👉🏻 L’outil est à découvrir dans le carrousel.

Penser certaines choses pendant la maladie, après les traitements ou quand on accompagne un proche, ne fait pas de vous une mauvaise personne.
Cela mérite d’être entendu. Et parfois, simplement compris autrement.

💬 Est-ce qu’une de ces pensées vous parle ?

Certaines relations n’étaient solides que tant que vous alliez bien.Quand on traverse un cancer, on parle beaucoup du co...
16/03/2026

Certaines relations n’étaient solides que tant que vous alliez bien.

Quand on traverse un cancer, on parle beaucoup du corps 🧠, des traitements 💉, de la fatigue persistante 💤, de la peur de la récidive, de l’après-cancer.
Mais plus discrètement, il y a un autre bouleversement : le déplacement des relations 💬

Au début, l’entourage est souvent très présent 🤝 Les messages. Les attentions. Les “si tu as besoin”.

Puis les traitements s’installent. La fatigue s’installe, les émotions deviennent plus instables 🌊
Vous êtes moins disponible. Moins performante. Moins dans le rôle que vous occupiez avant.

Et là… quelque chose change.

En psycho-oncologie, on observe que la maladie agit comme un révélateur 🔎
Elle met en lumière les dynamiques relationnelles déjà présentes.

Certaines relations étaient construites autour de :
👉🏻votre solidité
👉🏻votre capacité à gérer
👉🏻votre énergie
👉🏻votre rôle de pilier

Quand ce socle vacille, le lien vacille aussi.
Ce n’est pas forcément de la malveillance. Ce n’est pas toujours un abandon conscient.

C’est parfois une difficulté à rester en lien avec la vulnérabilité ❤️‍🩹
Avec la lenteur. Avec l’incertitude que le cancer impose.

Et pour la personne malade ou en rémission, le choc est double : gérer la maladie… et intégrer que certains liens tenaient à votre “fonctionnement”, plus qu’à votre présence.

C’est un constat clinique. Pas un règlement de comptes.

La maladie ne détruit pas toutes les relations. Elle révèle leur architecture 🏗️

Et cette lucidité, même douloureuse, fait partie du travail psychique de reconstruction.
✨ Qui reste quand je ne peux plus être forte ?
✨ Qui supporte ma fatigue ?
✨ Qui accueille mes silences ?

Ce sont des questions centrales dans la reconstruction identitaire après un cancer.
Si cela résonne que vous soyez en traitement, en après-cancer ou proche aidant je vous lis 💬

💬Avez-vous ressenti un déplacement dans vos relations depuis la maladie ?

On peut en parler ici. Sans accusation. Avec maturité.

09/03/2026
Ce que le cancer détruit n’est pas toujours visible. Il détruit : 🔸des certitudes🔸des croyances silencieuses.🔸une forme ...
04/03/2026

Ce que le cancer détruit n’est pas toujours visible. Il détruit :
🔸des certitudes
🔸des croyances silencieuses.
🔸une forme d’innocence biologique.

On ne parle pas assez de ça en psycho-oncologie. On parle des traitements, des effets secondaires, de la fatigue liée au cancer.
Mais moins souvent de la fracture intérieure :
🔹 L’illusion que le corps obéit.
🔹 L’idée que le futur est acquis.
🔹 La croyance que l’effort protège de tout.
🔹 L’insouciance biologique.
🔹 La naïveté relationnelle.

Ce n’est pas du pessimisme. C’est une modification du rapport au réel.
Et cette lucidité peut faire peur parce qu’elle oblige à vivre autrement.

En accompagnement onco-thérapeutique, je travaille souvent cette phase : comment intégrer cette conscience sans s’y enfermer ?

🧰C’est pour cela que je vous partage l’outil du carrousel : 🧠 “Intégrer la lucidité sans s’y enfermer”
Un exercice simple en apparence. Mais profondément structurant :
1️⃣ Ce que le cancer a détruit en moi (une croyance).
2️⃣ Ce que cela a changé dans ma manière de voir la vie.
3️⃣ Ce que je choisis d’en faire aujourd’hui.

🎯L’objectif n’est pas de redevenir “comme avant”. L’objectif est d’éviter deux pièges fréquents en après-cancer :
⚠️ Le déni (“je fais comme si rien n’avait changé”).
⚠️ Le fatalisme (“puisque tout peut arriver, à quoi bon”).

Entre les deux, il existe une posture plus stable : la lucidité intégrée.
En psycho-oncologie, on sait que cette étape est centrale dans la reconstruction identitaire après un cancer.

Alors je vous pose la question et elle est volontairement directe :
👉 Quelle illusion le cancer a-t-il détruite chez vous ?
👉 Et qu’est-ce que cela a changé dans votre manière de vivre aujourd’hui ?

Je vous lis, sans jugement, avec exigence et bienveillance.

Adresse

10 Rue Des Walcourt
Kanfen
57330

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