13/04/2026
On vous parle de rémission comme d’une bonne nouvelle.
Et c’en est une, médicalement.
Mais réduire la rémission à une “fin” du cancer, c’est passer à côté de ce qui se joue réellement après.
👉🏻Parce que la rémission, ce n’est pas une ligne d’arrivée 🏁.
✅ C’est une phase de transition instable, souvent déroutante, rarement expliquée.
En tant qu’onco-thérapeute spécialisée en psycho-oncologie, c’est précisément à ce moment-là que j’observe le plus de décalage :
👉🏻entre ce que le corps médical annonce
👉🏻 et ce que la personne vit intérieurement
Fin des traitements ne signifie pas fin de l’impact du cancer.
Le corps sort du protocole.
Mais le psychisme, lui, reste traversé par :
☁️ une incertitude durable
☁️ hypervigilance corporelle
☁️ une ambivalence constante (soulagé / insécurisé)
☁️ une phase de décompression, parfois suivie d’une décompensation
☁️ un vide lié à la perte du cadre des soins
Et surtout : une difficulté à retrouver des repères stables.
Ce que beaucoup interprètent comme un “problème” est en réalité un processus psychique attendu en après-cancer.
Mais faute d’être nommé, compris et accompagné, il est souvent vécu dans la solitude.
❌ Non, vous n’êtes pas “censé aller bien” immédiatement après les traitements.
❌ Non, ce que vous ressentez n’est pas incohérent.
✅ C’est une phase à part entière du parcours de soins en oncologie.
Une phase invisible, mais structurante.
Et qui mérite autant d’attention que le reste.
💬 Si vous êtes en rémission ou en après-cancer : qu’est-ce qui a été le plus déroutant pour vous dans cette période ?