15/11/2025
Le 13 novembre 2015, alors que Paris bascule dans l’horreur, un message tombe sur le téléphone du commissaire Christophe Molmy, chef de la BRI :
« Il y a des tirs dans Paris. »
À cet instant, il sait.
Il sait que ce n’est pas une intervention comme les autres.
Il sait que cette nuit va marquer la France, et ses hommes, pour toujours.
Avec une quinzaine d’opérateurs, il fonce.
Peu d’informations, beaucoup de confusion.
Mais une certitude : il faut y aller.
Ils s’équipent en silence, prennent les boucliers, et s’engagent.
Dans les couloirs, il fait noir.
L’air est lourd.
Chaque pas résonne comme un choix, comme un engagement total.
Molmy raconte :
« Quand je vois la scène, je comprends que c’est plus qu’une fusillade.
C’est une attaque d’une violence inouïe contre des innocents.
Et pourtant, mes hommes tiennent.
Sans spectacle.
Sans bruit.
Ils avancent pour sauver des vies. »
Ce qu’ils découvrent à l’intérieur, aucun d’eux ne l’oubliera.
Des regards figés.
Des corps immobiles.
Le chaos total…
et au cœur de ce chaos, une mission : protéger, secourir, extraire.
Il poursuit :
« En ressortant, ce qui m’a frappé, c’est la lumière bleue qui se reflétait sur le sol.
Les soldats de l’ombre, collés aux murs.
Aucune gloire… juste le devoir. »
Cette nuit-là,
les hommes de la BRI, du RAID, de la BRI-BAC, de la police,
les pompiers, le SAMU, les anonymes…
tous ont avancé vers ce que personne ne voulait voir.
Pas pour être des héros.
Mais parce que c’était leur devoir.
Aujourd’hui, nous rendons hommage :
🕯️ Aux 132 victimes.
🕯️ Aux survivants.
🕯️ Aux familles brisées.
🕯️ Aux intervenants qui portent encore ces images.
13 novembre 2015 — Nous n’oublierons jamais.