13/02/2026
Prenons exemple sur nos voisins italiens. Leur combat pour la reconnaissance de notre métier d'Ostéopathe et l'encadrement de la formation est un bel exemple pour nous.
🇮🇹 L’Italie finalise la réglementation de l’ostéopathie : quels enseignements pour la France ?
L’Italie achève le processus de reconnaissance de l’ostéopathie comme profession de santé non médicale, engagé depuis 2018. Cet aboutissement, salué par le SFDO, repose sur des choix structurants et assumés qui méritent toutefois réflexion :
🔸 Un champ d’intervention limité aux dysfonctions somatiques de l’appareil musculo-squelettiques NON liées à des pathologies.
🔸 Une formation universitaire de 3 ans, à contre-courant de tout mouvement européen visant à harmoniser la formation des ostéopathes vers un niveau Master.
🔸 Un statut analogue à celui des auxiliaires médicaux en France, sans possibilité d’établir de diagnostic.
🔸 Un encadrement par l’Ordre professionnel des professions techniques, de la réhabilitation et de la prévention.
🇫🇷 En France, le SFDO s’engage pour une régulation adaptée.
Toute évolution possible du statut de l’ostéopathie en France devra d’abord passer par une régulation complète de la profession, notamment de sa formation, par une Autorité publique indépendante (API). En 2025, le ministre de la Santé M. Neuder posait une régulation globale comme préalable “indispensable à une reconnaissance en tant que profession de santé” et évoquait “la mise en place d’une structure indépendante”, en réponse à différentes questions écrites.
➡️ Ce projet doit être la priorité de la profession !
🎯 Le SFDO œuvre depuis 2022 aux côtés de l’Unité Pour l'Ostéopathie pour la création d’une API. En 2025, le syndicat a multiplié les entretiens avec les cabinets ministériels et l’administration. En 2026, la concrétisation de l’API constitue une priorité majeure du SFDO.