07/05/2026
💭 NATURO & PHILO – PENSÉE 🌸
L’épicurisme, une philosophie de l’équilibre.
Et si elle faisait écho à certains principes de la naturopathie ?
Dans le langage courant, une personne épicurienne aime « profiter de la vie » et recherche le plaisir. Parfois, cette vision peut, par ricochet, glisser vers une forme de légitimation de l’excès.
Or, si l’excès peut procurer un plaisir immédiat, il est rarement durable. C’est ce que nous enseigne Épicure : apprendre à discerner nos désirs pour éviter que certains plaisirs ne deviennent sources de souffrance.
L’excès de nourriture, d’alcool ou de certains comportements provoquera davantage de maux que de réels plaisirs : indigestion, surpoids, gu**le de bois ou encore addictions en tout genre.
Voici ce qu’écrit Épicure dans sa Lettre à Ménécée :
« Il faut se rendre compte que parmi nos désirs les uns sont naturels, les autres vains, et que, parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires et les autres naturels seulement. Parmi les désirs nécessaires, les uns sont nécessaires pour le bonheur, les autres pour la tranquillité du corps, les autres pour la vie même. »
Épicure évoque ici trois types de désir. En filigrane, apparaît l’idée de discernement rationnel, que l’on peut rapprocher de la notion de modération.
Alors c’est ok de croquer dans ce burger dégoulinant accompagné de ses frites pleines de sauces ou de savourer cette part de gâteau hyper gourmand ou de boire une p’tite coupe de Champ’ ou… ou… ou… L’important est que cela reste ponctuel et ne devienne pas une habitude. Comme le disait Paracelse : « Tout est poison, rien n’est poison : c’est la dose qui fait le poison. »
L’épicurisme, une philosophie de l’équilibre donc. Une forme de maîtrise de soi. Une recherche d’harmonie qui résonne avec le concept d’homéostasie en naturopathie : cette capacité du corps à se réguler naturellement.
Et si, à travers l’écoute du corps, des ressentis, des déséquilibres, la naturo nous aidait à faire le tri dans nos désirs ? À prendre du recul sur ce que nous vivons, sur ce que nous faisons ? À conscientiser ?
Pour goûter d’autres possibles.