Carole Clech Thérapeute

Carole Clech Thérapeute Possibilité de prise en charge par votre mutuelle. Consultation sur rendez-vous, enfants à sén...

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07/01/2026

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On reproche souvent aux adolescents d’« agir sans réfléchir ». Mais l’impulsivité à cet âge n’est ni un simple problème d’éducation, ni un fatalisme biologique. Hors trouble neurodéveloppemental, elle résulte d’une rencontre complexe entre un cerveau en pleine réorganisation, des transformations hormonales majeures, une histoire psychique qui se remanie, un environnement parfois instable.
Côté cerveau : un moteur puissant avec des freins encore fragiles. À l’adolescence, les circuits émotionnels (limbiques) deviennent très réactifs, alors que le cortex préfrontal — celui qui aide à planifier, inhiber, anticiper — mûrit plus t**divement. D’où : réactions rapides, attirance pour la nouveauté, difficulté à différer le plaisir, tendance à décider « dans l’instant ».
Côté hormones : à la puberté, les hormones sexuelles modifient la sensibilité des circuits cérébraux. La testostérone augmente l'agressivité, la compétitivité, la sensibilité à la récompense, la prise de risque. Œstrogènes et progestérone influencent la régulation émotionnelle, avec des fluctuations possibles d’irritabilité, d’hypersensibilité, parfois d’impulsivité.
Côté psychique : l’acte court-circuite la pensée. Nombre d’adolescents ont du mal à nommer et symboliser leurs émotions. Quand les émotions débordent, l’acte surgit pour calmer, évacuer, tester, appeler. L’impulsivité fonctionne alors comme une protection contre l’angoisse, une tentative de reprise de contrôle, parfois une adresse implicite à l’autre : « vois-moi, aide-moi à me contenir ».
Quand doit-on s’inquiéter ?
- passages à l’acte répétés (auto- ou hétéro-agressifs),
- conduites addictives, troubles alimentaires, mises en danger inconsidérées,
- anxiété, dépression, isolement, idées suicidaires.
L’impulsivité devient alors le symptôme d’une souffrance indicible, pas un simple trait de caractère.
Comment réagir, concrètement ? Se souvenir d’abord que tout adolescent est « épidermique » par nature : une part d’impulsivité fait partie du développement normal ; ce qui doit inquiéter, c’est la répétition, la souffrance, ou la mise en danger. En cas de tension aiguë, l’objectif n’est pas de prendre le dessus : c’est d’abord de faire redescendre l’intensité. En situation de conflit ouvert, ne jamais chercher l’affrontement « à chaud », éviter de crier et d’adopter une position de combat avec réduction de la distance interpersonnelle à moins d’un bras et demi, surtout dans un endroit dangereux (cuisine, balcon, chantier, etc.). S’asseoir et inviter l’ado à faire de même (on ne se bat pas assis), rester calme et s’exprimer doucement. Ne pas chercher à « faire parler » l'ado comme dans un interrogatoire. À froid, l’aider à mettre des mots sur ce qu’il/elle a ressenti (colère, injustice, jugement, etc.). D’une manière générale, donner un cadre clair et sécurisant : la limite contient, elle ne doit pas humilier.

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07/01/2026

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Le pacte narcissique dans la conjugalité : captation, sidération, dépendance
Certaines relations de couple ne se construisent pas sur l’amour, mais sur un pacte narcissique d’asservissement réciproque. Deux sujets se choisissent, non pas pour leur altérité, mais pour la fonction qu’ils occupent l’un pour l’autre : panser une faille ancienne, garantir un narcissisme fragile, éviter la chute intérieure.
Ce qui les lie n’est pas le désir, mais la peur du manque.
I. Clinique : quand le lien amoureux devient une emprise invisible
Une femme, dans la trentaine, vient en consultation pour des crises d’angoisse. Elle ne parle jamais d’elle. Ce qu’elle raconte, c’est lui : ses attentes, ses besoins, ses colères. Elle vit dans une oscillation épuisante entre captation et sidération.
Dans ce couple, chaque geste banal — préparer le repas, choisir un vêtement — est soumis au regard évaluateur de l’autre.
Pas d’insulte explicite.
Pas de cris.
Juste une présence évaluante.
Ce qui la retient n’est pas la peur du conflit, mais la peur de ne plus exister si l’autre détourne son regard.
« Je préfère être mal aimée que ne plus être regardée. »
Dans son histoire, la relation affective n’a jamais été un lieu de repos, seulement un lieu d’exigence :
briller, plaire, mériter d’être retenue.
Elle a appris que pour être aimée, il fallait se rendre utile, disponible, docile.
Son partenaire, lui, ne supporte pas le vide. Toute séparation réactive chez lui une angoisse archaïque d’abandon : s’il n’est plus admiré, il se sent menacé d’effondrement. Pour survivre psychiquement, il a besoin d’une femme-miroir.
L’une veut être vue.
L’autre veut être admiré.
Leur rencontre fait alliance :
elle offre sa disponibilité, il offre son regard.
C’est un marché inconscient :
« Je te donne mon corps et mon temps, tu me donnes une place. »
Le pacte narcissique
Il fonctionne comme ceci :
LUI ELLE
Besoin d’admiration Besoin d’être regardée
Intolérance au manque Peur panique de perdre
Exigence (contrôle) Soumission (effacement)
Pouvoir Dépendance
Chacun nourrit la faille de l’autre.
Chacun est le médicament et le poison.
Ce pacte empêche toute séparation psychique : si l’un change, l’autre s’effondre.
La relation est stable tant qu’elle est asymétrique.
II. Phantom Thread : un film sur l’emprise « raffinée »
Dans Phantom Thread, Paul Thomas Anderson met en scène Reynolds Woodcock (Daniel Day-Lewis), un couturier génial, et Alma (Vicky Krieps), une jeune femme choisie pour devenir muse, objet, matériau.
Ce n’est pas une histoire d’amour.
C’est une histoire de captation.
Reynolds domestique Alma comme il dompte un tissu :
il l’ajuste, la corrige, la rectifie.
Elle devient le prolongement de son narcissisme.
La scène du petit-déjeuner est clinique
Alma coupe son pain trop bruyamment.
Reynolds s’irrite : « Tu détruis ma matinée ».
Ce n’est pas le bruit qui l’insupporte :
c’est qu’elle existe hors de son contrôle.
Dans ce couple, un simple geste autonome est vécu comme une trahison.
Le film montre ce que la clinique révèle :
L’emprise la plus violente est silencieuse.
Pas de cris.
Juste des règles. Des attentes. Des micro-sanctions.
Le sujet capté doute de lui-même et finit par s’auto-censurer.
III. La logique de l’emprise : « sans moi tu n’existes pas »
Reynolds a besoin d’une femme sacrifiée à son œuvre.
Alma veut être la seule qui compte, la seule à pouvoir le nourrir.
Elle découvre que pour reprendre du pouvoir, elle doit le rendre dépendant.
La scène où elle le rend malade pour qu’il ait besoin d’elle — désormais célèbre — montre la forme ultime de ce pacte narcissique :
« J’ai besoin que tu aies besoin de moi. »
Ce n’est plus de l’amour :
c’est un enfermement mutuel où chacun tient l’autre par ses failles.
IV. La question clinique essentielle
Dans ce type de relation, la question fondamentale n’est pas :
« Pourquoi elle reste ? »
mais :
« Que perd-elle si elle part ? »
La séparation n’est pas difficile parce que l’autre est aimable,
mais parce que sans l’autre :
le vide intérieur ressurgit.
V. Le travail analytique : rompre le pacte
Ce travail ne consiste pas à « quitter quelqu’un »,
mais à quitter une place :
ne plus être l’objet,
ne plus être le garant narcissique de l’autre,
retrouver la capacité de vouloir.
La séance où ma patiente dit :
« Je veux exister même quand il ne me regarde pas »
marque le début de la séparation psychique.
La sortie du pacte n’est pas un départ héroïque,
mais un déplacement de désir.
Conclusion
Certaines unions ne sont pas des histoires d’amour, mais des dispositifs de survie narcissique.
Elles ne se fondent pas sur la rencontre de deux sujets, mais sur l’ajustement de deux blessures.
Sortir de ce pacte, c’est accepter de perdre un regard
pour gagner un monde intérieur.

25/06/2025
25/06/2025

Au début des années 1990, pendant le tournage de Madame Doubtfire (1993), Robin Williams demanda à l’équipe de production d’embaucher un petit groupe de personnes issues d’un centre pour sans-abri situé non loin de San Francisco. La demande fut transmise discrètement, par l’intermédiaire de son assistant, et ne fut jamais évoquée publiquement. L’équipe ne comprit pas tout de suite pourquoi, mais un des assistants réalisateurs révéla plus t**d que Robin intégrait souvent ce type de clause dans ses contrats. Il souhaitait que des emplois soient réservés à ceux qui luttaient en marge de la société. L’un des hommes embauchés pour le service traiteur pendant ce tournage déclara plus t**d : « Il me traitait comme si j’avais toujours fait partie de l’équipe. Je servais la nourriture sur le plateau, et chaque jour, il plaisantait avec moi comme si nous étions de vieux amis. »

L’engagement de Robin Williams envers la communauté des sans-abri allait bien au-delà de ces simples clauses contractuelles. Tout au long de sa carrière, il demanda à ce que chaque film qu’il tournait embauche au moins dix personnes sans domicile comme membres de l’équipe. À la fin de sa carrière, ce geste avait permis d’aider environ 1 520 personnes. Il n’en parla jamais en public et ne chercha jamais à en tirer des éloges. C’était simplement inscrit dans ses contrats et discrètement respecté. Ce n’est qu’après sa mort que certains réalisateurs et producteurs commencèrent à en parler.

À la fin des années 1980, après un spectacle de stand-up à New York, on le vit entrer dans un centre d’hébergement non loin de Broadway. Un membre du personnel se souvint de sa venue sans escorte, sans caméra, sans annonce. Il apporta des pizzas, s’assit en tailleur par terre avec les résidents, et écouta. L’un d’eux, ancien ouvrier devenu sans-abri après la fermeture de son usine, déclara que cette soirée changea complètement sa vision des choses. « Il ne nous a pas demandé pourquoi on avait sombré, ni parlé de nos addictions. Il nous a demandé ce qui nous faisait rire quand on était enfants. Qui fait ça ? »

Pendant le tournage de Will Hunting (1997) à Boston, il demanda encore une fois au studio d’offrir des postes temporaires à des personnes sans domicile. Un assistant de production raconta qu’un des machinistes du tournage vivait récemment dans un refuge, et qu’à la fin du tournage, il avait économisé assez pour poser une caution d’appartement. « Robin s’est assuré qu’il puisse rester. Il lui a même acheté un costume pour ses futurs entretiens d’embauche », dit-il.

Beaucoup de dons de Robin étaient faits sous de faux noms. Un centre d’hébergement à Los Angeles découvrit des années après avoir reçu plusieurs chèques anonymes que l’argent venait de lui. Le directeur n’en eut la confirmation que lorsqu’une lettre de remerciement envoyée à une adresse inexistante lui revint, et qu’un employé reconnut l’écriture de Robin sur l’enveloppe, identique à celle d’un autographe qu’il avait signé autrefois. Il voulait que l’attention reste centrée sur les centres, pas sur lui.

Whoopi Goldberg expliqua un jour : « Il ne voulait pas d’applaudissements pour ses actions. Il voulait du concret. » Robin pensait que la gentillesse ne devait pas avoir besoin de public. Lors d’une pause pendant le tournage de Docteur Patch (1998), il visita un refuge en Virginie-Occidentale avec des boîtes de chaussettes propres, de gants et de manteaux chauds. Quand un bénévole lui demanda pourquoi il était venu, il répondit : « Le froid arrive. Et le froid ne demande pas si tu es fatigué. »

Même lors de ses tournées de spectacles ou de ses apparitions télévisées, Robin se promenait souvent dans les quartiers pauvres tôt le matin, avant d’être reconnu. Un agent de sécurité d’un refuge new-yorkais raconta avoir trouvé Robin à la porte arrière, distribuant du café chaud et des sandwichs aux œufs d’un petit restaurant local. Il repartit en silence, se contentant d’un hochement de tête quand l’agent lui demanda pourquoi il était là. « Parce que c’est ici que sont les gens », répondit-il.

Lors d’une conférence de presse pour Fisher King (1991), un film dans lequel il incarnait un homme vivant dans la rue à Manhattan, Robin parla brièvement de ce qu’il avait observé en préparant son rôle : « Ce n’est pas une question de pitié. C’est une question de reconnaître l’humanité de quelqu’un, même quand le monde l’ignore. » Il refusait que la pauvreté soit invisible — à l’écran comme en dehors.

Robin Williams utilisa sa notoriété pour ouvrir des portes aux autres, sans jamais chercher la reconnaissance. Il donna son temps, sa voix et son influence là où cela comptait vraiment, avec discrétion, intention, et une sincère bienveillance. Il savait que le rire pouvait être un moyen de survie, et que la dignité commence souvent par le simple fait d’être vu.

Même dans le silence, il construisait des ponts là où le monde dressait des murs.

25/06/2025

20 ans… 20 ans de mariage aujourd’hui.
Bisous Corine. Merci d’être là, de ne m’avoir jamais lâché la main.

Merci à Victorine, Céleste, Augustin.

Merci à toutes et à tous

L’amour inconditionnel serait un truc bateau, carrément tarte à la crème, s’il n’était pas réellement incarné au quotidien, s’il ne sauvait pas des existences, d’instant en instant, s’il ne réparait pas des vivants, s’il ne redonnait pas confiance en la vie.

Peace and Love à toutes et à tous, dans ce monde qui en a tellement besoin.

25/06/2025

« La vie est bien trop courte pour perdre son temps à se faire une place là où l’on en a pas, pour démontrer qu’on a ses chances quand on porte tout en soi, pour s’encombrer de doutes quand la confiance est là, pour prouver un amour à qui n’ouvre pas les bras, pour performer aux jeux de pouvoir quand on n’a pas le gout à ça, pour s’adapter à ce qui n’épanouit pas.

La vie est bien trop courte pour la perdre à paraître, s’effacer, se plier, dépasser, trop forcer.

Quand il nous suffit d’être, et de lâcher tout combat que l’on ne mène bien souvent qu’avec soi, pour enfin faire la paix, être en paix.

Et vivre. En faisant ce qu’on aime, auprès de qui nous aime, dans un endroit qu’on aime, en étant qui nous sommes, Vraiment ».

Alexandre Jolien

21/04/2025
21/04/2025
21/04/2025
21/04/2025

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La Réole
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