14/04/2026
Parfois, une course ne se passe pas comme prévu… et c’est OK.
Ce dimanche matin sur le trail, le départ est parti trop vite pour moi. Le rythme s’emballe, le chrono s’impose, et très vite je comprends que je vais subir plus que maîtriser. Alors je m’accroche. Pas pour suivre le chrono, mais pour rester présent dans l’effort.
Il y a des jours où le corps rappelle ses règles. Où il faut accepter de ralentir, de composer, d’écouter ce qu’il dit vraiment. Avec la maladie de Crohn, je connais bien ça : l’imprévisible, la fatigue, les moments où tout devient plus compliqué.
Alors j’avance autrement. J’apprends à m’adapter, à gérer, à ressentir.
Et avec le temps j’ai compris quelque chose : ce que certains voient comme une faiblesse peut devenir une vraie force.
Aujourd’hui, chaque kilomètre n’a pas seulement la valeur d’un chrono. Il a la valeur de la résilience.
Parce que quand l’effort devient dur, quand le corps est mis à l’épreuve, je sais écouter, je sais encaisser, je sais tenir.
Ce dimanche matin, je n’ai peut-être pas gagné contre le chrono.
Mais j’ai avancé. Et parfois, c’est déjà une victoire.
À ceux qui traversent une période difficile : ralentir, ce n’est pas abandonner.
C’est parfois la meilleure façon de continuer à avancer.