27/05/2026
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Douze signes infinis qui hantent la Mémoire,
Des archétypes d’étoiles gravés dans le miroir
Du ciel ancien, gardien des temps et des mystères.
Ils tournent dans la nuit, dansent en cercles austères.
Balance, l’éveil de l’ordre, l’œil de la justice,
Maintient l’équilibre entre l’ombre et l’indice.
Elle pèse les âmes, juge l’acte et la pensée,
Main tendue vers la paix, toujours prête à trancher.
Scorpion, venin noir, gardien de la frontière,
Son dard perce le cœur, plonge l’âme en lumière.
Né de la mort, il renaît dans un feu sacré,
Transmutant la douleur en trésor caché.
Capricorne, le sage, escalade la roche,
Solitaire et muet, à la sagesse il s’accroche.
Il bâtit sur le vide, dans le vent des hauteurs,
Son trône de silence, scellé dans les labeurs.
Vierge, éclat de pureté, gardienne des graines,
Elle trie, elle ordonne, elle soigne les peines.
Sous son manteau discret frémit l’intelligence,
Et son âme travaille dans la noble prudence.
Verseau, souffle étrange d’un futur inouï,
Verse sur l’humanité ses rêves enfouis.
Froid mais visionnaire, porteur de renouveau,
Il détruit pour bâtir, fidèle au chaos beau.
Poisson, dernier seuil, dernier chant, dernier flot,
Né des profondeurs, d’un monde sans écho.
Il nage entre deux rives, entre vie et néant,
Et porte dans ses yeux l’absolu du moment.
Bélier, jaillissement, feu premier de la vie,
Brise l’œuf du silence d’un cri qui défie.
Sa toison d’ombre brille sous le sang du combat,
Et fonce tête haute sans douter d’où il va.
Taureau, bête sacrée, enracinée dans l’argile,
Force tranquille ou fureur, mais toujours utile.
Il bâtit, il possède, il aime à l’odeur forte,
Son sang bat avec terre, sa richesse est la porte.
Gémeaux, double visage, parole et illusion,
Marche entre les mondes, semant la question.
Un frère parle en rires, l’autre rêve en silence,
Et tous deux s’échappent dans la mouvance.
Cancer, sombre lune, carapace d’argent,
Il protège et dévore, doux et inquiétant.
Sa maison est un cercle, son amour une étreinte,
Mais gare à sa colère : c’est l’ombre qui se peintre.
Lion, cœur solaire, majesté incarnée,
Né pour régner, pour briller, pour aimer.
Sa crinière de feu flamboie dans le ciel,
Et son rugissement fait taire l’essentiel.
Sagittaire, archer perdu dans son étoile,
Tire ses flèches sans toujours viser la toile.
Il cherche la vérité, mais doute de la route,
Et court, incertain, de conquête en déroute.
Et toi, la Treizième, oubliée des époques,
Cachée dans le silence d’un monde équivoque.
Tu es la matrice, l’axe, le centre et le seuil,
L’Origine et la Fin, le feu sous le linceul.
Tu es l’âme cachée du Zodiaque antique,
La clef oubliée de la roue cosmique.
Tu ne portes pas de nom, ou peut-être cent,
Tu es la treizième, l’invisible Présent.
Le secret des druides