18/05/2026
STILL
𖥸
Ce post est né d’une conversation avec une femme rencontrée depuis peu et que pourtant j’aime déjà profondément .
Une conversation honnête et vulnérable.
De celle que l’on a souvent entre nous les femmes.
Au centre…
Cette peur de vieillir.
Cette peur de devenir « moins ».
Et depuis quelques temps, je n’arrête plus de voir ce sujet partout.
Dans les regards que les femmes portent sur elles-mêmes.
Dans certaines phrases glissées ici & là.
Dans les corps qui s’excusent d’exister.
Dans les ventres qu’on cache.
Les rides qu’on critique.
Les épaules qu’on rentre.
Moi, j’enseigne à des femmes de tous âges.
Des jeunes femmes.
Des mères.
Des femmes de 50, 60, parfois 70 ans.
Et je les regarde souvent se croire moins belles qu’elles ne le sont réellement.
Comme si le monde leur avait appris à se regarder uniquement à travers leur désirabilité.
Et puis il y a les podcasts.
Les vidéos.
Les hommes qui classent les femmes comme des produits frais avec une date de péremption.
Les « une femme vieillit moins bien ».
Les « une femme perd de sa valeur après 30 ans ».
Et le pire, c’est que même quand on croit être libre de ça, ça nous traverse quand même.
Moi aussi.
Très clairement.
À l’aube de la quarantaine, je me surprends parfois à observer mon visage autrement.
À être plus dure avec moi-même.
À sentir cette pression invisible.
Alors ce post n’est pas écrit contre les hommes.
Il est écrit contre ce regard collectif qui apprend aux femmes à se déclarer la guerre.
Dans mes cours, j’essaie exactement de faire l’inverse.
Remettre la femme au centre.
Pas la femme parfaite.
Pas la femme jeune.
Pas la femme performante.
La femme simplement.
L’aider à ressentir son corps autrement que comme quelque chose à corriger.
L’aider à reprendre de la place.
À respirer plus fort.
À bouger sans honte.
À se reconnecter à sa puissance, à sa sensualité, à sa beauté profonde.
Parce qu’une femme n’est jamais plus belle que lorsqu’elle cesse enfin de se réduire pour être aimée.
𖥸
📸 ma déesse, ma mère capturée par la délicatesse de 💜