11/04/2026
C’est facile de manipuler les gens.
Je l’ai découvert il y a environ quinze ans, après avoir étudié le commerce et le marketing.
J’étais bouleversée de voir à quel point j’avais moi-même été influencée par la société et les publicités.
À cette époque-là, j’étais très sensible au regard des autres.
Je jouais le jeu des masques et des apparences, parce qu’au fond de moi je croyais que c’était mal d’être moi.
Être moi activait tout mon système nerveux :
⚠️on va te juger, t’abandonner, te rejeter…
alors réponds aux attentes, calcule ton attitude, c’est plus sûr.
Et puis un jour, comme beaucoup d’entre nous, quelque chose étouffe à l’intérieur.
C’est souvent là que l’être commence à se réveiller.
🪷Il réclame sa place.
Il demande qu’on devienne plus vrai.
Mais c’est facile de retomber dans ce piège.
La société est puissante.
Nos peurs inconscientes aussi.
Alors parfois nous retournons dans cette prison intérieure pour rester convenables, acceptables.
C'est un chemin, il n’y a pas de ligne d’arrivée.
On avance, on apprend, on tombe, on explore… et on revient, encore et encore, vers sa vérité.
Aujourd’hui encore, on nous vend des shampoings Reine des neiges et Spiderman pour devenir des super-héros.
On nous vend des programmes pour devenir plus puissants.
Le message est souvent le même, en filigrane :
tu n’es pas assez.
Deviens plus.
Sois plus belle.
Plus musclé.
Plus productif.
Plus fort.
L'ego blessé adhère.
Ma quête à moi n’est pas de paraître exceptionnelle.
Ma quête, c’est d’être capable de pleurer au fond de mon lit, de manger du chocolat devant Netflix, de me sentir vulnérable… sans me juger. 🪷
Parce que c’est aussi ça la vie.
Parce que c’est aussi ça être humain.
Je ne veux pas faire semblant d’être autre chose que ce que je suis.
Je veux simplement embrasser chaque facette de mon être et leur donner la main sur le chemin.
À mes yeux, la vraie puissance est là.
Dans le fait d’accepter la simplicité.
D’être ordinaire.
D’être une boule à facettes faite de contradictions humaines.
Être capable de sourire à la tristesse comme à l’amour. D’embrasser un SDF sans avoir peur d’être sale. De mettre les mains dans la boue. D’embrasser mes clients même si la société dit : mets de la distance, sois brillante, performe, produis.
Un arbre ne se demande pas s’il est beau.
Il ne se demande pas si ses pommes sont assez bonnes.
Ni s’il doit en faire plus que l’année dernière. Il est.
Ce n’est pas une technique de développement personnel ou un livre qui me l’a rappelé une fois de plus.
C’est un ami attaché à un lit d’hôpital.
Un regard.
Une caresse.
Et dans cette humilité absolue, il m’a rappelé ce que signifie simplement être vivant. 🪷