02/01/2026
J'ai perdu mon sourire plusieurs fois. J'ai parfois cru qu'il ne reviendrait jamais, parce que ma vie a été dure et j'ai dû me battre.
Ça a commencé petite fille, abandonnée par mon père biologique, créant une grande absence de sécurité intérieure, mon mode survie s'est activé dès le départ.
Ça s'est enchaîné au collège quand tous les jours j'avais peur d'affronter les moqueries et les regards seule parce que j'avais honte, je n'en avais parlé à personne.
Puis mon monde s'est effondré quand mon papa, celui qui m'a élevé, est mort brutalement, alors que je n'avais que 13 ans.
J'ai souvent eu envie d'abandonner, j'ai pensé que la vie en avait contre moi. Parce que j'étais gentille et je faisais tout bien, je ne comprenais pas pourquoi la vie s'acharnait et je me sentais impuissante, sans issue pour changer ça et sortir de mes souffrances. J'apprenais simplement à vivre avec.
Je m'étais construite sur du sable mais ça n'était pas encore terminé. J'ai appris à avoir peur de la vie, peur de vivre.
Ma maison a brûlé, et plus il m'arrivait des choses qui ne sont pas sensées arriver, plus je me sentais inadaptée à ce monde et rejetée par la vie elle-même.
Ensuite j'ai perdu d'autres êtres chers, j'ai vu les dégâts du cancer, et j'ai flirté davantage avec mon impuissance. Je me suis sentie démunie, faible, inutile, et me suis détestée davantage.
Quand j'ai pensé que la vie me souriait enfin, l'achat d'une maison, un partenaire pour partager ma vie, nous avons perdu nos jobs et avons fini au RSA avec un bébé à élever.
Mais dans mon esprit c'était devenu normal. Je m'étais accommodée au chaos.. ma vie ne pouvait être rien d'autre que ça. J'avais été banie par le bonheur et la joie.
Tout a vraiment commencé a changer quand j'ai démarré mon activité d'hypnotherapeute, j'ai commencé à guérir, à me détester un peu moins, gagner un peu d'argent et améliorer mon confort de vie.
Mais j'ai fait une énorme dépression, j'ai cru que j'allais en mourir. J'avais peur tous les jours, chaque instant, de ne pas tenir bon, de craquer, de m'écrouler pour de bon.
Et là encore, il a fallu être courageuse. Toute ma vie j'ai dû être courageuse.
Et j'ai eu envie d'abandonner tellement de fois..
Ce qui m'a sauvé, vraiment, c'est de trouver les outils qui respecteraient mes besoins émotionnels et psychologiques : j'avais besoin de comprendre ce qui se jouait en moi pour lâcher prise, j'avais besoin de me sentir en securité avec mes émotions que je voyais comme une menace.
Aujourd'hui, je crois que je suis une survivante.
J'ai appris à me rouvrir, faire confiance à la vie et même m'aimer, rien que ça c'était inespéré.
Je sais que d'autres ont vécu pire que moi, même si j'ai passé ici quelques détails.
Mais pour moi, ce fût horrible. Et c'est pour cela que je ne juge jamais ce que quelqu'un ressent face à une situation qui pourrait sembler banale pour d'autres.
Vous comprenez maintenant pourquoi j'ai fini par devenir une experte en libération émotionnelle et pourquoi accompagner les hypersensibles c'est ce qui m'anime, faire gagner du temps à celles et ceux qui comme moi en ont pris plein la gu**le et qui ne veulent pas se résigner à ne vivre qu'à moitier.
Je ne suis pas juste hypnothérapeute, je suis devenue une experte, et j'accompagne ceux qui se sentent prisonniers de leurs émotions, et qui veulent retrouver leur puissance intérieure et se sentir vivants.
Pourtant, je n'avais jamais pris soin de rencontrer cette part de moi qui était courageuse, ou plutôt qui avait dû, par la force des choses, l'être pour survivre.
Et ces dernières années, j'ai encore dépassé beaucoup de choses, j'ai franchi des caps dans mon entreprise qui m'ont demandé encore du courage, parce que j'avais peur à chaque palier, payer la TVA en réussissant à ne pas augmenter mes tarifs, changer de statut.. d'années en années je devais croire encore un peu plus fort en moi et m'accrocher.
J'ai eût envie d'abandonner, de tout plaquer. Cette part de moi était fatiguée d'être courageuse tout le temps. Et ça aurait été tellement plus simple..
Elle voulait que les choses deviennent faciles, fluides, et faire les choses dans un autre état d'esprit.
Mais mon désir d'aider les autres, transmettre, partager, réussir, est bien plus grand que les peurs et fini toujours par gagner.
Et sans mes outils, je sais que je n'aurai jamais réussi à tenir bon, avancer, prendre des risques, croire en moi et me dépasser encore.
Je ne suis pas plus forte que vous, j'ai juste les bons outils (que j'ai mis des années à acquérir). Grâce à eux je n'ai plus à me battre, juste à m'accueillir.
Aujourd'hui je chérie ma vie, je ne voudrais pas qu'elle soit autrement.
Je ne suis pas mon histoire. Je suis ce que j'ai fini par en faire et le sens que je lui ai donné.
Mes outils m'ont sauvé, mon courage et ma persévérance aussi. Alors aujourd'hui j'honore cette part de moi courageuse, sans laquelle je n'aurai rien réussi.
Ne vous battez plus, accueillez-vous, écoutez vous, apprenez à vous connaître et la vie vous sourira. ❤️
Croyez en vous.